<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971</id><updated>2011-07-08T09:57:40.658+03:00</updated><title type='text'>sauvons l'école publique</title><subtitle type='html'>" si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance " Abraham Lincoln</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>284</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1025420348849419227</id><published>2009-07-07T07:03:00.000+03:00</published><updated>2009-07-07T07:04:28.223+03:00</updated><title type='text'>Un lycéen bloqueur se voit interdire l'accès à la classe terminale</title><content type='html'>LEMONDE.FR | 06.07.09 | 20h40 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tristan Sadeghi vient de finir son année en première économique et sociale au lycée Maurice-Ravel, à Paris. Il est délégué de sa classe, ses notes sont bonnes et ses professeurs contents de lui. Pourtant, et alors que les grandes vacances commencent, son passage en classe de terminale est incertain car Tristan a été un "bloqueur" lors des manifestations lycéennes de février. C'est la raison pour laquelle quand il a souhaité déposer un dossier de réinscription le 16 juin dernier, le personnel a, selon la famille de l'élève, refusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après les parents de Tristan, le proviseur aurait expliqué qu'il souhaitait un engagement écrit de leurs fils de ne plus participer à des activités de blocage. Le père envoie alors un courrier à la direction de l'établissement pour dénoncer une "décision discriminatoire et illégale", car Tristan n'a pas bloqué son lycée tout seul. Le père indique tout de même que "Tristan n’a plus aucune intention de bloquer le lycée et doit se concentrer entièrement sur ses études", mais le proviseur souhaite un engagement écrit de la main de Tristan (voir la lettre du proviseur, publiée sur le site du Nouvel Observateur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi 6 juillet, professeurs, camarades de classes et élus locaux se sont donc réunis devant le rectorat de Paris pour défendre son cas. Danielle Simonnet, conseillère de Paris, déléguée auprès de la maire du 20e arrondissement chargée de la lutte contre les discriminations, de l'intégration, du handicap et du monde associatif, qui assure "bien connaître" Tristan dans un courrier publié sur Internet, a dénoncé une "situation et [une] pression psychologique exercée sur l'élève et ses parents insupportable et inacceptable".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Monde.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1025420348849419227?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1025420348849419227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1025420348849419227' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1025420348849419227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1025420348849419227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/07/un-lyceen-bloqueur-se-voit-interdire.html' title='Un lycéen bloqueur se voit interdire l&apos;accès à la classe terminale'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-8262256176506632114</id><published>2009-07-07T06:59:00.002+03:00</published><updated>2009-07-07T07:03:14.589+03:00</updated><title type='text'>ça chauffe ...</title><content type='html'>Alors que les vacances scolaires approchent, l’éducation nationale solde ses comptes avec ses «désobéisseurs». &lt;br /&gt;Au moment même de l’annonce du départ de Xavier Darcos du ministère de l’éducation, deux d’entre eux ont reçu une convocation devant une commission disciplinaire, les 7 et 9 juillet, et un troisième s’est vu interdire l’accès aux médias «/pour tout sujet ayant rapport avec [ses] fonctions/». &lt;br /&gt;Ils sont presque 3.000 enseignants en France à refuser ouvertement d’appliquer certaines réformes de l’école primaire. Mais, selon l’attitude de leurs inspecteurs, seuls 70 à 80 d’entre eux ont été sanctionnés par des retenues de salaire allant, selon les cas, de dix à trente-six jours. Et parmi eux, les plus médiatisés comme Alain Refalo, auteur en novembre 2008 d’une des premières lettres de désobéissance , sont aussi les plus durement frappés. &lt;br /&gt;Outre la retenue de quatorze jours de salaire et un refus de promotion, cet enseignant de l'école Jules-Ferry de Colomiers, près de Toulouse, est convoqué le 9 juillet dans son académie de Haute-Garonne devant une commission de discipline, composée pour moitié de représentants des syndicats et pour l'autre de ceux de l'administration. Il lui est reproché un refus d'obéir, un manque au devoir de réserve, une invitation à la désobéissance et une attaque publique contre un fonctionnaire de la République. Christian Navarro, de la FSU de Haute-Garonne , y voit la main du ministère lui-même. «/Nous sommes à peu près sûrs que le dossier à charge a été concocté par les services juridiques du ministère/, avance-t-il. /La lecture des charges est assez terrifiante et donne l’impression que l’inspection académique s’est transformée en tribunal militaire mais au final le dossier ne contient pas grand-chose puisque Alain Refalo a fait toutes ses heures de service./» Refusant d’appliquer les deux heures d’aide individualisée, vues comme un «/prétexte à la suppression de milliers de poste du RASED [Réseau d'aide spécialisée aux enfants en difficulté]/», Alain Refalo anime en effet à la place un atelier de théâtre avec ses élèves de CM1. &lt;br /&gt;Contraint au silence A Marseille, Erwan Redon, enseignant à l'école des Convalescents, risque lui la révocation. Il est convoqué le 7 juillet devant une commission disciplinaire, officiellement pour «/insuffisance professionnelle/». Ce «/désobéisseur/» avant l’heure, militant Freinet, est bien connu des services académiques pour refuser toute inspection depuis 2005. Il a déjà été sanctionné de 32 jours de retrait de salaire pour avoir remplacé l’aide individualisée par des ateliers. Autre figure connue de la désobéissance, Bastien Cazals, le très remuant directeur d’école maternelle à Saint-Jean-de-Vedas, dans l’Hérault, s’est vu réduit au silence. Une lettre de son inspecteur d’académie en date du 23 juin, lui «/donne l’ordre de ne plus communiquer avec aucun média pour tout sujet ayant rapport avec [ses] fonctions/». Auteur d’un petit livre publié en mai 2009, /Je suis prof et je désobéis/ , Bastien Cazals avait par ailleurs engagé un recours devant le tribunal administratif contre «/une inégalité de traitement flagrante dans les sanctions/». «/Nous sommes trois enseignants dans mon école maternelle à avoir choisi de faire des activités par petits groupes au lieu de l’aide individualisée et je suis le seul à être sanctionné /[36 jours de retrait de salaire, NDRL]», expliquait-il à l’époque. L’audience devant le tribunal administratif est fixée au 6 juillet. &lt;br /&gt;Le débat se focalise sur la question épineuse de l'obligation de réserve des enseignants . «/M. Cazals est libre de s'exprimer librement en tant que personne mais comme directeur d'école il représente l'institution/», justifie sur le site du Café pédagogique , l'inspecteur d'académie de l'Hérault, Paul-Jacques Guiot.«/On est là dans l’abus de pouvoir/, estime Alain Refalo, à qui est également reproché un manque au devoir de réserve. /Notre devoir de réserve concerne uniquement les élèves, leur travail et problèmes particuliers, pas notre liberté d’expression./» &lt;br /&gt;A l'appel d'un certain nombre d'entre-eux (Bastien Cazals, Isabelle Huchard, Jean-Yves Le Gall, Erwan Redon, Alain Refalo et Josef Ulla), les «désobéisseurs» sanctionnés ou menacés se tiendront le 7 juillet, jour de la commission de discipline d'Erwan Redon, sur la Canebière à Marseille, «/munis d'une pancarte indiquant leur sanction/.»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-8262256176506632114?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/8262256176506632114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=8262256176506632114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8262256176506632114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8262256176506632114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/07/ca-chauffe.html' title='ça chauffe ...'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5594054620040022087</id><published>2009-07-01T16:51:00.000+03:00</published><updated>2009-07-01T16:52:25.541+03:00</updated><title type='text'>Absentéisme enseignant : publiez les vrais  chiffres !</title><content type='html'>L'annonce faite par RTL, reprise ensuite par tous les médias, validée par les propos de Luc Chatel, d'une étude ministérielle qui estimerait qu'un enseignant du primaire sur deux a bénéficié d'un congé de maladie en 2008 est-elle un bidonnage ? Trois éléments penchent en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doute le plus sérieux vient du fait que l'étude reste mystérieuse, RTL ne l'a toujours pas publiée. On n'a donc aucune idée de ce qui a été vraiment décompté et du sérieux de cette enquête. D'autres éléments de doute viennent de l'incohérence entre les chiffres avancés et d'autres données officielles. L'Expresso avait évoqué le rapport sur les performances du ministère. Mais d'autres rapports contredisent les affirmations de RTL. D'abord un intéressant travail de l'Insee sur les congés maladie et accidents dans l'économie française qui établit une loi : "plus le travail est qualifié, moins on s'absente pour cause de maladie ou d'accident". Cette étude fixait un taux moyen d'absence des enseignants à 1,7% pour le primaire et 1,5% pour le secondaire, loin derrière la plupart des professions, par exemple les employés de commerce (3), les ouvriers non qualifiés de l'industrie (4,3). Seuls les ingénieurs et cadres du privé et les cadres de la fonction publique font mieux.  Cette étude a 10 ans d'âge (1998) mais, si les chiffres ont pu évoluer, la logique qui les anime est sûrement encore à l'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a des données beaucoup plus récentes. En présentant la carte scolaire 2009, le ministère a lâché quelques chiffres, preuve s'il en était qu'il les détient. Concernant les enseignants du primaire, la Dgesco affirme que "on constate que sur 10 ans le taux d'absence a augmenté au niveau national 5,98 en 1998-1999 et 7,23% en 2006-2007". Que le taux d'absence ait augmenté n'est pas très étonnant compte tenu du vieillissement de la population enseignante (moyenne d'âge 40 ans). Encore faut-il préciser qu'il concerne tous les motifs d'absence (pas seulement la maladie et on a vu dans le rapport de performance que les motifs administratifs pèsent plus lourds que la maladie). Il s'établit à environ 7% des heures enseignées. Comment avec 7% d'heures avoir "la moitié d"enseignants absentéistes" ??? Précisons quand même que ce taux est très variable d'un département à l'autre, avec parfois des facteurs évidents (on a plus d'absents dans les zones difficiles), parfois non…  Enfin rappelons que le temps de travail des enseignants du second degré a été évalué par la DEPP (ministère) en 2002 : il s'établit à 39h47 en moyenne par semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ces données il ressort quatre constats. Le premier c'est que les enseignants n'ont globalement pas à rougir. Le second c'est que quand un prof est absent c'est une gêne bien réelle pour les familles. La question mérite sans doute mieux qu'une campagne assez basse, des solutions concrètes. Or là-dessus les derniers chiffres du rapport de performances montre que les résultats de Xavier Darcos sont mauvais. Les économies ont touché également le volant de remplaçants et ce ne sont pas leçons de morale qui vont les ressusciter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième constat c'est que les vrais chiffres existent. Ils ont servi à la Dgesco pour établir sa carte scolaire. On peut les compléter avec le suivi détaillé des absences maladies et maternité qui a été lancé en 2004 par le Comité d'hygiène et de sécurité du ministère.  Qu'attend la Dgesco pour les publier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier constat interpelle directement le ministre.  En 1999 Claude Allègre avait fait campagne sur l'absentéisme des enseignants en avançant, par une entourloupe, 12% d'absentéistes. Voilà ce thème revenu à la Une médiatique avec, encore mieux, un prof feignant sur deux. Ou ces chiffres viennent de la rue de Grenelle,  ou ils sont bidons. Il appartient au ministre soit de les confirmer, soit de les démentir, soit d'accepter d'avoir précocement la popularité du ministre précédemment cité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sources : café péda&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5594054620040022087?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5594054620040022087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5594054620040022087' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5594054620040022087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5594054620040022087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/07/absenteisme-enseignant-publiez-les.html' title='Absentéisme enseignant : publiez les vrais  chiffres !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1039232654274250567</id><published>2009-07-01T16:45:00.002+03:00</published><updated>2009-07-01T16:50:58.476+03:00</updated><title type='text'>Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sktpcuis5UI/AAAAAAAAAGo/-hfUNl5NGHQ/s1600-h/20081109Eleves.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 273px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sktpcuis5UI/AAAAAAAAAGo/-hfUNl5NGHQ/s400/20081109Eleves.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353488524310799682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par Chloé Leprince | Rue89 | 09/11/2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants : depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé « Cahier des clauses particulières - Objet : veille de l'opinion ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appel d'offre du ministère de l'Education nationale.Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Article 1 : Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement (« description des prestations ») :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)&lt;br /&gt;    * identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion&lt;br /&gt;    * repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau&lt;br /&gt;    * décrypter les sources des débats et leur mode de propagation&lt;br /&gt;    * anticiper les risques de contagion et de crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair : le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce n'est pas un canular : sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but : faire le point sur “le fichage des enfants”, notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de “très petites écoles” et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pression financière et menaces de fermetures de classes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement : pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité : on me fait venir à l'IUFM ! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes ! ”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mireille, contrairement aux autres, n'a jamais vu son salaire amputé mais raconte que certains directeurs d'école commencent à flancher. Ainsi, cette instit rennaise qui a renoncé à un poste de direction à force de pressions. Ou encore ce courrier de l'inspection d'académie du Lot, que Rue89 s'est procuré, qui menace les directeurs d'école de fermer des classes :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les parents d'élèves prennent le relais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enseignants mobilisés l'assurent : l'avenir de la contestation contre le fichage est dans les mains des parents d'élèves. Samedi, Rue89 a rencontré deux mères et un père, qui avaient fait le déplacement à Paris depuis l'Ille-et-Vilaine et le Lot. Extraits :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mathilde : “Ça fait quatre ans que base élèves existe en Ille-et-Vilaine. Que sont devenues les informations enregistrées avant que le décret ne vienne modifier les champs du fichier, comme par exemple la nationalité, le lieu de naissance ou la catégorie sociale ? Le ministère refuse d'apporter la preuve de la destruction de ces fichiers.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maryline : “L'Etat utilise l'obligation scolaire à partir de six ans pour ficher toute la population. Mais pourquoi ma fille de trois ans devrait-elle avoir un matricule et rendre des comptes à la société ? Parce que je le refusais, on m'a menacée de refuser d'inscrire ma fille.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe : “Les modalités ont été si différentes d'un département à l'autre voire d'un canton à l'autre, que ça a renforcé notre suspicion. Même s'ils ont supprimé des champs, ce fichier existe, et personne ne peut nous répondre sur ce qu'il va devenir.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Le premier constat des saisies des élèves fait apparaître une diminution de l'ordre de cinq cents élèves par rapport à l'an dernier. Je rappelle que le constat arrêté au niveau académique et national sur lequel s'appuiera le travail de préparation de rentrée, notamment pour les suppressions et créations d'emplois, est celui de la base élèves. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christophe, lui, promet de tenir bon. Directeur dans la Vienne, il avait pris contact avec Rue89 il y a plusieurs semaines mais hésitait à s'exprimer au grand jour (même s'il est syndiqué). Comme d'autres, il a subi des pressions. Par oral, on l'a menacé de sanctions de l'ordre d'une journée de salaire retenue par journée réfractaire. Sachant qu'il n'a pas flanché depuis la rentrée de septembre, la fronde commençait à peser cher : Christophe, six ans au compteur, gagne 1700 euros par mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement,la pénalité sera la même que pour les autres : un trentième par lettre d'injonction. Sorti de l'anonymat, il espère mobiliser à nouveau :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « La base-élèves et le numéro d'immatriculation des enfants sont devenus des sujets tabous. Quand on en parle, on dirait que les collègues ne sont pas fiers, ils préfèrent regarder ailleurs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écho, Jean, pour qui les menaces verbales se sont transformées en retenue d'un trentième par injonction écrite, s'interroge : “comment la profession a pu basculer là-dedans ? ”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    En juin, Darcos a parlé à l'Assemblée de « fichier liberticide ». Depuis, ils disent qu'ils sont revenus en arrière en supprimant certains champs. Mais c'est un écran de fumée, car ce que nous avons fini par comprendre, c'est que c'est le numéro d'identifiant qui est le plus problématique. On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes ! »&lt;br /&gt;Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo : Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire de Distre en juin 2008 (Stephane Mahe/Reuters).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1039232654274250567?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1039232654274250567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1039232654274250567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1039232654274250567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1039232654274250567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/07/education-220-000-euros-par-pour.html' title='Education : 220 000 euros par an pour surveiller l&apos;opinion'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sktpcuis5UI/AAAAAAAAAGo/-hfUNl5NGHQ/s72-c/20081109Eleves.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4108313319877054898</id><published>2009-05-31T07:54:00.001+03:00</published><updated>2009-05-31T07:56:49.429+03:00</updated><title type='text'>Appel des syndicats de l'éducation contre les mesures de Sarkozy</title><content type='html'>PARIS (Reuters) - Plusieurs syndicats d'enseignants, lycéens et parents d'élèves ont signé samedi un appel à une autre politique de lutte contre la violence dans les établissements scolaires, deux jours après les annonces de Nicolas Sarkozy sur ce thème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les établissements d'éducation doivent avant tout rester des lieux de confiance, d'apaisement et de sérénité", écrivent neuf syndicats dans cet appel commun rédigé à Saint-Etienne, à l'occasion du congrès national de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est une façon de répondre de manière unitaire à tout ce qui a été dit sur la sécurité dans l'école", a expliqué à Reuters Alix Nicolet, présidente de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le ministre sait que la fouille des cartables est impossible à mettre en place et ne règlera rien; il sait que la création d'une brigade volante d'intervention n'a aucun sens; il sait que vouer aux gémonies les parents dits 'démissionnaires' n'est pas une solution", énumèrent les signataires de l'appel (Fidl, UNL, FCPE, Unsa Education, FERC-CGT, Snes, Unef, SGEN-CFDT, FSU).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rien ne peut remplacer les rapports humains, l'éducation, la prévention, toutes choses que les portiques et les caméras de vidéosurveillance ne sont pas en mesure d'apporter", affirment-ils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi, Nicolas Sarkozy a annoncé plusieurs mesures à la suite d'une série d'incidents médiatisés dans les établissements scolaires. Les chefs d'établissement et leur personnel d'encadrement seront habilités à fouiller cartables et sacs des élèves à la recherche d'armes éventuelles et à la saisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef de l'Etat a évoqué le développement de la vidéosurveillance dans les établissements scolaires et son ministre de l'Education nationale Xavier Darcos l'installation de portiques de détection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les agressions de personnels de l'Education nationale sont inadmissibles. Les intrusions de bandes armées de battes de base-ball dans un établissement sont intolérables", peut-on lire dans l'appel syndical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Néanmoins, il ne s'agit pas des formes les plus fréquentes de violence perpétrées dans les écoles et les établissements scolaires. Les agressions commises avec arme contre les personnels de l'Education nationale sont heureusement rarissimes (10 cas recensés depuis 2007)."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les auteurs du texte, la politique de l'éducation du Président depuis son élection a favorisé le développement de la violence à l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Par bien des aspects la politique suivie renforce les phénomènes de violence: désectorisation, suppressions de dizaines de milliers de postes d'enseignants et de personnels vie scolaire, déstabilisation des équipes, dégradation des conditions de travail et d'étude, insuffisance du dialogue avec les parents..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clément Guillou, édité par Mathilde Gardin, le Monde.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4108313319877054898?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4108313319877054898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4108313319877054898' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4108313319877054898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4108313319877054898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/appel-des-syndicats-de-leducation.html' title='Appel des syndicats de l&apos;éducation contre les mesures de Sarkozy'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-600071911303120168</id><published>2009-05-29T15:39:00.001+03:00</published><updated>2009-05-29T15:39:57.731+03:00</updated><title type='text'>M. Sarkozy veut "sanctuariser les établissements scolaires"</title><content type='html'>LE MONDE | 28.05.09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous devons sanctuariser les établissements scolaires." Après avoir énuméré les incidents des dernières semaines, Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 28 mai, en fin de matinée à l'Elysée, une série de mesures, qui reprennent les propositions du ministre de l'éducation Xavier Darcos, à l'exception des sanctions financières infligées aux parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'entends les bonnes consciences qui crient au scandale quand le ministre de l'éducation nationale propose d'installer des portiques de sécurité à l'entrée des établissements. Bien sûr qu'il est regrettable d'en arriver là. Mais comment agir autrement dans un tel contexte. Attendre que l'irréparable se produise ?", a déclaré M. Sarkozy, citant les 17 morts de Winnenden en Allemagne en mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;184 établissements parmi les plus sensibles vont faire l'objet d'un "diagnostic de sécurité à l'issue duquel seront adoptées toutes les mesures nécessaires", qu'il s'agisse de l'installation de portiques ou de mesures de vidéo-surveillance. L'idée est de faire du cas par cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Sarkozy estime que "les personnels de direction et d'encadrement [des établissements scolaires] devront à l'avenir disposer des moyens de s'assurer que les élèves ne transportent pas d'armes. A cette fin, ils recevront une habilitation spécifique qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs". La fouille des cartables nécessite selon les juristes une modification de la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'y ajoute le durcissement de la répression : l'intrusion dans un établissement scolaire ne sera plus une infraction, mais un délit. Les violences contre un agent de l'éducation nationale constitueront à l'avenir des circonstances aggravantes, également lorsqu'elles se produisent à l'extérieur de l'établissement. Enfin, les établissements scolaires sont invités à avoir un "policier référent" dans le commissariat voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CRITIQUES POUR "MAM"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce plan s'inscrit dans un plan de lutte global, contre l'insécurité, alors que la délinquance repart à la hausse. M. Sarkozy, qui a assis son crédit politique sur la lutte contre la délinquance, se livre à une critique à peine voilée des résultats obtenus par sa ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie : "Il faut tout autant dire la vérité quand surviennent des évolutions moins favorables. Les résultats de ces derniers mois contrastent avec l'évolution observée depuis sept ans."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les crimes et délit ont augmenté de près de 4 % en mars, d'un peu plus de 2 % en avril. "Les chiffres de mai ne seront sans doute pas très bons", a affirmé M. Sarkozy qui estime que "la priorité, aujourd'hui, c'est la reconquête des quartiers sensibles".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef de l'Etat veut se concentrer sur vingt-cinq quartiers, dont vingt-et-un en région parisienne, qui sont "rongés par la délinquance, le trafic de drogue et le trafic d'armes". "Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je veux que se multiplient immédiatement les opérations coups de poings".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Sarkozy propose la création d'une police d'agglomération, d'abord en région parisienne. Le préfet de police de Paris aura la responsabilité de la sécurité de la capitale mais aussi la petite couronne. Il demande à ce que 200 fonctionnaires de police en plus soient affectés en Seine-Saint- Denis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Sarkozy demande la constitution d'un groupe de travail pour lutter contre le trafic d'armes. Il veut que tous les services de l'Etat marchent mais dans la main, y compris le fisc et les douanes. Pour le chef de l'Etat, "il n'y a pas à mes yeux de secret professionnel qui tienne, entre services de l'Etat, lorsque la sécurité des Français ou celle de l'Etat est en jeu". Il demande l'accélération du rapprochement police-gendarmerie. "J'ai voulu cette réforme et j'entends qu'elle soit menée à son terme, Madame la ministre, dans les plus brefs délais." Michèle Alliot-Marie est prévenue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-600071911303120168?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/600071911303120168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=600071911303120168' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/600071911303120168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/600071911303120168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/m-sarkozy-veut-sanctuariser-les.html' title='M. Sarkozy veut &quot;sanctuariser les établissements scolaires&quot;'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3453433806032809731</id><published>2009-05-29T15:37:00.000+03:00</published><updated>2009-05-29T15:39:03.704+03:00</updated><title type='text'>Violences scolaires : "Il faut stabiliser les équipes"</title><content type='html'>"L'école doit être sanctuarisée", a réaffirmé, mercredi 27 mai, Xavier Darcos, qui recevait, "dans le cadre de la lutte contre l'introduction d'armes dans les établissements", les représentants des fédérations de parents d'élèves, des collectivités locales et ceux des chefs d'établissement. A cette occasion, le ministre de l'éducation a repris l'ensemble de ses propositions formulées depuis l'agression au couteau, le 15 mai, d'une enseignante par un collégien de 13 ans au collège François-Mitterrand de Fenouillet (Haute-Garonne).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Darcos prône notamment l'installation de portiques de détection de métaux à l'entrée de certains établissements, la création auprès des recteurs d'une "force mobile d'agents assermentés" et la possibilité juridique pour les personnels de fouiller les sacs des élèves. Ces propositions ont déclenché un tollé dans le monde enseignant, et des prises de position critiques de la part de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, et du haut-commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse, Martin Hirsch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eric Debarbieux, professeur à l'université de Bordeaux-II et directeur de l'Observatoire international de la violence à l'école, répond à nos questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence en milieu scolaire est-elle en augmentation en France ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tendance, depuis une dizaine d'années, est qu'il n'y a pas d'augmentation globale de la violence à l'école, mais une augmentation inégale, statistiquement concentrée sur les lieux d'exclusion sociale. L'essentiel consiste en "petites" violences répétées, qui ne font pas l'actualité mais sapent le moral de tous. On constate aussi, parmi l'ensemble des faits de violence, une forte augmentation de ceux visant les adultes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années, dans nos propres enquêtes dans les établissements "sensibles", cette dégradation de la relation aux adultes est patente. Les statistiques 2005-2006 du ministère de l'éducation, les dernières issues de plusieurs années d'utilisation d'un même outil de signalement, faisaient état d'une augmentation de 7% en un an des incidents touchant les enseignants, et de 25 % depuis 2003 des incidents touchant les personnels de surveillance et les conseillers principaux d'éducation (CPE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand M. Darcos a suggéré de mettre en place des portiques détecteurs de métaux dans certains établissements, M Hirsch a dit qu'il était contre "transformer les écoles en aéroports". Certains se moquent de ce genre de proposition…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'en moquer ? Certainement pas. Préférerait-on l'immobilisme ? Mais il est vrai qu'en France, sous le coup d'un certain affolement, des "solutions" comme la vidéosurveillance ou des détecteurs sont réclamées à cor et à cri. La moindre des précautions avant de les adopter serait d'examiner leur efficacité. L'effet des détecteurs à l'entrée des établissements a été évalué, entre autres, par une enquête du FBI. Contrairement à la légende, ces détecteurs ne sont présents que dans moins de 1 % des écoles américaines (d'après le rapport annuel "Indicators on Crime Safety" en 2006). Les effets pervers en sont bien connus : ressentiment montant des élèves, sentiment de mépris, éventuellement renforcé par la fouille des cartables, et, finalement, augmentation de la violence antiscolaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Darcos a aussi suggéré la création d'une "force mobile" intervenant "sur des missions de prévention et de contrôle" et pouvant opérer des fouilles d'élèves…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fouilles systématiques sont un des moyens les plus sûrs d'augmenter la violence. Quant à l'intervention ou la présence d'une "force", de nature policière ou non, tout dépend de son style. Si c'est, par exemple, une vraie police de voisinage, en lien avec les établissements, les habitants, les jeunes eux-mêmes, alors oui, il y a des expériences très concluantes, comme à Toronto, au Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque gouvernement, après un fait dramatique, annonce son plan contre la violence à l'école. M. Darcos parle aujourd'hui de "sanctuariser l'école"…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi de nouveau ? Gilles de Robien, le précédent ministre, en parlait en 2006… comme l'avait fait François Bayrou en 1993. Cette notion se fonde sur une fausse évidence : la violence viendrait de l'extérieur. D'où une logique de clôture de l'espace scolaire. Pourtant, qu'on le veuille ou non, la relation pédagogique – un mot devenu imprononçable en France – est au cœur du problème ! Par ailleurs, l'importance de la stabilité des équipes pour la protection des élèves et des personnels est une constante dans la recherche internationale. Or, notre système de recrutement des personnels de l'enseignement secondaire est une catastrophe. Elle se traduit par l'envoi en masse de jeunes débutants, non ou peu formés, dans des établissements sensibles dont ils n'ont qu'une idée : en partir. La manière dont est cogérée la nomination de nos enseignants est insensée. J'avoue en avoir assez de le répéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la formation à la gestion du stress, à la dynamique de groupe, à la prise de parole, au travail en équipe doit accompagner, à égale dignité, leur formation disciplinaire. Mais en France le débat est tellement masqué par l'idéologie que les avancées sont fort lentes, comme si la lutte contre la violence à l'école devait être "de droite" ou "de gauche". Il est triste qu'elle soit un enjeu électoral.&lt;br /&gt;Propos recueillis par Luc Cédelle, Le Monde&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3453433806032809731?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3453433806032809731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3453433806032809731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3453433806032809731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3453433806032809731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/violences-scolaires-il-faut-stabiliser.html' title='Violences scolaires : &quot;Il faut stabiliser les équipes&quot;'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-731013985195482962</id><published>2009-05-29T15:34:00.002+03:00</published><updated>2009-05-29T15:36:34.986+03:00</updated><title type='text'>Violence à l'école : il y a treize ans, Sarkozy prônait le contraire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sh_WtxvNmhI/AAAAAAAAAGg/gFgp71-Ufsg/s1600-h/RueBandeau.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 80px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sh_WtxvNmhI/AAAAAAAAAGg/gFgp71-Ufsg/s400/RueBandeau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5341223765018515986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par Chloé Leprince, rue 89&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le rétro avec l'INA&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux mois, Xavier Darcos multiplie les prises de positions sur la sanctuarisation de l'école face à la violence. Avant lui, François Bayrou, avait déjà enfourché ce cheval. En 1996, amorçant vidéosurveillance et portiques de sécurité contre la violence scolaire, le ministre de l'Education d'alors affirmait vigoureusement sa volonté de « refaire de l'école un sanctuaire » [2].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, dans les soutes de l'Ina, on trouve une interview de Nicolas Sarkozy qui date de 1996. Et, il y a treize ans, ce dernier reprend à la volée François Bayrou, ne cachant pas son scepticisme… pour une politique qu'il inspire justement aujourd'hui ! (Voir la vidéo)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sanctuaire », c'est pourtant le terme qu'utilisaient Darcos et Alliot-Marie le 2 avril, lorsque tous deux vantaient (encore à l'unisson à l'époque) leur plan anti-violence scolaire. C'est une interview accordée au Parisien [3] qui fait date en la matière. Voici MAM dans le texte à l'époque :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Ce qui compte, c'est la philosophie de cette nouvelle démarche : l'école doit être un sanctuaire de sécurité, où les parents sont sûrs que les enfants sont protégés, et les adultes aussi. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Xavier Darcos, dans la foulée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    « Avec le président de la République, il nous est apparu que l'établissement scolaire ne peut en effet plus seulement être un lieu protégé par ses règles internes (le règlement intérieur) puisqu'il se trouve confronté à un phénomène récent, celui de la violence importée. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi à l'Elysée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt-quatre heures avant le rendez-vous à l'Elysée sur la sécurité à l'école, fixé jeudi par Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos recevait ce mercredi des représentants des collectivités locales, des chefs d'établissement et des parents d'élève. Malgré les tacles [4] de Michèle Alliot-Marie le week-end dernier, le ministre de l'Education nationale a maintenu dans les grandes lignes [5] ses objectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut citer, par exemple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * des portiques de sécurité pour détecter des armes dans des établissemets ciblés&lt;br /&gt;    * la fouille des sacs des élèves à l'entrée par les chefs d'établissements qui deviendraient « officier de police judiciaire »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos entend même maintenir la « force d'agents mobiles », rebaptisée « brigades de la paix scolaire », contre laquelle Michèle Alliot-Marie s'est récemment élevée [6].&lt;br /&gt;Déjà, en 1996, la surmédiatisation…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aurez noté au passage sur la vidéo qu'en 1996, Nicolas Sarkozy s'élevait aussi sur la surmédiatisation des faits de violence scolaire. Une critique que bon nombre d'opposants adressent justement à l'exécutif qui multiplie les prises de positions sur le sujet à chaque fait divers depuis le début de l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est par exemple ce que soulignait Bernard Girard, enseignant-blogueur et riverain assidu de Rue89 [7], qui dénonce l'instrumentalisation [8] de faits épisodiques au bénéfice d'un discours sécuritaire plus vaste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-731013985195482962?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/731013985195482962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=731013985195482962' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/731013985195482962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/731013985195482962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/violence-lecole-il-y-treize-ans-sarkozy.html' title='Violence à l&apos;école : il y a treize ans, Sarkozy prônait le contraire'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sh_WtxvNmhI/AAAAAAAAAGg/gFgp71-Ufsg/s72-c/RueBandeau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-545014525787854230</id><published>2009-05-29T15:33:00.001+03:00</published><updated>2009-05-29T15:33:35.805+03:00</updated><title type='text'>28 000 postes de fonctionnaires supprimés en 2008</title><content type='html'>LEMONDE.FR avec AFP | 27.05.09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat, un axe essentiel de la politique gouvernementale vivement contesté par les syndicats, a été plus importante que prévu, avec 28 000 équivalents temps pleins supprimés en 2008, contre près de 23 000 initialement programmés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouveaux chiffres risquent de jeter de l'huile sur le feu, alors que la défense du service public et de l'emploi public face à la crise fait partie des revendications des huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et UNSA), qui depuis janvier appellent à des journées d'action et de manifestations, notamment le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai et le 26 mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réduction du nombre de fonctionnaires est un axe essentiel de la politique de Nicolas Sarkozy pour réduire les dépenses publiques, avec pour objectif de revenir "au même nombre de fonctionnaires qu'en 1992", quand François Mitterrand était président. Pour 2009, le gouvernement a prévu dans son budget de supprimer 30 627 postes de fonctionnaires d'Etat, et a déjà annoncé un objectif de 34 000 suppressions de postes pour 2010.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-545014525787854230?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/545014525787854230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=545014525787854230' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/545014525787854230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/545014525787854230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/28-000-postes-de-fonctionnaires.html' title='28 000 postes de fonctionnaires supprimés en 2008'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1732522064757821354</id><published>2009-05-26T06:43:00.001+03:00</published><updated>2009-05-26T06:45:31.629+03:00</updated><title type='text'>Du réseau unique à l’existence possible d’antennes :</title><content type='html'>Le SE-UNSA est le seul syndicat à avoir déposé un amendement visant à modifier le projet de texte qui figeait l’organisation des RASED en un réseau unique de circonscription. Pour le SE-UNSA la nouvelle rédaction permet l’existence d’antennes RASED, notamment en milieu rural, là où les distances entre les écoles sont importantes. Il s’agit pour le SE-UNSA de garantir une proximité d’action et une meilleure couverture du territoire. Le secteur d'intervention des personnels doit être suffisamment limité pour permettre une véritable efficacité pédagogique : tout élève en difficulté doit pouvoir bénéficier des aides nécessaires, dans le cadre du service public d’éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet amendement a reçu un accueil favorable des services du ministère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le SE-UNSA a également insisté pour que le texte mentionne que l’implantation des emplois ainsi que les secteurs d’intervention soient débattus en CTP, et que les frais occasionnés lorsque les personnels sont appelés à se déplacer soient prévus lors de l'implantation de ces emplois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère  a fait évoluer le texte en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sources : SE UNSA&lt;br /&gt;Les heures de synthèse du Rased ont encore fait débat…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 29 avril, le SE-UNSA, le Snuipp-FSU, et le Sgen -CFDT ont adressé une lettre à Xavier Darcos 2009 lui demandant de respecter le principe des trois heures de coordination et synthèse spécifiques aux RASED dans la nouvelle circulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, le SE-UNSA pour sa part, a déposé aussi un amendement visant à mieux prendre en compte ces trois heures de synthèse et de coordination. Les enseignants des RASED doivent pouvoir assurer le travail d’analyse et de suivi des élèves en difficulté d’une part  et le travail avec leurs collègues d’autre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s’il ne nie pas la spécificité des missions, le ministère n’entend pas déconnecter les enseignants spécialisés du décret de juillet 2008 qui s’applique à tous les personnels du premier degré. Dans ces conditions, la ventilation de trois heures fixes par semaines devient impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons quand même obtenu une rédaction qui permette les 3H en moyenne sur l’année scolaire, ce qui conduira les personnels à faire des choix notamment dans les animations pédagogiques de circonscription.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une diminution inquiétante des départs en formations spécialisées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le SE-UNSA a dénoncé la diminution des départs en stage de formation pour la rentrée prochaine. Nous avons demandé qu’une enquête précise soit menée en urgence auprès de tous les départements afin d’obtenir des départs en stage là où il le faut. Pour le SE-UNSA c’est le fonctionnement et l’efficacité des RASED dans un proche avenir qui sont gravement menacées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le groupe de travail sur la difficulté scolaire doit se réunir « une dernière fois » le 15 juin prochain, avant une présentation de la nouvelle circulaire au CSE du 18 juin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1732522064757821354?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1732522064757821354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1732522064757821354' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1732522064757821354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1732522064757821354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/du-reseau-unique-lexistence-possible.html' title='Du réseau unique à l’existence possible d’antennes :'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4676052798965124574</id><published>2009-05-25T17:21:00.000+03:00</published><updated>2009-05-25T17:22:17.839+03:00</updated><title type='text'>COMMUNIQUE du Mouvement des enseignants en résistance</title><content type='html'>collectif des désobéisseurs de la Haute-Garonne  Un enseignant à nouveau sanctionné en Haute-Garonne ! Christian Borgetto, enseignant à l'école Jean Rostand de Nailloux (31) était convoqué mardi 19 mai à 18h à l'Inspection Académique de la Haute-Garonne.&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;Membre actif de l'ICEM (Institut de Coopération de l'Ecole Moderne, pédagogie Freinet), il est entré en désobéissance pédagogique ouverte dès le mois de novembre 2008 en signant une lettre collective de désobéissance adressée à son inspecteur. Soutenu par une centaine d’enseignants et de parents qui se sont rassemblés aux portes de l’Inspection Académique, Christian Borgetto, accompagné par cinq représentants syndicaux, a été reçu par l’inspecteur d’académie adjoint Christian Wilhem pendant plus d’une heure. L’administration a décidé de lui retirer un jour de salaire par semaine à compter du 29 avril pour le motif de ne pas appliquer réglementairement le dispositif de l’aide personnalisée, deux heures par semaine, le mercredi matin. Sur ce temps-là, Christian Borgetto prend l’ensemble des élèves et met en place des dispositifs coopératifs pour aider les élèves en difficulté. Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s’élève contre les accusations de sectarisme proférées par l’administration à l’encontre d’un enseignant dévoué, compétent et expérimenté, membre actif d’un mouvement pédagogique reconnu, et qui a le soutien entier des parents d’élèves de sa classe. Il dénonce l’immobilisme et l’incompétence de l’Inspection Académique, incapable d’entendre et de comprendre les motivations professionnelles et pédagogiques qui ont amené Christian Borgetto comme des dizaines d’enseignants du primaire sur le département, et des milliers dans toute la France, à entrer en désobéissance ouverte tout en effectuant l’intégralité de leur service.  Alors que les enseignants désobéisseurs ont reçu dimanche dernier, sur le plateau des Glières, le soutien public des anciens Résistants Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, ils réaffirment que cette répression disproportionné e n’entamera pas leur détermination à œuvrer pour un service public d’éducation digne de ce nom.  Ils appellent les enseignants du primaire à poursuivre la résistance pédagogique pour faire échec aux lois et décrets scélérats qui déconstruisent l’école publique et laïque de ce pays. Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’écolehttp://resistancepe dagogique. blog4ever. com/blog/ index-252147. html  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Contact : 06 61 58 10 55&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4676052798965124574?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4676052798965124574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4676052798965124574' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4676052798965124574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4676052798965124574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/communique-du-mouvement-des-enseignants.html' title='COMMUNIQUE du Mouvement des enseignants en résistance'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2452148475320927992</id><published>2009-05-25T17:20:00.000+03:00</published><updated>2009-05-25T17:21:04.398+03:00</updated><title type='text'>petit message du collègue André O.</title><content type='html'>Chers collègues et amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Monde 2 publie cet article de Pierre Assouline sur le décret&lt;br /&gt;scélérat du 16 avril dernier. Je rappelle que, si ce texte est&lt;br /&gt;appliqué, la Catho pourra ouvrir des masters enseignement et former&lt;br /&gt;de futurs enseignants du public (soit l'inverse de la situation&lt;br /&gt;actuelle). C'est ce qui avait amené Caroline Fourest à titrer un&lt;br /&gt;article dans le Monde quotidien : "Le prêtre formera l'instituteur" .&lt;br /&gt;Bien cordialement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André OUZOULIAS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IUFM de Versailles - Université de Cergy-Pontoise&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2452148475320927992?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2452148475320927992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2452148475320927992' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2452148475320927992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2452148475320927992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/petit-message-du-collegue-andre-o.html' title='petit message du collègue André O.'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5551084211785339865</id><published>2009-05-25T17:19:00.001+03:00</published><updated>2009-05-25T17:20:13.916+03:00</updated><title type='text'>Non au coup de force gouvernemental ! L’Université ne se laissera pas humilier</title><content type='html'>Appel de la Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE), 22 mai 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La mobilisation des formateurs dans les UFR et les IUFM a permis de faire reculer le gouvernement, principalement sur les échéances. Mais aujourd’hui, il prépare un coup de force pour promulguer avant l’été les décrets modifiant le recrutement des enseignants. Sans attendre la fin des travaux de la « commission de concertation », dont le rapport doit être remis le 15 juillet, il a inscrit l’examen de ces décrets à l’ordre du jour de la Commission paritaire technique ministérielle (CTPMEN) du 27 mai et du Conseil supérieur de la fonction publique d’État du (CSFPE) du 12 juin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     * La « réforme » est en marche pour 2011, une « réforme » qui conserve toute sa nocivité (l’année bac + 5 à la charge des étudiants, une année de M2 ingérable où il faudra concilier préparation au concours, mémoire de recherche et stages éventuels, la fin de la formation en alternance…). Elle contient toujours les dispositions qui, tout à la fois, mettraient en péril les masters recherche et feraient disparaître les IUFM. Au total, on assisterait à une dégradation de la qualification réelle des enseignants débutants, tant du côté de la maîtrise des savoirs académiques que de celui des compétences professionnelles, et par voie de conséquence, de la qualité du service public d’éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     * Le dispositif prévu pour l’année dite transitoire 2010-2011 cumulerait les inconvénients pour les lauréats : exclus de la reconnaissance de leur formation au niveau master, privés de la « revalorisation », privés de formation initiale en IUFM, ils auraient, certains pour la première fois, à prendre en charge des élèves pour 2/3 de leur temps de service (contre 1/3 aujourd’hui).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans quelle république sommes-nous ? Le gouvernement s’exonère de la responsabilité des grèves que les universitaires et étudiants ont dû décider démocratiquement pour protéger l’Université, la recherche et la formation des maîtres contre sa politique de saccage. Mais cela ne suffit pas, il érige maintenant la provocation et l’humiliation en mode de gouvernement. Comment qualifier autrement les déclarations où il fait passer les opposants à sa politique universitaire pour une petite bande d’activistes professionnels ? Comment qualifier autrement son mépris pour les membres de la commission Marois-Filâtre à qui il demande de réfléchir à la formation des maîtres tout en installant le cadre juridique de sa « réforme » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Face à la gravité du coup de force, face à cette nouvelle humiliation publique de l’Université, l’action doit se poursuivre et s’amplifier, la riposte doit s’organiser sans délai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     * en demandant le retrait immédiat des décrets sur le recrutement des enseignants de l’ordre du jour des instances consultatives (CTPMEN et CSFPE) ;&lt;br /&gt;     * en alertant partout les Présidents d’Université, les directeurs d’IUFM, les représentants syndicaux, les élus, parlementaires et élus territoriaux… ;&lt;br /&gt;     * en faisant connaitre les textes et les documents qui émanent de la CNFDE et qui permettent de faire valoir ce que demandent les formateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; À la demande de nombreux collectifs, le secrétariat de la CNFDE décide de réunir la quatrième coordination nationale. Celle-ci se déroulera samedi 6 juin à Paris, à partir de 9 h 30 (le lieu sera précisé prochainement) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le secrétariat de la CNFDE prend contact dès maintenant avec la CPU, la CDIUFM, les organisations syndicales, les syndicats étudiants et associations de parents d’élèves, la coordination nationale des universités, les sociétés savantes, les mouvements pédagogiques… pour les inviter à cette quatrième coordination nationale et pour réunir au plus tôt les conditions d’une riposte à la hauteur des enjeux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5551084211785339865?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5551084211785339865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5551084211785339865' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5551084211785339865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5551084211785339865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/non-au-coup-de-force-gouvernemental.html' title='Non au coup de force gouvernemental ! L’Université ne se laissera pas humilier'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4075615289134274963</id><published>2009-05-25T17:17:00.000+03:00</published><updated>2009-05-25T17:18:33.893+03:00</updated><title type='text'>Xavier Darcos, Valérie Pécresse et la mastérisation,</title><content type='html'>par Brigitte Perucca, LE MONDE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les universités sont quasiment débloquées, mais les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), eux, sont encore crispés. Même si Xavier Darcos, chargé de la réforme de la formation des professeurs, a en partie désarmorcé la grogne en repoussant sa mise en oeuvre d'un an, le problème n'est que différé. Cette "mastérisation" aura constitué la face cachée du mouvement qui agite les universités depuis huit semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout sauf anodine, puisqu'elle modifie le niveau de recrutement et la façon dont vont être formés les professeurs de ce pays, cette réforme a une autre caractéristique : son traitement concerne certes au premier chef le ministère de l'éducation, qui recrute les professeurs mais a de fortes implications pour le ministère de l'enseignement supérieur qui les forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos et Valérie Pécresse auraient dû en bonne logique penser et agir la réforme ensemble. Or le moins que l'on puisse dire est que les deux équipes ministérielles n'ont traité le sujet ni en harmonie ni même en commun. Pendant toute la durée de la crise, les deux ministres n'ont cessé - en privé - de se renvoyer la responsabilité de l'impasse dans laquelle se trouvait le mouvement des universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque fois qu'on évoque devant elle les difficultés de mise en oeuvre, mais aussi le mal-fondé de la réforme de la formation des maîtres, la ministre de l'enseignement supérieur répond par un "joker" ! Cette réponse en forme de pied de nez signifie que Mme Pécresse n'approuve ni ne défend vraiment une réforme qui n'est pas la sienne. De surcroît, Mme Pécresse n'a pas été dupe de l'empressement de M. Darcos à vouloir réaliser la mastérisation si promptement : elle lui permettra d'économiser à terme des milliers de postes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mastérisation - qui vise à traduire concrètement le fait que tous les enseignants seront recrutés à bac + 5 - n'est pas seulement une mesure d'économie. C'est une réforme qui permet à M. Darcos de satisfaire tous ceux qui veulent en finir avec les IUFM. Créés par Lionel Jospin, ils sont honnis d'une bonne partie du monde académique et universitaire. Mais bizarrement, la contestation de cette réforme n'est pas venue des IUFM, muets dans un premier temps devant le dépeçage de l'aspect "professionnel" de la formation enseignante. Leurs critiques ont cependant fini par émerger, les directeurs d'IUFM regrettant que les nouveaux futurs enseignants soient "lâchés" sans formation devant des classes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les présidents d'université n'étaient pas mécontents de récupérer dans leur giron une formation que certains d'entre eux jugent confisquée par les "pédagogues" et dont le rattachement à l'université paraît logique. Mais comment s'y prendre, dans l'université telle qu'elle est, pour assurer à la formation d'enseignant le caractère professionnalisant dont elle a besoin ? Les universitaires, non préparés puisque mis à l'écart des préliminaires de la réforme, en ont réalisé assez vite les effets collatéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enseignants- chercheurs se sont ainsi inquiétés de la création de cet "ovni" que risque d'être le master "enseignement" . De quoi seront "faits" ces masters ? S'agit-il d'une sorte de "pot-pourri" de disciplines dont l'enseignement n'aurait, de fait, rien d'universitaire puisqu'il s'agit de garantir que les futurs professeurs des écoles possèdent bien les connaissances de base nécessaires ? Que deviendront ces jeunes en cas d'échec ? N'y a-t-il pas un risque que cette filière capte les meilleurs des étudiants en sciences humaines, ce qui, du coup, priverait ces filières de "bons" étudiants ? Que l'on juge ces critiques discutables ou irrecevables ne change rien à l'affaire : les choses auraient dû être dites et débattues avant d'être imposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même manière que l'on ne change pas par "décret" un rapport aussi complexe que celui de l'enseignement et de la recherche, on ne peut bousculer en quelques semaines, sous prétexte d'économies, une formation aussi sensible que celle des professeurs. Et il y a fort à parier que tous les aspects de la réforme auraient été mieux traités si un seul ministère avait piloté ladite réforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car cette gestion morcelée ne tient pas seulement au fait que les titulaires des deux portefeuilles ne s'entendent pas. Elle démontre aussi que l'enseignement est un continuum difficile à scinder. Les incompréhensions et les malentendus autour de la mastérisation auraient peut-être été résolus plus tôt si le dossier avait été d'emblée étudié sous toutes ses facettes. Ce qui vaut pour la formation des maîtres peut s'appliquer à d'autres dossiers comme la réforme du lycée. Une bonne partie de l'argumentaire de M. Darcos pour "changer" le lycée repose sur l'idée qu'il ne prépare pas convenablement aux exigences de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que dire si demain l'enseignement supérieur était séparé de la recherche de manière à "offrir" à Claude Allègre, l'ancien ministre de l'éducation de M. Jospin, le portefeuille sur mesure (la recherche et l'industrie) qu'il réclame ? Nul doute que les enseignants- chercheurs et les chercheurs, à qui M. Allègre n'a pas laissé que des bons souvenirs, auront du mal à s'y retrouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brigitte Perucca, service Planète&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4075615289134274963?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4075615289134274963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4075615289134274963' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4075615289134274963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4075615289134274963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/xavier-darcos-valerie-pecresse-et-la.html' title='Xavier Darcos, Valérie Pécresse et la mastérisation,'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4730613297924925583</id><published>2009-05-21T06:47:00.002+03:00</published><updated>2009-05-21T06:52:25.819+03:00</updated><title type='text'>Et si l'on évaluait l’évaluation de CE1…</title><content type='html'>"Une bonne évaluation est légitime et indispensable pour l’élève, l’enseignant et les programmateurs de l’E.N. Mais tout évaluateur doit connaître les limites de l’évaluation qu’il propose". C'est le rôle que se fixe Jacques Delacour qui analyse pour nous l'évaluation de  CE1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne permet d’affirmer que les items proposés constituent un reflet exact de ce que devrait savoir l’élève. Ils reflètent le souhait du programmateur. Vous pouvez toujours souhaiter que votre enfant de 2 ans parle 4 langues…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore moins probable, une courbe de Gauss, rendant compte de l’éparpillement des résultats, ne signifie pas des niveaux insuffisants, moyens ou supérieurs de connaissances. On a déjà fait le coup avec le QI…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque item devrait faire l’objet d’une publication de ses résultats. On verrait ainsi que l’item « désigner le plus petit nombre » est beaucoup plus réussi que les problèmes. Peut-on décemment additionner ces deux items pour déterminer le niveau de l’élève ? A la limite, le problème n’est-il pas le seul à rendre compte de la capacité mathématique ? Mais si les résultats aux problèmes sont désastreux, ne faut-il pas penser que leur niveau n’est pas de CE1 ? J’invite les maîtres à proposer les problèmes dans toutes les classes de l’école pour vérifier la progression du succès. Ils seront peut-être surpris de voir que certains CM1 ne réussissent pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que vont apporter ces évaluations pour une réflexion sur l’efficacité des pédagogies appliquées ici ou là en CE1 ? A-t-on seulement essayé de comprendre pourquoi des classes équivalentes n’ont pas les mêmes résultats ? On a parlé de l’effet maître, mais l’effet pédagogie est-il contrôlé ? Peut-être par peur de constater  que certaines pédagogies, dites marginales et seulement tolérées, réussissent mieux que la pédagogie « officielle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre remarque : comment ne pas penser que la publication prématurée des épreuves ne va pas en changer les résultats ? Il serait bien dommage que des élèves trouvent de l’aide directe ou indirecte, qui se retournerait contre l’E.N. dont on se gausserait des résultats désastreux. La pression mise sur les enseignants, en publiant les résultats (ils le seront d’une façon ou d’une autre) devrait les conduire à ouvrir un contre-feu tout simple, faire passer les items les plus difficiles à tous les élèves de l’école. En comparant les résultats avec les CE2 ou même CM1, on aurait des surprises. De même, en réunion de parents, puisque ces derniers connaissent le système en base 10, leur demander de compter en base 4, leur réapprendre le système de numération (comptage) positionnelle en base 4 puis leur faire appliquer leur savoir sur une soustraction à retenue en base 4. Cela leur donnera une idée de ce qui est demandé en CE1 à leurs enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il est dommage qu’un outil comme l’échelle Dubois-Buyse reste inutilisé pour tester l’orthographe lexicale. Là encore, les maîtres peuvent proposer à la dictée une liste de mots tirés de l’échelon 11 et vérifier la situation de leurs élèves par rapport à une statistique établie sur 1 717 765 graphies réalisées par 59 469 élèves. Mais au fait, connaît-on cette échelle si pratique au Ministère ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La messe est dite : il faudra beaucoup de savoir-faire, d’expérience, de connaissances, de mesure et d’intelligence pour parvenir à tirer quelque enseignement profitable de cette évaluation. Une telle dépense d’énergies, de temps, de finances, mériterait que cela aboutisse à des constats profitables pour tous : programmeurs officiels, enseignants, élèves et parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats doivent aussi remettre en question un retour trop accentué du balancier programmatique : avoir abandonné certains points des programmes de 45 ne signifie pas qu’il faut y revenir en totalité. Un long travail  d’équilibre entre la pratique réalisable et les programmes reste à faire, sachant que le savoir enseigné n’est finalement que le support d’un développement intellectuel et moral que la pédagogie met en place pour faire de l’apprenant momentané un apprenant perpétuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commentaires point par point (pour les cas les plus frappants) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Français :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exercice 16 : lecture&lt;br /&gt;On rate une occasion de comparer les vitesses de lecture : un simple chronométrage de la lecture aurait permis de constater combien cet indice apporte d’informations quant à la maîtrise de la lecture, surtout en CE1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Item 7 – 8 – 9&lt;br /&gt;L’item le plus difficile n’est pas en fin d’exercice. Les mots commençant tous par « p » devraient se trouver en dernière ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 5 Question N°4 : 2 fautes sur le cahier de l’élève …&lt;br /&gt;Cloué (e oublié) et terrifié (e oublié)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 8, exercice 6&lt;br /&gt;Grammaire formelle qui n’améliore pas l’intelligence du texte. Plus des deux tiers de chaque classe ne réussira pas tout correctement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est maladroit que le texte fasse lever « une main » à la place de « la main ». On plie le texte au test de grammaire... Qui écrirait qu’il a levé une main en classe pour obtenir la parole ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exercice aurait pu demander, comme dans l’item suivant, de souligner un verbe dans une phrase, un nom dans une autre…etc. et les résultats seraient différents (les maîtres peuvent tester dans leur classe, en reprenant les phrases du test officiel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exercice 7&lt;br /&gt;Même formalisme, qui n’aura aucune corrélation avec l’intelligence du texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métalangage grammatical est le dernier souci des enfants de CE1 qui ne peuvent comprendre son utilité et doivent seulement mémoriser des mots (nom, article, verbe, sujet) sans contenu conceptuel véritablement accessible. Les résultats le prouveront. Le test simultané de nature (verbe) et fonction (sujet)  pousse à l’erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 9&lt;br /&gt;Dans un cas la consigne est compréhensible (le mot contraire est employé à la place d’antonyme), dans l’autre, on emploie le mot synonyme. Si on veut vérifier que l’enfant sait ce qu’est un mot quasiment équivalent, il ne faut pas créer une frontière cognitive au niveau lexical. Même si le maître explique synonyme, cette explication peut s’évanouir au fil des items suivants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 10, Dictée de mots :&lt;br /&gt;Quand Alfred Binet conseillait déjà en 1911, de ne pas dicter des mots inconnus, mais d’opter pour une connaissance préalable du mot, de peur d’inscrire une fausse image visuelle du mot, on est étonné de cette « dictée ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aussi se demander comment les enseignants vont lire « jungle », comme à l’origine orale du mot ou comme la lecture l’impose parfois, comme elle a imposé dompteur en prononçant le p qui ne se lit pas (baptême) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout instituteur sait qu’il ne faut pas faire écrire des mots fautivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, comme je le dis depuis des années, on ne confondait pas coder et décoder, cela n’arriverait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on voulait vérifier que l’enfant savait transcrire quelques phonèmes, on aurait pu proposer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustache (échelon 8), soleil(7), rédaction((9), journée(10), fromage(11), véritable (12), tous inclus dans une phrase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots irréguliers choisis peuvent laisser perplexe… Si on consulte l’échelle orthographique Dubois-Buyse : aucun des mots ne figure parmi les mots connus par 75% des élèves en CE1.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;Les résultats de l’évaluation permettront donc de faire le point sur la validité de l’échelle Dubois-Buyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait été profitable d’introduire les mots dans une phrase pour les faire  écrire, comme le conseillent Ters, Mayer et Reichenbach, question de sens, de bon sens :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je suis toujours à l’heure. écrivez toujours »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mathématique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 15, Exercice 3&lt;br /&gt;L’exercice proposé est très difficile pour des CE1. Car il teste simultanément deux capacités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les élèves doivent inférer la règle de composition et ensuite l’appliquer correctement. Le seul fait d’écrire le premier nombre correctement indique que la règle a été trouvée, l’ensemble correct indique le calcul exact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La division par deux ne devrait être réussie au mieux que par 20% des élèves. J’ai vu une caissière poser sur sa calculette 25x4….Alors la moitié de 100 ou de 50 en CE1, allez donc savoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exercices 4 et 5&lt;br /&gt;Même objectif, on pourrait éviter le doublon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 16, Exercice 6&lt;br /&gt;Le comptage ne donne aucune indication de connaissance mathématique nécessaire pour résoudre les problèmes. Même dans la vie courante on ne compte plus (monnaie, poids, et comptage de clous ou de pièces par pesage…). On ne devrait donner le point qu’à ceux qui ont entouré des groupes de 10 triangles, même si le nombre final est faux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit ici la limite du papier-crayon et des photocopies remplaçant la manipulation. On peut supposer que tous les élèves compteraient manuellement correctement 49 jetons. Leur manière de compter n’est pas innocente pour la suite (groupement par 5, 10 ou comptage en récitant la comptine, un à un)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les élèves utilisant les réglettes Cuisenaire (4 oranges plus une bleue) vont être surpris de ce comptage de maternelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page18, Exercice 7&lt;br /&gt;La difficulté des opérations n’est pas progressive, il aurait fallu proposer l’ordre BADC. Les résultats de la soustraction seront désastreux par rapport à l’addition. En fin de CE1 peu d’élèves, qui ont pourtant bien compris le fonctionnement, arrivent à réaliser mentalement de telles opérations (13-6). Ce que j’ai constaté en testant les élèves de CE1 arrivant en CE2 pendant plusieurs dizaines d’années (voir l’évaluation au CE2 – J.Delacour – Hachette)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 19, Exercice 8&lt;br /&gt;Des divisions sont proposées alors que le livre du maître fait état seulement d’additions, de soustractions et de multiplications (page19)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exercice 9&lt;br /&gt;Les additions ne sont pas graduées, l’une aurait pu se faire sans retenue, l’autre avec retenue, proposer deux opérations avec retenue c’est s’assurer de l’insuccès, est-ce le but recherché ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 20, Exercice 10&lt;br /&gt;Une seule soustraction, c’est insuffisant : une hirondelle ne fait…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Statistiquement cela n’a absolument aucune valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas tester soustraction sans retenue puis avec retenue est aussi une erreur. Je pense que 15 à 20% des élèves réussiront cette soustraction à retenue. Ce pourcentage que j’ai constaté durant des années n’a aucune influence sur la suite de la scolarité en mathématique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 21, Exercice 13&lt;br /&gt;Le problème est trop compliqué pour la majorité des élèves. Il faut, sur une seule question, répondre à plusieurs : trouver la somme dont on dispose, trouver le prix de 3 B.D., trouver le reste. Le point accordé est donc très difficile à obtenir… La réussite par moins de 50% des élèves rendrait ce test inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 24, Exercice 19&lt;br /&gt;Un travail de fourmi ! Ca manque un peu de réalisme, reviendrait-on aux robinets qui fuient et aux baignoires qui se remplissent ? Doublon avec le 17&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls quelques points ont fait l’objet d’une critique que j’espère éclairée. L’ensemble ne répond pas du tout à un objectif d’évaluation formative et assez mal aux critères d’une évaluation sommative fiable. Aucune conclusion sérieusement étayée ne peut être tirée de l’ensemble des résultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Delacour, Directeur d’école honoraire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4730613297924925583?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4730613297924925583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4730613297924925583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4730613297924925583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4730613297924925583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/et-si-lon-evaluait-levaluation-de-ce1.html' title='Et si l&apos;on évaluait l’évaluation de CE1…'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1530218958629944883</id><published>2009-05-21T06:39:00.002+03:00</published><updated>2009-05-21T06:42:37.446+03:00</updated><title type='text'>Mastérisation : le passage en force</title><content type='html'>Sur le site du ministère la réforme est mise en place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( http://www.educatio n.gouv.fr/ cid25081/ masterisation- la-nouvelle- formation- des-enseignants. html#Les% 20principes% 20de%20la% 20r%C3%A9forme), &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avant que les groupes de travail aient terminé leurs réunions, et que la commission Marois – Filâtre ait commencé ses consultations.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Nos revendications ont été portées au ministère de façon officielle et explicite lors des GT.  Il ne peut feindre de les ignorer. Sa réponse est “j’écoute, mais je ne tiens pas compte!”&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;* La formation (durée non précisée) que les stagiaires recevront est officiellement appelée “formation continue” (et non plus “formation continuée” terme pudique employé dans  les groupes de travail). Autrement dit, cela officialise la disparition des IUFM, puisqu’ils ne sont chargés que de la formation initiale.&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;* La revalorisation salariale ne s’applique qu’aux débutants. Qu’en penseront les professeurs actuellement titulaires qui espéraient à bon droit une revalorisation salariale?&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;* les stages en responsabilité POURRONT avoir lieu. Ils auront une longueur MAXIMALE de 108h. Bref, en fonction des besoins on fera appel à des étudiants de master pour assurer les remplacements des titulaires ou plus probablement des stagiaires partant en formation continue. Autrement dit, dans les classes, les professeurs débutants seront remplacés par des étudiants. Qu’en penseront les familles ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;* il y aura 12 000 bourses “au mérite”. Comment se fera la répartition ? à partir de quels critères? Combien chaque université, chaque département recevra-t-il de bourses ? Qui arbitrera la foire d’empoigne au moment de la répartition des bourses au mérite entre universités ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste (l’organisation des masters) n’est pas fixé : le ministère de l’éducation nationale s’en moque, la seule chose qui comptait, ce sont les économies budgétaires, lesquelles procèdent d’un choix idéologique et politique.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Comment arrêter le passage en force ?&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Sylvie Plane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1530218958629944883?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1530218958629944883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1530218958629944883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1530218958629944883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1530218958629944883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/masterisation-le-passage-en-force.html' title='Mastérisation : le passage en force'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-336671007959201488</id><published>2009-05-21T06:36:00.001+03:00</published><updated>2009-05-21T06:38:18.142+03:00</updated><title type='text'>Circulaire sur les missions des personnels de RASED :</title><content type='html'>Un texte contraire aux revendications des personnels, selon le SNUDI FO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet de circulaire ministérielle ne saurait obtenir l’accord du SNUDI Force Ouvrière, tant que subsistera une confusion entre les aides apportées par les enseignants spécialisés des RASED et la mise en place de l’aide personnalisée et les stages de remise à niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une telle confusion sert à justifier la suppression de 3000 postes d’enseignants spécialisés au budget et  la réduction drastique des départs en stage CAPA-SH, option E, option G et psychologues scolaires qui, comme l’a reconnu lui-même le ministère, est très en deçà des besoins des écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un manque de départs en stage qui remet en cause l'avenir des aides spécialisées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le SNUDI Force Ouvrière et les autres organisations syndicales, s’alarment depuis des mois sur les menaces qui pèsent sur la formation CAPA SH , notamment dans les options « E » et « G ». Si les propos se sont voulus rassurants lors des différentes réunions du groupe de travail, aucune mesure concrète n’a été prise par le Ministère pour favoriser, dans les départements, les départs en stage de formation spécialisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnels de RASED ne sont pas des personnels ressources pour les écoles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet de circulaire, dans un tel contexte, ne pourrait alors avoir comme conséquences à terme que de transformer les enseignants spécialisés des RASED en personnels ressources auprès de leurs collègues. Pour le SNUDI FO , comme pour les professionnels des RASED, il est impératif que les missions des enseignants spécialisés demeurent exclusivement la prise en charge, auprès des élèves, de la difficulté scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintien des trois heures de coordination et de synthèse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est avec cet objectif que le SNUDI FO poursuit ses interventions au ministère afin que soit précisée explicitement dans la circulaire la garantie des trois heures de concertation dans les obligations de services des enseignants spécialisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il est tout aussi indispensable qu'un temps conséquent (estimé à trois heures hebdomadaires par les professionnels) puisse être consacré à la concertation de l'équipe spécialisée afin, à la fois, d’apprécier la nature de l'aide spécialisée nécessaire à apporter aux élèves suivis et mener à bien les synthèses de ces dernières.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, la garantie, dans un texte réglementaire, de l'intégralité de ces heures est indispensable pour les professionnels comme reconnaissance de leurs missions auprès des élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes ces raisons, le SNUDI FO demande que le projet de circulaire RASED ne soit pas publié en l’état et que se poursuivent les négociations avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le SNUDI FO décide de poursuivre, à tous les niveaux, la mobilisation des personnels pour obtenir le rétablissement des 3 000 postes RASED supprimés au budget 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montreuil le 19 mai 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-336671007959201488?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/336671007959201488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=336671007959201488' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/336671007959201488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/336671007959201488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/circulaire-sur-les-missions-des.html' title='Circulaire sur les missions des personnels de RASED :'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4196097274018823593</id><published>2009-05-21T06:30:00.002+03:00</published><updated>2009-05-21T06:35:49.185+03:00</updated><title type='text'>La démobilisation des enseignants.</title><content type='html'>L'heure est venue de faire un bilan de l'action de M. Darcos&lt;br /&gt;Les avis des amis de l'école publique et des progressistes sont très négatifs. On ne peut pas parler de réforme, le mot réforme évoquant la notion de progrès, mais d'une série de mesures toutes régressives, autoritaires, inspirées par une conception rétrograde de la société, fondées sur une idéologie ultra libérale récente dans l'histoire de notre pays et sur une volonté de réduire la dépense publique à tout prix. Si les protestations et les revendications quantitatives ont fait l'objet d'actions vigoureuses, les vrais problèmes ont été trop souvent sous estimés, parfois  délibérément ignorés, alors qu'ils auront des conséquences dramatiques pour l'éducation et pour la société. Les nouveaux vieux programmes ultra régressifs, la semaine de 4 jours imposée et quasiment irréversible alors que le vrai problème est celui de la journée, le soutien factice, l'abandon des politiques éducatives territoriales, la disparition de la formation, le déni de la pédagogie, etc, etc... La catastrophe que les pédagogues ont annoncée peut malheureusement être confirmée. On peut s'étonner de l'indulgence, des compromis, de l'absence de courage, de la frilosité observés ici et là. On peut regretter l'absence de projet alternatif crédible et mobilisateur.&lt;br /&gt;Dans ce contexte, un problème clé n'est jamais évoqué et encore moins traité, c'est celui de la démobilisation des enseignants, conséquence de plusieurs éléments&lt;br /&gt;- le balayage d'un revers de main des programmes de 2002 et de toute l'action menée au cours des 30 ans écoulés&lt;br /&gt;- les volte face serviles de nombreux cadres qui, après avoir prôné, avec plus ou moins d'engagement il est vrai, la rénovation pédagogique, ont accepté de dire que tout ce qui avait été fait est nul et de donner leur caution à la nouvelle idéologie mise en oeuvre&lt;br /&gt;- le développement de l'autoritarisme de l'encadrement. Exécutants eux-mêmes, contrôleurs, les cadres se mettent à considérer les enseignants comme des exécutants eux aussi. Un responsable syndical important des inspecteurs considère par exemple qu'il arrive un moment où il faut bien sévir et contraindre. Pressés par leur pyramide hiérarchique, ils multiplient eux-mêmes les pressions. Voir par exemple la multiplication de comptes rendus obligatoires que personne n'a le temps de lire et d'exploiter, le formalisme, les sanctions, les exigences, les contrôles&lt;br /&gt;Je pense comme ancien instit, comme inspecteur ayant 30 ans de carrière, comme militant pédagogique à l'écoute du terrain dans notre académie où j'ai gardé de nombreux contacts et dans toute la France où, à l'occasion des conférences débats que j'anime un peu partout au terme desquelles je rencontre beaucoup d'enseignants, que les enseignants ont perdu la "foi", la confiance, le sentiment de participer à un grand projet collectif... Et je les comprends&lt;br /&gt;Mais qui le ressent et qui le dit?&lt;br /&gt;La responsabilité de cette situation est partagée: le pouvoir évidemment, mais aussi les partis et les syndicats, les cadres persuadés que "chez eux tout va bien", que c'est toujours le voisin qui exagère.&lt;br /&gt;Redonner de l'espoir, de la confiance, de la liberté, remobiliser les équipes réellement (pas seulement en apparence), permettre de penser et de s'exprimer, comprendre.. La tâche du prochain ministre sera rude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir ce nouvel article publié par le café pédagogique de ce jour:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/05/Frackowiak_MouMmeleprochainministre.aspx&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4196097274018823593?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4196097274018823593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4196097274018823593' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4196097274018823593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4196097274018823593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/la-demobilisation-des-enseignants.html' title='La démobilisation des enseignants.'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6491757842332514730</id><published>2009-05-15T07:18:00.001+03:00</published><updated>2009-05-15T13:33:49.024+03:00</updated><title type='text'>Des jardins d'éveil pour les 2-3 ans</title><content type='html'>Il sera peut-être l'un des premiers maires de France à inaugurer un jardin d'éveil : Thierry Barba, maire de Ville-en-Tardenois, une commune de 600 habitants située dans la Marne, compte ouvrir à la rentrée 2009 l'une de ces structures que le gouvernement vient d'inventer. Dès le mois de septembre, les anciens locaux de la poste du village, 80 m2 dans un bâtiment communal, devraient accueillir douze enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la commune de Ville-en-Tardenois s'est lancée dans cette aventure, c'est en raison de la pénurie de places d'accueil pour les moins de trois ans. "Nous avons cinq assistantes maternelles, mais tout est complet, soupire le maire. Une microcrèche privée va ouvrir en septembre, mais les neuf places sont déjà prises !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi 11 mai, Thierry Barba a reçu la visite de la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, qui a profité de ce déplacement pour présenter le mode d'emploi de ce moyen de garde "innovant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée de créer des jardins d'éveil a été lancée, à l'été 2008, par la députée (UMP) Michèle Tabarot. "Il est rapporté des cas d'enfants qui s'ennuient dans les crèches qui, comparativement à l'école maternelle, proposent plus de jeux libres, écrivait-elle dans un rapport sur la petite enfance. Inversement, si l'école maternelle propose davantage d'activités pédagogiques, elle sait moins bien gérer les temps d'attente."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michèle Tabarot proposait donc de créer une structure intermédiaire entre la crèche et l'école maternelle. Cette idée a été reprise par Nadine Morano, qui compte ouvrir 8 000 places en jardins d'éveil d'ici à la fin du quinquennat, en 2012. "Ces structures sont beaucoup plus adaptées qu'une préscolarisation, car les enfants de 2 ans ont besoin d'un accompagnement plus personnalisé", estime la secrétaire d'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jardins d'éveil accueilleront des enfants de 2-3 ans, qu'ils soient propres ou non, dans des locaux communaux ou des établissements d'accueil existants. Ouverts de 8 heures à 19 heures au moins deux cents jours par an, ces structures afficheront un taux d'encadrement situé entre la crèche (un adulte pour huit enfants) et l'école maternelle (un pour quinze) : ils compteront, selon les moments de la journée, un adulte pour de huit à douze enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces structures seront principalement financées par les caisses d'allocations familiales (CAF) et le "porteur de projet", qu'il s'agisse d'une commune, d'une administration, d'une association ou d'une entreprise. Lors de l'aménagement des locaux, la CAF ou la Mutualité sociale agricole apporteront une aide moyenne de 1 000 euros par place. Elles participeront ensuite aux dépenses de fonctionnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l'école maternelle, qui accueille déjà certains enfants de 2 ans, est gratuite, les jardins d'éveil seront payants : la participation des parents variera en fonction de leurs revenus, comme dans les crèches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nadine Morano a présenté un barème indicatif pour la présence d'un enfant vingt jours par mois, dix heures par jour : les familles gagnant un smic paieront 42,50 euros par mois, celles qui gagnent trois smic 127 euros et celles qui gagnent quatre smic 178 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le SNUipp-FSU, le principal syndicat du primaire, le gouvernement souhaite substituer à l'école maternelle "une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles". Les professionnels de la petite enfance sont, eux aussi, sceptiques. "Douze enfants par adulte, c'est 50 % d'enfants en plus par rapport à la crèche, ce n'est pas rien !, souligne Christine Accolas-Bellec, déléguée nationale de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants. Comment, dans ces conditions, prendre le temps de développer l'apprentissage du langage ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombre d'éducateurs comprennent mal le principe même de la création des jardins d'éveil. "Pourquoi créer des structures spéciales pour les 2-3 ans ?, poursuit Mme Accolas-Bellec. Cela les obligera à passer de la crèche au jardin d'éveil, puis du jardin d'éveil à la maternelle, alors qu'ils pourraient tout simplement passer de la crèche à la maternelle. A cet âge-là, les séparations demandent un investissement énorme, mieux vaut éviter les ruptures inutiles."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une pétition nationale baptisée "Pas de bébés à la consigne !", qui a déjà recueilli 13 000 signatures, plusieurs organisations de la petite enfance dénoncent une dégradation des conditions d'accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Mairie de Paris, elle, a déjà annoncé qu'elle préférait poursuivre sa politique "volontariste" d'ouverture de crèches plutôt que de créer des jardins d'éveil. "Ce nouveau dispositif destiné avant toute chose à augmenter les capacités de "garde" au moindre coût va dégrader la qualité de l'accueil des enfants de 0 à 3 ans", estiment les adjoints à l'école et à la petite enfance, Colombe Brossel et Christophe Najdovski.&lt;br /&gt;Anne Chemin&lt;br /&gt;Tous les modes de garde sur mon-enfant.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Faire garder mon enfant devient plus simple !", n'hésite pas à promettre le nouveau site lancé, mercredi 13 mai, par la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Sur mon-enfant.fr, tous les modes de garde existants (crèches, assistantes maternelles, garde à domicile, accueil de loisirs, etc.) pour la semaine, les mercredis, les vacances scolaires ou après la classe sont expliqués et répertoriés. Les parents peuvent facilement trouver la liste et la description des structures d'accueil dans la commune de leur résidence ou de leur travail et calculer, en fonction de leurs revenus, le prix qu'ils devront payer grâce à un "simulateur de tarification" . Reste ensuite à espérer qu'une place sera libre. Mais, cela, le site ne peut bien évidemment pas le garantir... Attention, tapez bien mon-enfant.fr et pas monenfant.fr, site affirmant donner "la liste des cadeaux préférés des enfants" !&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du Monde du 15.05.09&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6491757842332514730?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6491757842332514730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6491757842332514730' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6491757842332514730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6491757842332514730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/des-jardins-deveil-pour-les-2-3-ans.html' title='Des jardins d&apos;éveil pour les 2-3 ans'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6141342188512704761</id><published>2009-05-15T07:16:00.000+03:00</published><updated>2009-05-15T07:17:42.556+03:00</updated><title type='text'>Sept présidents d'université en appellent au chef de l'Etat</title><content type='html'>Monsieur le président de la République,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous nous permettons de nous adresser à vous maintenant, c'est que la situation dans les universités est grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle que soit la façon dont on vous présente les choses, aussi bien officiellement que dans les médias, la confusion règne : on vous dit à la fois qu'il ne se passe rien de considérable et que tout rentre dans l'ordre, et en même temps que l'année risque d'être perdue dans des troubles et des désordres intolérables. C'est là un tableau pour le moins contradictoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité est certes contrastée. Mais, dans certains établissements et dans certaines filières, il n'est pas sûr que les examens puissent se tenir dans des conditions correctes ni même simplement se tenir. Et la solution du décalage au début de l'été pas davantage le basculement en septembre ne constituent la moindre solution à ce type de problème. Il y a risque réel de non-validation du semestre, donc de l'année, ce qui est aussi catastrophique pour les étudiants qu'ingérable pour nos administrations - sauf à laisser les universités éventuellement concernées inventer, dans le cadre de leur autonomie, des modes de règlement du problème indépendants des contrôles strictement bureaucratiques des tutelles : à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est l'état d'esprit des acteurs de la communauté universitaire ? On peut le présenter sous deux aspects. L'un d'eux, que vous avez sans doute perçu dès le début de la crise, c'est l'opposition et la colère de la quasi-unanimité des parties prenantes (sociétés savantes, organes décisionnels professionnels de l'enseignement supérieur, structures académiques, syndicats de tous bords...) vis-à-vis des deux grands chantiers que vos ministères ont ouverts : la réforme des statuts des enseignants- chercheurs et l'ensemble du dispositif de la formation et du recrutement des professeurs des écoles et des lycées et collèges. Une telle union n'avait jamais été vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second aspect est davantage et durablement porteur de tensions. Comme le traitement du premier point reste ambigu, subsiste une impression diffuse et tenace d'une volonté ministérielle de passer systématiquement outre les avis de la communauté universitaire. Pour parler clair, beaucoup n'ont plus confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, toutes les raisons ont été largement, clairement et publiquement expliquées qui entraînent à voir dans les mesures prises un ensemble de réformes sans grand impact positif, voire aggravantes, menées dans la précipitation et sans réelle consultation d'une communauté universitaire habituée à la collégialité dans la prise de décisions et encouragée depuis des années dans l'idée et la pratique qu'elle doit s'investir dans le gouvernement de l'enseignement supérieur et de la recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse consiste évidemment à décider un moratoire, de manière à favoriser une réflexion réelle, et collective, sur cette question qui déborde amplement le milieu universitaire, et qui touche, justement parce que nous sommes une démocratie, tous les enfants de toutes les familles du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or que constatons-nous ? Il n'y a ni suspension ni moratoire - mais une série de mesures, d'indications, de commissions, de projets, d'annonces, qui conduisent à faire entériner des dispositifs confus, peu lisibles et globalement nocifs. D'où un sentiment général d'amertume, de colère, de rancoeur, voire de désespoir, qui aboutit à un mélange de consternation et de radicalisation avec le risque de comportements de plus en plus incontrôlables. C'est miracle que l'on en ait jusqu'à maintenant limité la propagation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'en sera-t-il quand on sera conduit à envisager que, par suite de l'obstination ministérielle ou d'une démarche excessivement tatillonne de l'administration des tutelles, des milliers d'étudiants puissent perdre leur année ? La démarche actuelle génère, dans le milieu de la culture, de la recherche et de l'enseignement, très attaqué et moqué ces temps-ci, un malaise profond, durable, et aux effets lointains, très peu susceptible de donner de l'attractivité à notre enseignement supérieur et à notre recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc, vite, des gestes d'apaisement vigoureux, radicaux et clairs, que vous seul, Monsieur le président de la République, pouvez accomplir avec éclat et avec sagesse. C'est la confiance qu'exprime de la sorte notre profond respect.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Par Pascal Binczak, président de l'université Vincennes-Saint- Denis (Paris-VIII) ,&lt;br /&gt;Lise Dumasy, présidente de l'université Stendhal (Grenoble-III) ,&lt;br /&gt;Anne Fraïsse, présidente de l'université Paul-Valéry (Montpellier- III),&lt;br /&gt;Bernadette Madeuf, présidente de l'université Paris-Ouest (Paris-X),&lt;br /&gt;Georges Molinié, président de l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV),&lt;br /&gt;et Philippe Rollet, président de l'université Lille-I, sciences et technologies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6141342188512704761?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6141342188512704761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6141342188512704761' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6141342188512704761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6141342188512704761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/sept-presidents-duniversite-en.html' title='Sept présidents d&apos;université en appellent au chef de l&apos;Etat'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-8901006979732211091</id><published>2009-05-14T08:19:00.000+03:00</published><updated>2009-05-14T08:20:56.819+03:00</updated><title type='text'>"EVALUATIONS CE1 : QUAND Y EN A PLUS, Y EN A ENCORE" !</title><content type='html'>« Vous avez aimé les évaluations de CM2 ? Vous allez adorer celles de CE1 ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce qu'aurait pu dire le Ministre de l'Education Nationale qui confond une fois encore la détermination dont il se prévaut avec un entêtement bien regrettable. Car aucune leçon n'a été tirée du détestable épisode de janvier dernier qui aura vu, fait historique, l'administration demander aux enseignants de mettre eux-mêmes leurs élèves en échec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, la communication (2) des résultats en mars 2009, à partir d'éléments très lacunaires (bilans incomplets et au moins 22 % de non remontée) n'a pas participé pour une fois au discours catastrophiste auquel on nous avait habitués. Mais les risques liés à ces nouvelles évaluations (3) demeurent entiers. D'abord par la difficulté de certains items (dans la logique des nouveaux programmes). Ensuite par le système d'évaluation (4) révélateur de la pensée actuelle : binaire (1 ou 0, bon ou faux) ! Enfin, par la menace persistante d'une publication qu'aucun pouvoir politique ou judiciaire ne pourra empêcher. D'ailleurs, on a déjà pu voir sur internet des classements par académie dignes d'un championnat (5) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs ces évaluations vont suivre les élèves, car elles font partie du nouveau livret national unique et obligatoire qui va en plus être informatisé. Elles seront même l'essentiel de ce document, puisqu'elles vont servir de base pour l'inscription dans ce même livret des « compétences » du « socle commun » censées être acquises par les élèves. Ces évaluations vont donc (comme celles de CM2) entraîner une concurrence entre élèves, entre enseignants et, rapidement, entre écoles. Si tel devait être le cas, ce serait la fin de l'école publique que nous connaissons et défendons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant tant d'incompréhension, mais aussi en raison des risques encourus par ceux qui ont affronté l'administration dans cette affaire des évaluations (jusqu'à 4 jours de retrait de salaire pour des enseignants qui ont pourtant fait classe la semaine de passation), nous appelons plus que jamais les collègues concernés, soutenus par les Conseils de Maîtres, voire les Conseil d'Ecole où siègent les Parents d'Elèves (qui peuvent inciter à ne pas mettre les élèves de CE1 une matinée dans la période d'évaluation) ,  à ne rien faire remonter des résultats partiels ou globaux qui pourraient être récupérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme le dit lui-même Xavier Darcos (6)  (Ouest-France, le 6 mai 2009) : « Je serais un prof du premier degré, je serais sans doute parmi les mecs qui gueulent ». Comme on le comprend !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Grandserre&lt;br /&gt;Porte-parole de l'appel des 100 maîtres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) - Le site avec ce texte :&lt;br /&gt;http://www.darcos- demission. org/&lt;br /&gt;(2) - la communication des résultats de CM2 : http://www.vousnous ils.fr/page. phpP=data/ autour_de_ nous/l_actualite _du_jour/ depeches_ de_l_educat/&amp;key=20090330&amp;key2=090330155100. 5sbuwumm. xml&lt;br /&gt;(3) - Le cahier de l'élève :&lt;br /&gt;http://www.darcos- demission. org/docs/ evalCE1_eleve. pdf&lt;br /&gt;(4) - Le livret de l'enseignant :&lt;br /&gt;http://www.darcos- demission. org/docs/ evalCE1_maitre. pdf  &lt;br /&gt;(5) - Classement aux évaluations CM2 :&lt;br /&gt;http://www.linterna ute.com/actualit e/education/ dossier/test- des-cm2-les- resultats- par-region/ niveau-des- cm2-qui-sont- les-meilleurs. shtml?f_id_ newsletter= 766&lt;br /&gt;- (6) - la déclaration de X. Darcos : &lt;br /&gt;http://www.ouest- france.fr/ actu/politique_ confidentiel_ -Xavier-Darcos- furieux-contre- certains- universitaires_ 41770-923607_ actu.Htm&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-8901006979732211091?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/8901006979732211091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=8901006979732211091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8901006979732211091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8901006979732211091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/evaluations-ce1-quand-y-en-plus-y-en.html' title='&quot;EVALUATIONS CE1 : QUAND Y EN A PLUS, Y EN A ENCORE&quot; !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3564451875974355081</id><published>2009-05-14T08:18:00.000+03:00</published><updated>2009-05-14T08:19:46.587+03:00</updated><title type='text'>«Education nationale» : Grand Corps Malade au tableau</title><content type='html'>Par Sophie Delassein&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, sur la quatrième de couverture de «Libération», on pouvait lire un slam de Grand Corps Malade intitulé «Education Nationale», où «l'égalité des chances» est «un concept de ministère» (voir la vidéo ci-dessous). Comme la démarche est peu banale, j'ai illico téléphoné à Fabien, alias Grand Corps Malade, pour comprendre de quoi il retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    «Ce slam, je l'ai écrit il y a six mois, selon l'inspiration du jour – comme chaque fois. Il n'est sur aucun de mes deux albums, mais, depuis le mois de janvier, je l'intègre à mon spectacle en tournée. Les réactions sont à chaque fois très bonnes. Il est même arrivé que le public se lève pour l'applaudir. A la sortie, on me demande où on peut le trouver. Si bien que j'ai fini par en faire un clip, à la hâte, avec mon réalisateur attitré Mehdi Idir. Nous l'avons tourné dans une école de Saint-Denis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le thème de l'école m'intéresse et me préoccupe. Mais l'idée (ou le déclic) m'est venue lors d'un atelier d'écriture avec des élèves de CM2, dans une école d'Epinay. J'ai rencontré une institutrice pleine de bonne volonté, qui bosse comme une folle. Pour organiser une sortie avec ses élèves à la Cité des Sciences, comme on ne lui donne aucun moyen de le faire, elle a mobilisé ses élèves pour qu'ils gagnent des places sur Internet. J'ai trouvé ça tellement triste et déplorable qu'on puisse en arriver là. Vous vous rendez compte, elle n'a pas les moyens d'emmener ses élèves en sortie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je n'attends rien de l'Education nationale, mais je ne comprends pas que les professeurs soient si mal payés quand on sait quelles responsabilités pèsent sur eux. Ils doivent assurer l'enseignement, le confort et la sécurité de trente enfants quotidiennement. J'ai beaucoup de respect pour eux et je suis scandalisé qu'ils soient à ce point dévalués au niveau du salaire. J'ai eu envie de réagir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    A mon niveau, je fais ce que je peux. Je n'ai rien à faire dans des réunions ministérielles, je n'ai aucune légitimité. En revanche, je rencontre des élèves, j'anime des ateliers d'écriture et de slam, je fais inviter des jeunes à des concerts (et pas seulement à mes spectacles).»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand Corps Malade&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(propos recueillis par Sophie Delassein)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clip ici : http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3564451875974355081?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3564451875974355081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3564451875974355081' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3564451875974355081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3564451875974355081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/education-nationale-grand-corps-malade.html' title='«Education nationale» : Grand Corps Malade au tableau'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-8447204520398489530</id><published>2009-05-08T11:06:00.000+03:00</published><updated>2009-05-08T11:07:30.427+03:00</updated><title type='text'>UNE ANNEE D’AIDE PERSONNALISEE : QUEL BILAN ?</title><content type='html'>« LE COLLECTIF 31 SAUVONS LES RASED » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DENONCE ET S’OPPOSE A CE DISPOSITIF QUI REPOSE SUR LE PRINCIPE DE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La diminution de deux heures par semaine du temps obligatoire d’enseignement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différenciation du temps de travail des élèves à l’école,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La substitution de l’aide personnalisée à l’aide spécialisée et donc de la suppression des RASED,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire reposer la responsabilité finale de la difficulté scolaire sur les parents d’élèves,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce dispositif annoncé comme le pilier de la réforme pour lutter contre la difficulté scolaire repose sur 2 heures facultatives  pour les élèves, soumises à l’autorisation de leur parents et de ce fait échappe totalement à l’Ecole !!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NI L’AIDE PERSONNALISEE NI LES STAGES DE REMISE A NIVEAU NE RESOUDRONT SEULS LA DIFFICULTE SCOLAIRE&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-8447204520398489530?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/8447204520398489530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=8447204520398489530' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8447204520398489530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8447204520398489530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/une-annee-daide-personnalisee-quel.html' title='UNE ANNEE D’AIDE PERSONNALISEE : QUEL BILAN ?'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6145998669912786827</id><published>2009-05-08T11:05:00.001+03:00</published><updated>2009-05-08T11:05:56.112+03:00</updated><title type='text'>Evaluations nationales CE1</title><content type='html'>Voici un courriel du SNUIPP 31 concernant les évaluations nationales CE1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble important que nous ne rations pas cette échéance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Environ 30% des enseignants de CM2 ont refusé de transmettre les résultats de leurs élèves par l'application nationale. La logique, les risques de dérives, qui ont provoqué cette opposition massive restent les mêmes avec les évaluations CE1 qui vont arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les évaluations CE1, le calendrier ministériel est le suivant :&lt;br /&gt;- Passation des tests par les élèves : du 25 au 30 mai&lt;br /&gt;- Opérations de saisies par les enseignants : du 1 au 10 juin&lt;br /&gt;- Communication aux parents : à partir du 10 juin&lt;br /&gt;- Mise en ligne des résultats par le ministère : fin juin 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le SNUipp proposera :&lt;br /&gt;¨ Un 4 pages « grand public », à destination des parents d'élèves, qui est en cours de finalisation, pour les informer de la rupture instaurée par ce ministère au niveau de la mise en place d'évaluations nationales. Nous vous le ferons parvenir dans les prochains jours.&lt;br /&gt;¨ Le dossier du prochain Fenêtres sur cours porte sur les évaluations. Il arrive dans les écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consignes unitaires :&lt;br /&gt;Le SNUipp a décidé de relancer la démarche unitaire nationale pour adopter, comme pour les évaluations CM2, des consignes unitaires pour parer à toute mise en concurrence des écoles.&lt;br /&gt;¨ Ne rendre compte que des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée ;&lt;br /&gt;¨ Ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés (élèves et école).&lt;br /&gt;Concernant le 1er point de la consigne de janvier (item correspondant à des notions non encore étudiées), il est certain que la passation en fin d'année n'en justifie pas la reprise. Toutefois, il semble que la mise en place d'aides ne pouvant s'envisager qu'à la rentrée scolaire suivante (début CE2), on peut s'interroger sur le bien fondé de faire passer cette évaluation à cette période de l'année. Cela confirme simplement qu'il s'agit bien d'instaurer une évaluation des acquis et d'en faire une catégorisation des élèves sans utilité pédagogique.&lt;br /&gt;Nous prenons les contacts unitaires en ce sens au niveau départemental aussi. Nous vous tiendrons informés dès que possible des résultats de la démarche unitaire engagée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premières remarques sur le contenu et la forme de ces évaluations :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Codage&lt;br /&gt;Le mode de codage reste inchangé par rapport à celui des évaluations CM2. On reste sur un codage binaire « tout juste » ou « tout faux ». Pour des élèves aussi jeunes, cette mise en échec artificielle par la non prise en compte de réponses partiellement justes risque d'être encore plus désastreuse.&lt;br /&gt;En français&lt;br /&gt;Le texte proposé en lecture est très long et difficile (beaucoup d'implicite) . Des élèves « moyens » risquent de se trouver très vite dépassés par la tâche.&lt;br /&gt;L'exercice 6 évalue des compétences des nouveaux programmes (noms, articles, verbes) pas forcément entièrement mis en place dans toutes les classes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mathématiques&lt;br /&gt;L'exercice 8 est très difficile (calcul mental avec multiplication et division).&lt;br /&gt;Le problème « à étapes » de l'exercice 13 semble d'un niveau de difficulté trop élevé pour des élèves de cet âge. Construire un triangle « qui a deux côtés de 8 cm » est une compétence remarquable au CE1 (exercice 16).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6145998669912786827?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6145998669912786827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6145998669912786827' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6145998669912786827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6145998669912786827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/evaluations-nationales-ce1.html' title='Evaluations nationales CE1'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1844579353193979359</id><published>2009-05-08T11:03:00.000+03:00</published><updated>2009-05-08T11:04:35.077+03:00</updated><title type='text'>qu'est-ce que Base Eleves ????</title><content type='html'>Les fichiers de l’Éducation nationale, par Stéphanie Pouget&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; article de la rubrique Big Brother &gt; le ministère de l’EN et les&lt;br /&gt;&gt; fichiers&lt;br /&gt;&gt; date de publication : lundi 4 mai 2009&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; L’arrêté concernant Base Elèves (BE) a supprimé plusieurs champs&lt;br /&gt;&gt; d’information. A cette occasion, on a pu entendre crier victoire,&lt;br /&gt;&gt; considérant que le problème était résolu. Or BE n’est qu’un élément&lt;br /&gt;&gt; d’un système de fichage et profilage des élèves et étudiants.&lt;br /&gt;&gt; L’arrêté n’a rien changé aux finalités de ce système. Aussi peut-on&lt;br /&gt;&gt; légitimement estimer qu’il n’était qu’un leurre destiné à désarmer la&lt;br /&gt;&gt; contestation, et l’on peut également s’attendre à voir réapparaître,&lt;br /&gt;&gt; sous la forme d’autres fichiers, les informations supprimées – ainsi&lt;br /&gt;&gt; a-t-on récemment vu apparaître un fichier sur le retard scolaire, et,&lt;br /&gt;&gt; dans certains départements, il a été demandé aux directeurs d’écoles&lt;br /&gt;&gt; de faire remonter des listes nominatives d’enfants nécessitant des&lt;br /&gt;&gt; suivis spécifiques comme le RASED.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Dans son intervention le 25 avril dernier, lors de la seconde journée&lt;br /&gt;&gt; nationale de rencontre organisée à Valence par le CNRBE, Stéphanie&lt;br /&gt;&gt; Pouget, militante de la LDH contre Base élèves, avait passé en revue&lt;br /&gt;&gt; les différents dispositifs informatiques mis en place dans le système&lt;br /&gt;&gt; éducatif. Nous reprenons son intervention.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Sconet&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; En tout premier lieu, on se doit d’évoquer la base de données Sconet.&lt;br /&gt;&gt; Elle est l’équivalent de BE en collèges et lycées. Créée en 1995 par&lt;br /&gt;&gt; un arrêté, elle s’appelait alors Scolarité. Elle a été modifiée à&lt;br /&gt;&gt; plusieurs reprises et aujourd’hui, dans sa version minimale, elle est&lt;br /&gt;&gt; très proche de ce qu’était BE avant l’arrêté et avant la suppression&lt;br /&gt;&gt; du champ nationalité. Les données nominatives sont transférées hors&lt;br /&gt;&gt; de l’établissement, dans une base de données académiques. Une&lt;br /&gt;&gt; proportion infime de parents connaît l’existence de Sconet, et sait&lt;br /&gt;&gt; que les données nominatives sont diffusées hors de l’établissement,&lt;br /&gt;&gt; aucune information à ce sujet n’étant fournie par les établissements&lt;br /&gt;&gt; scolaires. On peut espérer que les parents d’enfants scolarisés en&lt;br /&gt;&gt; primaire et sensibilisés au problème que représente BE&lt;br /&gt;&gt; s’intéresseront naturellement à Sconet à l’occasion du passage de&lt;br /&gt;&gt; leurs enfants dans le secondaire.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; L’Identifiant National Elève (INE)&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Un identifiant élève qui suscite de nombreuses interrogations, mais&lt;br /&gt;&gt; qui existait à l’origine dans Scolarité. C’est à l’occasion d’une&lt;br /&gt;&gt; modification de Sconet effectuée en 2002 que lui a été attribué le&lt;br /&gt;&gt; nom d’INE. Mais l’INE d’alors n’était pas celui que l’on connaît&lt;br /&gt;&gt; aujourd’hui. En effet, son attribution n’était pas centralisée au&lt;br /&gt;&gt; niveau national et de nombreux doublons existaient. Le Ministère de&lt;br /&gt;&gt; l’Education Nationale (MEN) a saisi l’occasion de la mise en place de&lt;br /&gt;&gt; Base Elèves pour passer à une attribution centralisée par&lt;br /&gt;&gt; l’intermédiaire d’une base de données des identifiants élèves, la&lt;br /&gt;&gt; BNIE (Base Nationale des Identifiants Elèves).Comment cela se passe-t-&lt;br /&gt;&gt; il aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Lorsqu’un enfant s’inscrit dans une école, le directeur entre ses&lt;br /&gt;&gt; données dans BE. Une connexion automatique à la BNIE attribue un INE&lt;br /&gt;&gt; à l’enfant s’il n’en avait pas encore. La BNIE renferme des&lt;br /&gt;&gt; informations d’état civil ainsi que l’historique des écoles&lt;br /&gt;&gt; fréquentées. Elle est mise à jour régulièrement par connexion aux&lt;br /&gt;&gt; bases élèves académiques.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Comment le MEN justifie-t-il l’utilisation de l’INE ? Il invoque&lt;br /&gt;&gt; d’une part la nécessité d’avoir un meilleur contrôle des effectifs,&lt;br /&gt;&gt; et d’autre part celle de pouvoir suivre les parcours scolaires&lt;br /&gt;&gt; complets de tous les enfants dans le but de réaliser des études&lt;br /&gt;&gt; statistiques.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; On ne peut que souligner la légèreté avec laquelle a été mis en place&lt;br /&gt;&gt; un identifiant national qui concerne une grande partie de la&lt;br /&gt;&gt; population, les données étant conservées pendant 35 ans…Concernant&lt;br /&gt;&gt; les effectifs, on ne peut qu’être choqué par la disproportion entre&lt;br /&gt;&gt; finalité et moyens mis en œuvre. Enfin, il est légitime de se&lt;br /&gt;&gt; demander pourquoi un tel besoin de données exhaustives pour des&lt;br /&gt;&gt; études statistiques ; pourquoi ne pourraient-elles pas être réalisées&lt;br /&gt;&gt; à partir d’ échantillons de population ?&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; L’INE est très problématique pour l’accueil à l’école des enfants de&lt;br /&gt;&gt; familles sans papier. En effet, si un enfant arrive en école&lt;br /&gt;&gt; élémentaire par exemple, le directeur l’inscrit dans BE ; lors de la&lt;br /&gt;&gt; connexion à la BNIE il est automatiquement repéré comme n’ayant pas&lt;br /&gt;&gt; d’INE, et son cas doit alors être traîté par l’administration…&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Dans le contexte actuel de multiplication des fichiers administratifs&lt;br /&gt;&gt; qui accompagne une volonté de profilages des individus, on peut&lt;br /&gt;&gt; également craindre de futures interconnexions rendues possibles par&lt;br /&gt;&gt; l’existence de cet identifiant.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Les Environnements numériques de travail (ENT)&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Il s’agit là d’un dispositif en plein développement et fortement&lt;br /&gt;&gt; soutenu par le MEN.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; L’ENT est un portail sur Internet qui rassemble de nombreuses&lt;br /&gt;&gt; informations relatives à la scolarité de l’élève (cantine, absences,&lt;br /&gt;&gt; mais également notes, appréciations …). Ces informations, protégées&lt;br /&gt;&gt; par un mot de passe, sont accessibles à des degrés divers aux&lt;br /&gt;&gt; différents acteurs de l’éducation de l’enfant, administration,&lt;br /&gt;&gt; enseignants, parents. Un arrêté relatif aux ENT est paru en 2006, et&lt;br /&gt;&gt; la CNIL a rendu un avis dans lequel elle souligne l’importance de la&lt;br /&gt;&gt; sécurisation des données. Quel est le lien avec les bases de données&lt;br /&gt;&gt; élèves ? Sconet, que nous avons déjà présenté, permet une&lt;br /&gt;&gt; centralisation de toutes les données intéressant la scolarité entière&lt;br /&gt;&gt; de l’élève, depuis des données familiales jusqu’à l’enregistrement de&lt;br /&gt;&gt; ses résultats et de sa conduite. Cette base de données est d’ores et&lt;br /&gt;&gt; déjà interfacée avec les ENT, de sorte que toute information fournie&lt;br /&gt;&gt; par les professeurs et les administrations vient alimenter le dossier&lt;br /&gt;&gt; individuel de l’élève.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Les ENT s’inscrivent dans le cadre du développement des TICE&lt;br /&gt;&gt; (Technologies de l’Information et de la Communication pour&lt;br /&gt;&gt; l’Education) dans l’Education Nationale. Ils sont présentés comme un&lt;br /&gt;&gt; outil moderne et essentiel favorisant l’implication des parents dans&lt;br /&gt;&gt; la scolarité de leur enfant. Plusieurs études récentes se sont&lt;br /&gt;&gt; intéressées aux conséquences importantes et pour certaines&lt;br /&gt;&gt; problématiques de l’introduction d’un tel outil. Ainsi apparaît-il&lt;br /&gt;&gt; par exemple que l’implication accrue des parents se limite bien&lt;br /&gt;&gt; souvent à l’utilisation de l’ENT comme moyen de contrôle des enfants,&lt;br /&gt;&gt; ce qui ne peut en aucun cas se substituer à une nécessaire relation&lt;br /&gt;&gt; de confiance et de dialogue.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Un élément des ENT est le livret de l’élève qui rassemble les notes&lt;br /&gt;&gt; et compétences validées par l’élève. Il était prévu (jusqu’à l’arrêté&lt;br /&gt;&gt; BE) qu’il soit alimenté par les bases de données BE et Sconet&lt;br /&gt;&gt; (rappelons que la version initiale de BE comprenait la validation des&lt;br /&gt;&gt; compétences du socle commun). Ce livret doit suivre l’élève tout au&lt;br /&gt;&gt; long de sa scolarité et même au-delà. En effet ce livret de&lt;br /&gt;&gt; compétences, également appelé portfolio numérique, est conçu pour&lt;br /&gt;&gt; suivre la personne tout au long de sa vie professionnelle,&lt;br /&gt;&gt; enregistrant les compétences validées dans le système éducatif mais&lt;br /&gt;&gt; également après, dans le cadre de formations spécifiques.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Le portfolio est présenté comme un outil essentiel dans une société&lt;br /&gt;&gt; moderne reposant sur le savoir. Plus prosaïquement, sur les sites des&lt;br /&gt;&gt; entreprises qui commercialisent les logiciels de gestion de portfolio&lt;br /&gt;&gt; on peut lire des termes comme employabilité, adaptabilité… Fortement&lt;br /&gt;&gt; soutenu au niveau européen mais également adopté dans des pays comme&lt;br /&gt;&gt; l’Australie, il met en évidence le rôle que nos sociétés veulent&lt;br /&gt;&gt; attribuer à l’éducation, celui d’un outil de production d’une main&lt;br /&gt;&gt; d’œuvre mobile, adaptée au marché du travail.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Pour conclure, on peut souligner le fait que le développement de&lt;br /&gt;&gt; l’utilisation des fichiers dans l’Education Nationale se trouve à la&lt;br /&gt;&gt; convergence de deux tendances actuelles, la première consistant à&lt;br /&gt;&gt; ficher à tout va, dans le but de pouvoir détecter le plus tôt&lt;br /&gt;&gt; possible les personnes susceptibles de poser des problèmes à la&lt;br /&gt;&gt; société, les comportements déviants, et la seconde tendant à&lt;br /&gt;&gt; considérer principalement l’Education selon des critères de&lt;br /&gt;&gt; rentabilité économique.&lt;br /&gt;&gt;&lt;br /&gt;&gt; Stéphanie Pouget&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1844579353193979359?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1844579353193979359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1844579353193979359' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1844579353193979359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1844579353193979359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/quest-ce-que-base-eleves.html' title='qu&apos;est-ce que Base Eleves ????'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-88749218828354540</id><published>2009-05-08T11:02:00.000+03:00</published><updated>2009-05-08T11:03:22.374+03:00</updated><title type='text'>Accord avec le Vatican : la défense de la laïcité exige un recours pour excès de pouvoir</title><content type='html'>Par L'UFAL, Monique Vézinet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi 27 avril 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’UFAL a pris connaissance du décret n° 2009-427 du 16 avril 2009 entérinant l’accord entre la République française et le Vatican sur la reconnaissance des grades et diplômes catholiques dans l’enseignement supérieur.&lt;br /&gt;Ce décret viole le principe législatif du monopole de la collation des grades universitaires par l'Etat ainsi que le principe de laïcité posé par la Constitution et défini notamment par la loi de 1905.&lt;br /&gt;Ce décret est dangereux car il fait primer la religion sur la citoyenneté. Ainsi, des Français, parce qu’ils sont catholiques, relèveront non plus de l’Etat français mais de l’autorité d’un Etat étranger. Ceci ne peut aboutir à terme qu’à d’autres dérives du même ordre. A quand la reconnaissance de diplômes par des Etats musulmans ? Ce décret est également inquiétant puisqu’il remet en question l'indépendance des savoirs et de l'objectivité scientifique : pourquoi pas un diplôme sanctionnant les thèses « créationnistes » comme aux Etats-Unis ?&lt;br /&gt;Enfin, l'UFAL dénonce les prétendues campagnes "d'information" menées par les auteurs et les bénéficiaires de ce texte tendant à tromper la population. Ils prétendent justifier cet accord avec le Vatican au motif qu'il existerait déjà des accords de reconnaissance réciproque de diplômes avec d'autres pays. Il y a pourtant une différence majeure entre un diplôme allemand reconnu en France et un diplôme délivré en France par un enseignement français mais relevant d'un culte. On ne saurait, sans violer notre Constitution laïque, opérer une confusion entre un Etat et un culte quelconque.&lt;br /&gt;L’UFAL va donc étudier la possibilité de déposer un recours en annulation de ce décret auprès le Conseil d'Etat, ou de s’associer à une telle action, dans le délai imparti de deux mois suivant la date de publication au Journal Officiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par L'UFALUnion des FAmilles Laïques&lt;br /&gt;contacts presse , Monique Vézinet, Présidente de l'UFAL&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-88749218828354540?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/88749218828354540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=88749218828354540' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/88749218828354540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/88749218828354540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/accord-avec-le-vatican-la-defense-de-la.html' title='Accord avec le Vatican : la défense de la laïcité exige un recours pour excès de pouvoir'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6514083460236785356</id><published>2009-05-08T10:58:00.000+03:00</published><updated>2009-05-08T10:59:35.172+03:00</updated><title type='text'>Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution.</title><content type='html'>voici une demande de pétition pour une charte nationale : Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a été initiée par  Mr Michel Vauzelle  président de la Région PACA  , Député à  l'Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux  pour le maintien du service public .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle atteint 10 % du corps électoral  le gouvernement sera obligé de faire voter un référendum,  c'est dans les textes de la constitution ( soit 4 , 4 millions de signatures , c'est énorme bien sûr mais réalisable si chacun y contribue  un tant soit peu ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc  je laisse tout cela à votre réflexion sur le site joint tout y est expliqué  par M. Vauzelle lui-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      http://www.referendum-servicespublics.com/charte.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6514083460236785356?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6514083460236785356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6514083460236785356' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6514083460236785356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6514083460236785356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/proposition-pour-inscrire-les-services.html' title='Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution.'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7763501974121211700</id><published>2009-05-08T10:56:00.000+03:00</published><updated>2009-05-08T10:58:08.040+03:00</updated><title type='text'>Courrier d'un "résistant" à son IEN</title><content type='html'>le 1er mai 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles Lehmann&lt;br /&gt;Adjoint élémentaire&lt;br /&gt;Ecole Jean-Rostand&lt;br /&gt;Condat-sur-Vienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à Monsieur l’inspecteur de l’Éducation nationale,&lt;br /&gt;circonscription de Limoges VI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Objet : arrêt de l’aide personnalisée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur l’inspecteur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul dans le département j’ai refusé de faire passer à mes élèves les évaluations nationales de CM2. Seul encore je n’ai mis en place l’aide personnalisée que sur votre injonction, après plusieurs semaines de refus. J’ai été sanctionné financièrement. Mon opposition à ce dispositif est restée la même. Contraint – par la nécessité de travailler calmement dans ma classe à l’abri des pressions – d’allonger la journée de travail des élèves les plus fragiles pour m’aligner sur les pratiques de mes collègues, j’ai pu mesurer l’inefficacité de cette demi-heure « supplémentaire ». J’utilise des guillemets à dessein, car ce qui peut passer pour une augmentation ou un bénéfice auprès de parents non avertis n’est rien d’autre qu’une réduction et un déficit pour tout professionnel de l’éducation qui respecte les élèves, son métier et soi-même. En supposant que dans ma classe neuf à dix enfants sur vingt-neuf soient susceptibles d’être inscrits, au cours de l’année, dans ce dispositif destiné à ceux et celles qui éprouvent des difficultés passagères et en considérant que cinquante heures annualisées sont consacrées à l’aide, chaque élève pris en charge dans un groupe de trois en moyenne aura une quinzaine d’heures de plus que ses camarades. Je ne puis m’empêcher de comparer ce temps très limité aux soixante-douze heures d’enseignement enlevées à chacun de mes élèves. Ces heures subtilisées d’un coup de baguette tragique manquent à la classe pour travailler sur un rythme serein. Aujourd’hui dans les écoles, c’est la course pour boucler le programme, c’est le casse-tête pour consacrer à toutes les matières le temps qu’elles méritent. J’entrevois la réponse que certains apporteront à cet épineux problème, mais je vous dis déjà que la réduction des programmes, qui comme toujours se matérialiserait, au-delà des discours convenus et fallacieux sur le retour aux fondamentaux, par une réduction des horaires de français et de mathématiques, serait une catastrophe pour nos enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dois-je vous convaincre que la mise en place de l’aide personnalisée a permis au plan national et dans notre département de supprimer des postes de RASED ? La maîtresse E de mon école, qui couvre déjà un secteur de plus de quatre cent cinquante élèves, devra sans doute élargir sa zone d’intervention, ce qui ne peut que nuire à la qualité de son travail, travail dont aucun collègue ne se plaint. Pour être honnête, un deuxième maître E serait le bienvenu dans notre commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui peut me dire si en 2010, le rééducateur et la psychologue ne verront pas à leur tour leur poste supprimé ou transféré ? Qui peut nier l’utilité du travail de ces collègues auprès des élèves et des enseignants de l’école ? Qui peut imaginer que nous puissions les remplacer sans aucune spécialisation ? Seront-ils condamnés par notre manque de solidarité ? Ce sera bientôt le cas des titulaires remplaçants, poussés dehors par des contractuels tombés du ciel, sans autre bagage que leur bonne volonté. Vous êtes bien placé pour savoir que nous manquons déjà cruellement, dans les écoles du département, de ces enseignants formés et que le partage entre collègues des élèves sans maître est devenu une pratique régulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décemment, et même si la semaine de quatre jours gracieusement accordée par le Ministre ne peut que satisfaire le fonctionnaire qui sommeille en moi, la réduction des heures de cours et le sacrifice des RASED sur l’autel de l’orthodoxie budgétaire ne peuvent que scandaliser l’enseignant que je veux être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul encore dans ce département qui a une vieille tradition de résistance et de liberté, je cesse officiellement de mettre en place l’aide personnalisée, parce qu’elle n’est qu’un moyen détourné de récupérer des postes sur le dos des élèves. Je ne doute pas que vous comprenez parfaitement ma position et j’espère que nous pourrons avoir des relations constructives, fondées sur le respect mutuel et l’échange ouvert d’idées, quand la raison et le sens du bien commun l’auront emporté sur la volonté de destruction du service public d’enseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaite que tous les collègues de la Haute-Vienne s’engagent dans la voie difficile de la vérité, de cette vérité qui est le ciment de notre rapport de confiance avec les élèves et qui devrait être celui de nos relations avec l’inspection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que certains maîtres appliquent l’aide personnalisée tout en étant conscients qu’elle n’est, couplée à la baisse du nombre de jours travaillés, qu’un habile moyen de supprimer des postes d’enseignants spécialisés, en donnant un os à ronger à l’ensemble de la profession. Quand ces instituteurs qui respirent encore feront entendre leur voix pour réclamer une éducation de qualité fondée sur le développement de l’intelligence de tous les élèves, à travers la coopération et l’humanisme, garants de l’excellence, il sera temps de reconstruire ensemble l’école et non de la dynamiter. À l’instar de nombreux collègues, je ne manque pas de propositions, forgées sur le terrain au contact des élèves. Vous me répondrez probablement qu’en Haute-Vienne je suis isolé dans ma démarche et que l’aide personnalisée a été adoptée, sans heurts, par les enseignants. Monsieur l’inspecteur, ne vous leurrez point. Je ne fais qu’exprimer dans cette lettre, avec un peu d’honnêteté, sinon de courage, ce que beaucoup de collègues n’osent dire par peur des sanctions, sanctions qui touchent en France plusieurs enseignants dont je suis solidaire. La crainte, le silence, voire la servilité, ne sont pas des moteurs pédagogiques valables. Les professeurs ont besoin de la confiance de leur hiérarchie, de la reconnaissance de leurs qualités professionnelles, du respect de leur jugement sur les moyens de former des citoyens du monde cultivés, responsables et émancipés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’école marche sur la tête. Quel enseignant aurait hier proposé d’allonger la journée scolaire des élèves en difficulté, sans être traité d’imbécile par ses collègues et la hiérarchie réunis ? Je refuse aujourd’hui de céder à la folie qui s’est emparée de la majorité de la profession, folie qui n’est autre, pour reprendre les mots d’Antoine Prost, qu’un « Munich pédagogique », qu’un « lâche consentement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De grâce, monsieur l’inspecteur, soyez le défenseur de ma liberté de professeur, acceptez de me laisser prendre soin des élèves en difficulté au sein de la classe entière, par la pratique de l’entraide. Je concède volontiers aux collègues qui jugent l’aide personnalisée efficace de continuer à la mettre en œuvre. S’ils vont jusqu’au bout de leur logique, ils renonceront à allonger la journée des élèves pris en charge dans le cadre de ce dispositif, en décidant de travailler le mercredi matin ou à défaut pendant les vacances. Pour ma part, jugeant inefficace l’aide personnalisée, je souhaite un retour aux vingt-six heures d’enseignement pour tous, assorti d’une refonte du calendrier scolaire et d’une baisse sensible des effectifs par classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste à votre disposition pour échanger sur toutes ces questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En comptant sur votre compréhension et votre soutien, je vous prie,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur l’inspecteur, d’accepter le témoignage de ma considération.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7763501974121211700?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7763501974121211700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7763501974121211700' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7763501974121211700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7763501974121211700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/courrier-dun-resistant-son-ien.html' title='Courrier d&apos;un &quot;résistant&quot; à son IEN'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1202751929552849605</id><published>2009-05-08T10:55:00.000+03:00</published><updated>2009-05-08T10:56:38.886+03:00</updated><title type='text'>Les « désobéisseurs » toujours là</title><content type='html'>Troisième journée de mobilisation, hier, de ce collectif qui rassemble près de 2 800 enseignants refusant d’appliquer les réformes Darcos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sanctions et les menaces n’y auront rien changé. Six mois après le début du mouvement, le nombre d’enseignants « désobéisseurs » continue de grimper parmi les professeurs des écoles. Selon leur propre décompte, ils étaient « 2 747 » le 4 avril à avoir signifié publiquement, par un courrier envoyé à l’inspecteur d’académie, leur refus d’appliquer les réformes de Xavier Darcos. Hier, ce collectif, fédéré via Internet (1), a organisé sa troisième « Journée nationale de la désobéissance ». Au programme : pique-niques, conférences de presse et, bien sûr, nouveaux dépôts de lettres. Un espoir aussi. Dépasser la barre symbolique des 3 000 désobéisseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ça ne faiblit pas, assure Alain Refalo, l’un des initiateurs du mouvement. Et pourtant le ministère ne se prive pas de sanctionner durement ces enseignants récalcitrants. » Ils sont actuellement une cinquantaine à subir des retraits de salaire carabinés. Selon les académies, cela peut aller de un à… dix jours par mois ! « En ce qui me concerne, explique Alain Refalo, je perds deux jours de salaire par semaine, simplement parce que je n’applique pas les deux heures quotidiennes d’aide personnalisée. » L’argent, nerf de la guerre. Mais pas question de se laisser intimider. Pour tenir le coup, les désobéisseurs ont mis en place une « caisse de solidarité », abondée par les dons d’autres enseignants, qui les soutiennent officieusement, et de quelques parents d’élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année écoulée n’a pas atténué les critiques des désobéisseurs, qui dénoncent les multiples attaques contre l’école publique. Pêle-mêle : le démantèlement des réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté (RASED), le fichier Base élèves, l’instauration des deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée et de la semaine de quatre jours. « On a surchargé les journées pour les écoliers en difficulté, s’agace ainsi Sébastien, un instituteur de Charente. Dans le même temps, la France est devenue le pays européen où le nombre de jours d’école est le plus faible : 139 contre 188 en Finlande. » Conséquence : les professeurs des écoles peinent à boucler les nouveaux programmes, alourdis et jugés, par beaucoup, trop « passéistes ». Comme d’autres enseignants désobéisseurs, Sébastien continue, vaille que vaille, de travailler sur les bases des programmes de 2002. « Eux mettent les enfants en situation de recherche, insiste-t-il. Ils sont acteurs et non pas juste receveurs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant de critiques que partage Alain Refalo qui se sent conforté dans ses revendications. « Même les collègues qui étaient pour l’aide personnalisée constatent qu’elle est peu efficace, assure-t-il. Ils comprennent que ce n’est que de l’affichage. » Pour autant, comment peut évoluer le mouvement des désobéisseurs, qui s’écartent des formes traditionnelles de revendications et n’a pas le soutien officiel des syndicats ? Alain Refalo se dit optimiste. « La désobéissance est une alternative efficace à la grève. Nous savons que nous n’aurons pas de résultats immédiats, mais nous sommes prêts à nous installer dans la durée. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)http://resistancepe dagogique. blog4ever. com/blog/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Mouloud, pour l'humanité&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1202751929552849605?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1202751929552849605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1202751929552849605' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1202751929552849605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1202751929552849605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/les-desobeisseurs-toujours-la.html' title='Les « désobéisseurs » toujours là'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6934713148628599667</id><published>2009-05-06T10:41:00.000+03:00</published><updated>2009-05-06T10:42:53.159+03:00</updated><title type='text'>Jardins d’éveil : coup de force du gouvernement !</title><content type='html'>Déclaration de la Cgt, de la fédération Cgt des Services Publics, de la Cgt Educ’action&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement a fait inscrire l’expérimentation de jardins d’éveil dans la convention d’objectifs et de gestion de la Cnaf avec un crédit de 25 millions d’euros. Une présentation des modalités de l’expérimentation a été soumise à l’avis des administrateurs de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) le 21 avril. Faute d’éléments suffisants le dossier a été reporté à la commission d’action sociale du 28 mai prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Morano vient d’exiger que ce dossier soit ré examiné en urgence au prochain Conseil d’administration de la Cnaf , le 5 mai prochain. Il s’agit d’un véritable coup de force et d’une instrumentalisation des fonds d’action sociale de la Sécurité sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux acteurs et professionnels sont défavorables au développement de jardins d’éveil dont le but non avoué est de se substituer, à terme, aux premières années d’école maternelle. Les jardins d’éveil sont le cheval de Troie du démantèlement de l’école pré élémentaire dans notre pays. Quand d’autres pays, tels la Norvège et la Suède , organisent l’équivalent de notre école maternelle pour les enfants dès la fin de leur première année et transfèrent l’accueil des jeunes enfants sur leur ministère de l’Education, la France se prépare à faire le chemin inverse : déplacer le pilotage et le financement de cet accueil, de l’Education nationale sur les communes, la Sécurité sociale et les parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas acceptable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour les enfants avec la mise en cause de la qualité de l’accueil par l’abaissement des normes d’encadrement et des qualifications des personnels qui les prennent en charge,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour les professionnels de l’Education dont le gouvernement rêve d’économiser leurs postes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour les parents qui devront payer des jardins d’éveil alors que l’école maternelle est gratuite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour les communes sur lesquelles vont peser de nouvelles charges assumées par l’Education nationale jusqu’alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité, est que notre pays manque cruellement d’équipements de qualité pour accueillir les jeunes enfants dont les parents travaillent (plus de 800 000 naissances annuelles). Seuls 10% des enfants sont accueillis dans des structures et services pilotés et organisés avec des professionnels qualifiés. Pour les autres enfants une partie des parents est contrainte de s’arrêter de travailler, ou se tourne vers un accueil par des assistantes maternelles en gré à gré avec l’obligation de devenir l’employeur de ces salarié-e-s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse gouvernementale est, pour l’ensemble des modes d’accueil (appelés désormais modes de garde), dans l’abaissement des qualifications existantes, la baisse des normes d’encadrement, le gonflement des capacités d’accueil (4 enfants par assistante maternelle au lieu de trois maximum, 120% d’inscriptions dans les crèches au lieu de 100%...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cgt dit stop à la déréglementation en cours, dont les jardins d’éveil en sont un élément stratégique. Elle demande l’abandon de leur création, la possibilité pour les parents demandeurs, d’une scolarisation de leurs enfants dès deux ans dans des conditions adaptées au sein de l’école maternelle, le développement d’un large service public d’accueil des jeunes enfants dont les parents seraient les usagers et les acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une étude récente de l’Unicef démontre que « la bonne qualité de l’accueil du jeune enfant améliore l’ensemble de ses potentialités, contribue à améliorer ses résultats scolaires, promeut l’intégration, développe le sens civique en société, favorise l’égalité des chances pour les femmes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montreuil, le 28 avril 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6934713148628599667?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6934713148628599667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6934713148628599667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6934713148628599667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6934713148628599667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/jardins-deveil-coup-de-force-du.html' title='Jardins d’éveil : coup de force du gouvernement !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1244247068448287835</id><published>2009-05-06T10:35:00.002+03:00</published><updated>2009-05-06T10:40:45.403+03:00</updated><title type='text'>Accord avec le Vatican/Décret antilaïcité du 16 avril 2009/PETITION</title><content type='html'>Voici un lien afin d'exprimer votre désaccord en signant une pétition, si vous le souhaitez.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Défendre et promouvoir la Loi  du 9 décembre 1905 .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pour la séparation des églises et de l'Etat.&lt;br /&gt;Pour défendre la Laïcité.&lt;br /&gt;Pour défendre les principes Républicains:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                Liberté, Egalité, Fraternité.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;http://www.mesopinions.com:80/annulation-de-l-accord-Vatican-Kouchner-petition-petitions-aa7ff411b416afe1 d722a574e02b8c56.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1244247068448287835?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1244247068448287835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1244247068448287835' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1244247068448287835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1244247068448287835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/accord-avec-le-vaticandecret.html' title='Accord avec le Vatican/Décret antilaïcité du 16 avril 2009/PETITION'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2265914179100917734</id><published>2009-05-02T17:06:00.002+03:00</published><updated>2009-05-02T17:13:46.366+03:00</updated><title type='text'>Mastérisation des concours pour l'enseignement secondaire: le cas italien préfigure les dérives de la réforme Darcos</title><content type='html'>Par Claudio Murolo&lt;br /&gt;Mardi 28 avril 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;article publié dans la lettre 77&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modèle de parcours pour le recrutement des professeur du secondaire proposé par X. Darcos est très similaire au modèle en fonction en Italie entre 1980-2000 qui conjuguait Capes et Agrégation en un concours unique (de difficulté intermédiaire) à passer après 4 ou 5 ans d'études universitaires (comme dans la réforme Darcos).&lt;br /&gt;Les conséquences d’un tel système ont donc déjà bien été observées en Italie depuis les années 80 et c’est donc de celles-ci dont on va parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisons d'abord que la réussite à un concours déjà en 1980 ne débouchait pas forcément sur l’attribution d’un poste d'Enseignant.&lt;br /&gt;Les lauréats du concours n’obtenant pas de poste étaient alors classés dans une liste d’attente dite ‘liste permanente (des profs habilités)’ déposée au Rectorat (correspondante à l’ANR), le classement se faisant selon un nombre de points calculés (au départ d’après la note finale du Concours et) par la suite en tenant compte des diverses expériences d’enseignement lors de remplacements ou vacations effectuées.&lt;br /&gt;La note du concours étant fixée une fois pour toute, la seule manière d’améliorer son classement était d’effectuer des remplacements ou vacations (de 1 semaine à 9 mois) pendant que d’autres collègues n'en faisaient pas (ou pas assez) ; des raisons de refus peuvent être l’éloignement par rapport au lieu de travail, la durée trop courte proposée, etc.&lt;br /&gt;Ce système a entraîné le grossissement des listes permanentes d'attente et une situation de grande précarité. En voici les dérives les plus marquantes : La 1ère dérive naturelle a été que la période légale de tenue des concours, initialement prévue tous les deux ans, n’a plus été respectée ; par exemple quand j'ai obtenu mon agrégation en Italie en 1986 le concours ne se tenait pas depuis 9 ans (1977) le concours qui a suivi mon recrutement s'est tenu encore 7 ans après en 1993… et ceci malgré la LOI selon laquelle les concours devaient se faire tous les DEUX ans...&lt;br /&gt;On peut alors imaginer les milliers de candidats, la "confusion" et les irrégularités administratives continues qui entouraient ces concours, qui malgré tout étaient attendus comme des bouffées d’oxygène…&lt;br /&gt;Malgré la loi, l’orientation ministérielle était la suivante :&lt;br /&gt;« Si on ne veut pas créer de poste, pourquoi faire des concours ? »&lt;br /&gt;"Pourquoi financer l’organisation de nouveaux concours quand il y a une longue liste d’attente de "qualifiés reçus précédemment aux concours" prêts à faire des vacations, ce qui coûte alors beaucoup moins cher que des postes stables.... ? "&lt;br /&gt;La règle est alors devenue la précarité avec à chaque fois un recrutement sous contrat pour un certain nombre d'heures de "vacations" , ceci pendant que les meilleurs étudiants restaient en attente de concours éventuels pendant des années ou alors finissaient par se diriger vers d’autres carrières.&lt;br /&gt;La 2ème dérive immédiate a été la "régionalisation" du concours et des listes permanentes, due à cette énorme armée de candidats, avec toutes les irrégularités qui peuvent en découler à savoir « népotisme et clientélisme » : les murs du Rectorat étaient régulièrement tapissés de recours déposés par un professeur habilité contre un autre, ce dernier ayant été appelé pour un remplacement alors qu’il possédait moins de points.&lt;br /&gt;La 3ème dérive, (la plus inattendue pour les futurs enseignants mais pas pour les partisans de la concurrence à tout prix) a été que cette situation d’enseignants en attente a favorisé la naissance d’un grand nombre d'écoles privées .... Expliquons dans les détails ce piège infernal.&lt;br /&gt;Il est fréquent qu’un enseignant en attente, après 2-3 ans d'inactivité, pour essayer de mieux se placer dans la liste permanente des habilités, accepte de travailler auprès d'une école privée.&lt;br /&gt;L’Ecole privée, bien qu’elle soit en partie financée par l’Etat chaque année, affirme ne pas pouvoir supporter le coût d’un enseignant comme c’est encore le cas pour l'Ecole Publique.&lt;br /&gt;Sous prétexte d’offrir des points elle négocie alors le salaire de l’enseignant embauché : la plupart du temps, le privé offre à l’enseignant désespéré un salaire capable à peine de couvrir ses frais de transport école-maison. Ce poste négocié selon la philosophie « Enseignement gratuit (ou presque) contre points » devient finalement un poste d’enseignement reconductible l’année suivante. Cette pratique n’a jamais scandalisé le Ministère ces dernières 20 années. &lt;br /&gt;Cette situation a concerné 50% de mes collègues et amis de cours de DEA.&lt;br /&gt;Dans un tel climat de désespoir, cette pratique est encore actuelle et contribue à dévaluer totalement le métier d’enseignant. Les enseignants qui refusent de se soumettre à cet asservissement (soit les autres 50%, les mieux classés !) finissent par ne pas enseigner.&lt;br /&gt;Cette situation perdure depuis plus de 30 ans et règne encore souveraine en enrichissant de nombreux propriétaires d'Ecoles privées, légalisant ainsi le travail au noir, méprisant les mérites et le travail des individus en permettant l’accès plus rapide à l’enseignement au moins compétent et en condamnant les plus doués à l’inactivité.&lt;br /&gt;Le dernier concours en Italie s’est tenu en 1999…&lt;br /&gt;Nous avons, donc, avec l’expérience italienne un aperçu des dérives engendrées par une réforme de Mastérisation associée à une Agence Nationale de Remplacement (ANR)&lt;br /&gt;En 2000 avec l’arrivée du 3-5-8 (LMD français selon la déclaration de Bologne) les règles ont soi-disant changées… Voyons comment :&lt;br /&gt;Les concours déjà peu fréquents, trop coûteux et chaotiques ont été définitivement supprimés.&lt;br /&gt;Ils ont été remplacés par deux années supplémentaires de formation diplômante avec examen final (donc : Master2 + 2 ans = bac + 7 ans). A l’issue de ces 2 ans de formations dits de SSIS (Scuola di Specializzazione per Insegnamento Secondario), on acquiert le droit d’être inscrits dans les listes d’habilités et de travailler (plus ou moins) gratuitement pour le privé.&lt;br /&gt;De plus, ces deux années sont payantes, l’étudiant paye des droits d’inscription de 1600€ /an, (ce qui en comptant 11.000 inscrits/an assure au Ministère un butin de 17,6 Million € /an) qui avec les autres taxes et livres deviennent 2500€/an, tout cela seulement pour espérer de figurer dans des listes qui ne garantissent rien (mis à part l’exploitation par le privé !).&lt;br /&gt;En fait ce diplôme remplaçant le concours (obtenu au niveau bac + 7 ans) donne quelques chances de rentrer dans le public seulement après la quarantaine.&lt;br /&gt;Ces cours SSIS diplômants dans le métier de l’enseignement se sont tenus de 2000 à 2009 mais pour 2010 le ministre les a suspendus et a verrouillé les listes permanentes de profs habilités.&lt;br /&gt;Morale de l’histoire : dans la période 2000-2010 qui a suivi la Masterisation- Italienne le Ministère a réussi à « vendre » le droit d’accès à la liste d’enseignement qu’on délivrait avant par réussite au concours contre deux ans d’études payantes supplémentaires à chaque candidat soit une rente de 3200€ par candidat.&lt;br /&gt;De plus, il faut préciser que le taux de réussite pour ce diplôme est de seulement 20%.&lt;br /&gt;Description de la situation Finale (30 après la masterisation)&lt;br /&gt;Dans un rapport présenté à Rome le 11 février 2009 (par la Fondation Agnelli) sur la situation de l’Ecole Secondaire en Italie on explique comment depuis la suppression des concours dans les écoles l’âge moyen des Enseignants ayant un poste a explosé :&lt;br /&gt;« L’Ecole Italienne a fait les cheveux gris ou même blancs : l’âge moyen de professeurs pour leur premier poste stable a presque doublé et nous avons les profs les plus vieux d’Europe »&lt;br /&gt;La situation pour le futur est bloquée, avec les Ecoles de Spécialisation SSIS fermées, les concours supprimés, et les vieilles listes d’attente des profs habilités verrouillées : nous sommes ainsi en train de perdre toute une génération d’enseignants » (et j’ajouterais) surtout on a bouleversé et étouffé la vie d’une génération entière de jeunes.&lt;br /&gt;Depuis 1999, l’âge moyen des enseignants s’est élevé de 4 ans : il est à présent de 50 ans.&lt;br /&gt;« Environ 13,7% de nouveaux profs a 50-60 ans et 1,2 (d’entre eux) a plus de 60 ans :&lt;br /&gt;Il pourrait prendre sa retraite tout de suite après avoir eu son poste. »&lt;br /&gt;L’âge moyen des profs est passé :&lt;br /&gt;Dans la maternelle dans les derniers 10 ans de 44,1 à 48,6 ans&lt;br /&gt;Dans le CP-CM (élémentaire) est passé de 44,2 à 47,7 ans;&lt;br /&gt;Dans le collège de 47,7 à 51,0 ans&lt;br /&gt;Dans les lycées de 46,1 à 50,4 ans.&lt;br /&gt;Au total de 1998 à 2008 on est passé d’un âge moyen de 45,7 à 49,4 ans.&lt;br /&gt;Les professeurs ayant plus de 50 ans sont : 55% en Italie contre : 47% en Allemagne, 32% en Grande Bretagne, 30% en France et 28% en Espagne&lt;br /&gt;De plus pour 2009-10 une nouvelle suppression de 37.000 postes a été annoncée par le Ministère.&lt;br /&gt;Sur le quotidien La Repubblica, (article de S. Intravaia, Dossier) on peut lire :&lt;br /&gt;Voici les nombres officiels du Ministre de l’Education secondaire : disparition de 2 postes sur 3&lt;br /&gt;37 mille postes de titulaire seront supprimés dont plus que la moitié au Méridion.&lt;br /&gt;La plus pénalisée sera l’Ecole CP-CM qui perdra 15.541 titulaires (le 10%).&lt;br /&gt;Cette manœuvre sera réalisée en augmentant les heures hebdomadaires des enseignants titulaires et les effectifs des classes portés à 30 étudiants /classe. Elle privera de l’enseignement tous les non-titulaires, remplaçants et vacataires (diplômés SSIS).&lt;br /&gt;Or sans vouloir insister sur les conséquences désastreuses d’un tel système d’accès à l’enseignement on peut au moins rappeler que dans une condition de précarité similaire :&lt;br /&gt;1) L’accès à la propriété devient un rêve réservé aux plus aisés de par leur naissance.&lt;br /&gt;Les banques ne concèdent aucun prêt pour financer l’achat d’un appartement (même petit).&lt;br /&gt;2) Fonder une famille devient une responsabilité très difficile à assumer. Ceci explique les fameux jeunes-vieux italiens restant chez leurs parents jusqu’ à 35 ans et plus&lt;br /&gt;3) Beaucoup de familles jeunes sont maintenues par les retraites des grands parents.&lt;br /&gt;4) Bac + 7 ans (ou plus) pour accéder à une liste d’attente ou bien travailler gratuitement (ou presque) pour le privé. Ensuite même plus ceci (verrouillage des listes).&lt;br /&gt;5) Les rôles d’éducation de la société et de transmission du savoir sont confiés à des enseignants âgés, usés par leur parcours, gagnés par la démotivation, la détresse, la fatigue la frustration… Pendant ce temps les plus jeunes et motivés sont condamnés à l’inactivité&lt;br /&gt;Ce sont des dérèglements sociaux extrêmement graves&lt;br /&gt;Les questions suivantes s’imposent :&lt;br /&gt;Quel futur pour ce prototype de recrutement et d’Ecole ?&lt;br /&gt;Est-ce cette Ecole est destinée à être définitivement remplacée par les Ecoles privées ?&lt;br /&gt;Etait ce bien (peut être) le véritable but fixé dès le départ ?&lt;br /&gt;Quel futur pour une telle société ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par Claudio Murolo&lt;br /&gt;MCF - Centre de Mathématique Informatique Université de Provence&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2265914179100917734?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2265914179100917734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2265914179100917734' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2265914179100917734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2265914179100917734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/masterisation-des-concours-pour.html' title='Mastérisation des concours pour l&apos;enseignement secondaire: le cas italien préfigure les dérives de la réforme Darcos'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7499103858151711842</id><published>2009-05-02T17:05:00.000+03:00</published><updated>2009-05-02T17:06:16.813+03:00</updated><title type='text'>Voici un moyen (?)  de défendre les services publics.</title><content type='html'>par AREN-adhérents&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faut 4,4 millions de signatures pour un référendum: c'est possible si 1 envoi permet d'obtenir plusieurs signatures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président de la région Provence-Alpes- Côte-d'Azur, Michel Vauzelle (PS), a lancé une pétition en ligne demandant l'inscription dans la Constitution d'une charte des services publics garantissant "le droit pour tous à des services publics de qualité et de proximité".&lt;br /&gt;&gt; Cette pétition, accessible depuis le 15 avril sur le site www.referendum- servicespublics. fr affirme qu'on ne peut pas affaiblir les services publics sans affecter gravement la République .&lt;br /&gt;&gt; En effet, selon M. Vauzelle, les services publics sont non seulement "un avantage pour notre pays dans la compétition internationale" mais aussi "un instrument irremplaçable de protection des citoyens, qui garantit les principes d'égalité et de solidarité nationales". "Ils sont au cœur des valeurs et de la devise républicaines" , assure-t-il.&lt;br /&gt;&gt; Le député des Bouches-du-Rhône juge donc "plus que jamais nécessaire" de les défendre "en inscrivant dans notre Constitution une charte des services publics qui proclame solennellement l'attachement du peuple français à ces principes essentiels de la République".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7499103858151711842?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7499103858151711842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7499103858151711842' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7499103858151711842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7499103858151711842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/voici-un-moyen-de-defendre-les-services.html' title='Voici un moyen (?)  de défendre les services publics.'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7954034297238979376</id><published>2009-05-01T12:03:00.002+03:00</published><updated>2009-05-01T12:05:55.544+03:00</updated><title type='text'>Quand le prêtre formera l'instituteur</title><content type='html'>par Caroline Fourest&lt;br /&gt;LE MONDE | 30.04.09 | 12h54  •  Mis à jour le 30.04.09 | 12h54&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de- Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l'instituteur "dans la transmission des valeurs". Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne "reconnaît aucun culte". Mais le président s'obstine. Notamment avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l'esprit de 1905.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance" ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour "reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l'école publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline Fourest&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 02.05.09&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7954034297238979376?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7954034297238979376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7954034297238979376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7954034297238979376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7954034297238979376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/quand-le-pretre-formera-linstituteur.html' title='Quand le prêtre formera l&apos;instituteur'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1470745144642124578</id><published>2009-05-01T12:00:00.000+03:00</published><updated>2009-05-01T12:03:36.927+03:00</updated><title type='text'>APPEL du 21 AVRIL des enseignants du primaire en résistance</title><content type='html'>A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il n’est pas fatal que cette heure sonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· *les enseignants du primaire* à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· *les syndicats* à reprendre à leur compte le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d’éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· *les parents d’élèves* à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l’autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· *les citoyens *à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l'avenir de l'enseignement public, de la maternelle à l’université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· *les élus* à s’engager instamment à défendre l'intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l’insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils appellent à* *une* 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale* le mercredi 6 mai,* après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouvement des enseignants en résistance pédagogique fédérés par le blog /Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1470745144642124578?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1470745144642124578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1470745144642124578' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1470745144642124578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1470745144642124578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/05/appel-du-21-avril-des-enseignants-du.html' title='APPEL du 21 AVRIL des enseignants du primaire en résistance'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5156886375282990716</id><published>2009-04-28T11:24:00.002+03:00</published><updated>2009-04-28T11:27:36.353+03:00</updated><title type='text'>un nouveau site très intéressant</title><content type='html'>voici le lien donc vers le site " Quelle école pour demain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://4tous.net/ecoledemain/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5156886375282990716?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5156886375282990716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5156886375282990716' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5156886375282990716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5156886375282990716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/un-nouveau-site-tres-interessant.html' title='un nouveau site très intéressant'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4034099511747886680</id><published>2009-04-28T11:16:00.002+03:00</published><updated>2009-04-28T11:22:28.487+03:00</updated><title type='text'>Base élève : un fichage légal ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sfa8uC0y0wI/AAAAAAAAAGY/u5u_YlTUdnI/s1600-h/im3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 239px; height: 228px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sfa8uC0y0wI/AAAAAAAAAGY/u5u_YlTUdnI/s400/im3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329654708257870594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un excellent article de synthèse sur Base élève à lire sur le Quelle école pour demain ? repris par "sauvons l'école"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2004, le fichier informatique Base Elève 1er degré est expérimenté, puis généralisé dans presque toutes les écoles maternelles et primaires de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but annoncé est de relever et traiter des données concernant les élèves, et leur parcours scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le site de l’Académie de Rennes, à l’instar de "Sconet" (SCOlarité sut le NET) utilisé depuis 1993 dans le second degré, ce traitement informatisé permettrait :&lt;br /&gt;- une aide à la gestion locale de la vie scolaire&lt;br /&gt;- le suivi pédagogique du parcours des élèves&lt;br /&gt;- le pilotage académique du système scolaire&lt;br /&gt;- le suivi statistique national des effectifs d’élèves de la maternelle à l’entrée en 6e.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, 179 directeurs et directrices d’écoles ont signé l’Appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants du 8 novembre 2008 et ce, malgré les menaces et sanctions déjà subies par certains d’entre eux dès le mois d’octobre de la même année. (1, 2) . Cette obstination et ce manquement aux devoirs du fonctionnaire peuvent surprendre. Pourquoi donc de figer dans une opposition archaïque alors l’utilisation de l’informatique semble pouvoir permettre une gestion plus efficace de la scolarité des élèves ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de positions de principe ou de combat qualifiés d’arrière garde, il semblerait que ces réfractaires puissent d’appuyer sur la loi pour dénoncer le fichier Base Elève 1er degré. A ce titre, leur protestation a trouvé des relais auprès des parents d’élèves et suscité des échos dans les instances internationales de l’ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, dans le cadre de l’application de la convention relative aux droits de l’enfant, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU somme la France de s’expliquer : &lt;br /&gt;- sur les différentes banques de données dans lesquelles les informations personnelles sur les enfants sont collectées et/ou conservées ; &lt;br /&gt;- sur les missions de service public auxquelles servira la conservation au niveau national de données nominatives de « Base élèves 1er degré » ;&lt;br /&gt;- sur les raisons pour lesquelles le droit d’opposition prévu par la loi ne s’applique pas à ce dispositif, et les conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants. Directive adressée à la France, le 24 février 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, une plainte contre X a été déposée par les groupes de parents du Collectif national de résistance à Base élèves Contre le fichage à l’école, dans plusieurs départements. Cette plainte, rédigée avec l’aide du Syndicat des Avocats de France, détaille les atteintes à la loi informatique et liberté ainsi qu’aux conventions relatives à la protection de la vie privée observées dans le cadre mise en place de Base élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons, point par point, les éléments qui ont posé problème au cours de la mise en place de ce fichier, et ceux qui restent encore à ce jour litigieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; I- SECURISATION DES FICHIERS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abréviations :&lt;br /&gt;- CNIL : Commission nationale de l’informatique et des libertés&lt;br /&gt;- MEN : Ministère de l’Education Nationale.&lt;br /&gt;- BE1d : Base élève 1er degré&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB : on peut trouver en fin d’article la citation des articles de loi cités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A- LA LOI : UNE SECURISATION OBLIGATOIRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l’article 34 de la loi à l’informatique, aux fichiers et aux libertés,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;en tant que responsable du BE1d, le MEN est tenu de garantir que les données relevées :&lt;br /&gt;- ne seront pas accessibles à des personnes non autorisées,&lt;br /&gt;- ne pourront pas être déformées ou endommagées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B- MISE EN PLACE : LA CHARRUE AVANT LES BOEUFS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en place accélérée de Base Elève dans le premier de degré s’est pourtant faite selon une démarche qui peut sembler étrange, tant du point de vue de la rigueur que de celui de la légalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’expérimentation du fichier a lieu dès 2004-2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, dès le début de la procédure entamée seulement fin 2004 par le MEN, la CNIL souligne le problème de la sécurité des transmissions d’informations par le réseau internet, la proposition d’un accès à la base par un nom de compte et mot de passe étant jugée insuffisante du point de vue de la sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le MEN déclare dans un courrier à la CNIL du 17 mai 2005 : “Le réseau de transmission est sécurisé par un passeport électronique qui garantit l’identité de l’utilisateur. Ces passeports sont, dans le cadre de l’expérimentation, fonctionnels. Ils sont remis à un représentant de l’entité concernée (mairie, école).”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, le MEN n’a pas mis en place ce passeport électronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est que le 26 juin 2006 que la CNIL constate que “l’identification forte par passeport électronique” permettant d’accéder aux données de la “base élèves”, n’aurait pas été implantée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réponse, le MEN fournit à la CNIL une note du 21 juin 2006 à propos de la mise en place des passeports par clés USB RSA qui indique : “L’inconvénient de la solution était que l’installation du support était intrusive par rapport à des postes de travail hétérogènes et non maîtrisés dans le cadre d’une politique globale d’équipement (les équipements des écoles sont financés par les mairies)” (3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En 2006-2007, l’utilisation du fichier est élargie à la moitié des départements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le 11 juin 2007, l’intersyndicale de l’Ille et Vilaine informe la CNIL de graves dysfonctionnements du BE1d : des personnes extérieures à l’expérimentation ont constaté qu’elles pouvaient avoir librement accès aux fichiers des élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un appel d’offre est lancé le 15 juin 2007 pour la sécurisation de l’accès aux fichiers BE1d. (4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dès la rentrée 2007, le déploiement est initié sur tout le territoire français. Il est achevé à partir de la rentrée 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourtant, c’est seulement à partir du second semestre 2008 que des clés électroniques de sécurisation et des codes PIN sont expérimentés pour limiter l’accès de BE1d. (5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C- AU FINAL : SECURISATION IMPOSSIBLE ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dispositif d’identification n’est toujours pas opérationnel fin 2008 sur certains départements. Selon les déclarations même du Ministère à la CNIL, il ne peut être garanti par le MEN, dans la mesure où les postes informatiques des écoles sont gérés par les mairies. (6)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A partir de la rentrée 2008, les directeurs refusant d’utiliser BE1d ont commencé à être sanctionnés par des retraits de salaires et des sanctions administratives...&lt;br /&gt; II- RESPECT DE LA VIE PRIVEE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A- LA LOI : DROIT AU RESPECT DE LA LOI PRIVEE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales, ratifiée par la France le 1er novembre 1988, article 8.&lt;br /&gt;- 1-Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.&lt;br /&gt;- 2-Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien‑être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces droits sont repris par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, article 16.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B- 2004 : QUELLE VIE PRIVEE ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;’Avant la mise en place de BE1d,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les données concernant les adresses et n° de tel des parents existaient bien dans les écoles, mais sur des fichiers papier, qui n’étaient transmis à aucune personne extérieure.&lt;br /&gt;- les données concernant l’absentéisme d’un élève n’étaient données à l’IEN qu’en cas de problème avéré.&lt;br /&gt;- les données concernant le handicap ou la santé des élèves étaient gérées par les médecins scolaires et psychologues scolaires, et soumises au secret professionnel.&lt;br /&gt;- les nationalités, langues et pays d’origine des familles n’étaient ni demandées ni consignées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nature des champs à renseigner dans la première version de Base Elève premier degré, proposée en 2004 (7), a soulevé de multiples critiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans le volet « Etat Civil » de l’enfant et des parents (ou responsable légal) partagé avec les services communaux (mairie/inscription) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * l’identité, les adresses des parents,&lt;br /&gt;    * mais aussi : les numéros de téléphone domicile / portables / travail, les professions des parents, les « origines géographiques de l’enfant » (pays d’origine, date d’arrivée en France).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans le volet « Cursus scolaire » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * des éléments de la scolarité actuelle de l’élève : cycle, niveau, classe, nom de l’enseignant, proposition à l’issue du cycle,&lt;br /&gt;    * des informations périscolaires (cantines, études, garderies....),&lt;br /&gt;    * des informations sur la scolarité antérieure (écoles fréquentées, départements...).&lt;br /&gt;    * la langue vivante, nom de l’intervenant&lt;br /&gt;    * mais aussi : la langue et culture d’origine, l’absentéisme signalé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans le volet « Besoins éducatifs » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * les Auxiliaires de Vie Scolaire,&lt;br /&gt;    * mais aussi :&lt;br /&gt;    * les projets d’accueil individualisés,&lt;br /&gt;    * les suivis RASED (Réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté),&lt;br /&gt;    * l’intégration en CLIS (classes d’intégration scolaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C- 2006 : « CE DOCUMENT ÉTAIT PROFONDÉMENT LIBERTICIDE ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à de multiples plaintes, les champs concernant la profession et la catégorie sociale des parents, l’origine, la situation familiale de l’élève, ont été retirés du périmètre des données collectées dans le logiciel BE1d depuis juin 2006. (8)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministre de l’Education Nationale, a reconnu, le 17 juin 2008, lors d’un débat en commission parlementaire, que « ... ce document était profondément liberticide. L’origine sociale des familles, la langue des parents, etc. ne nous intéressent pas. Le fait de les indiquer est inutile et n’est pas conforme à la tradition républicaine de l’école de Jules Ferry, qui doit accueillir les enfants quels qu’ils soient pourvu qu’ils soient d’âge scolaire. Nous avons donc modifié le décret relatif à la “ base élèves ”, de façon qu’elle indique uniquement le nom et l’âge de l’élève. » (9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il demeure dans la BE1d, des données personnelles concernant les élèves.&lt;br /&gt;- Certaines, comme l’absentéisme, peuvent être utiles à la gestion de la scolarité et au suivi des parcours des élèves : elles devraient cependant rester internes aux établissements scolaires concernés.&lt;br /&gt;- Les données relatives aux Réseaux d’Aide Scolaire aux Elèves en Difficulté (RASED), peuvent toujours être renseignées dans BE1d. Même si leur saisie est à présent facultative cette possibilité remet en question leur confidentialité.&lt;br /&gt;- Le champ "nationalité", qui a remplacé celui concernant "l’origine géographique" reste obligatoire, (10), bien que MEN ne soit pas habilité à relever ce genre de donnée.&lt;br /&gt; III- INFORMATION DES FAMILLES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A- LA LOI : LE DROIT D’ETRE INFORME&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les article 32, 39, 40 de la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute famille inscrivant son enfant à l’école devrait être informée du fait que les renseignements qu’elle fournit lors de l’inscription seront repris dans un fichier informatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a droit d’accès de contrôle et de modification sur les données la concernant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est par ailleurs en droit de savoir :&lt;br /&gt;- A qui seront transmis ces renseignements et dans quel but.&lt;br /&gt;- Si c’est obligatoire de fournir ces informations et quelles sanctions sont appliquées en cas de refus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B- MISE EN PLACE ET MODIFICATIONS : UNE TOTALE OPACITE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La BE1d a été mise en place puis modifiée sans aucune information à destination des parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a fonctionné de manière « expérimentale » entre 2004 et 2006 et il n’existe aucune garantie concernant la suppression des données collectées désormais non exigibles depuis l’arrêté du 20 octobre 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La base de données SCONET actuellement utilisée au collège contient à présent de nombreux champs litigieux qui étaient prévus au départ dans la BEd : notes, absences, nationalité, tout cela sans aucune information des familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les fiches de renseignements à remplir par les parents prévues par le MEN pour l’année scolaire 2008/2009 comportent encore de nombreuses irrégularités :&lt;br /&gt;- elles ne contiennent aucune mention relative au traitement BE1d ou SCONET ;&lt;br /&gt;- elles ne font pas apparaître le partage des données avec l’inspecteur de circonscription et l’inspecteur d’académie ou d’autres organismes ;&lt;br /&gt;- elles ne mentionnent pas les finalités du traitement ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C- INTERCONNEXIONS MULTIPLES ET BUTS INVERIFIABLES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les données à caractère personnel du traitement BE1d seront au moins pour partie d‘entre elles intégrées, grâce à l’INE (identifiant national élèves), dans la (BNIE) (Banque Nationale d’Identification des Elèves).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles pourront être reprises :&lt;br /&gt;- dans la base SCONET pour les enfants qui rejoindront le second degré, puis l’université.&lt;br /&gt;- dans la base OCEAN pour la gestion des examens et concours,&lt;br /&gt;- dans la base SISE pour le suivi des étudiants, ce qui implique des liens avec le Ministère de la recherche et des Universités.&lt;br /&gt;- dans la base SIFA pour la gestion des apprentis dans les Centres de Formation des Apprentis, ce qui implique des liens avec les régions, les chambres de commerce, de métiers ou d’agriculture, les entreprises et les établissements d’enseignement public ou privé.&lt;br /&gt;- dans la base SIA pour ceux qui iront en lycée ou école d’ingénieur agricole, ce qui implique des liens avec le Ministère de l’Agriculture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les données à caractère personnel du traitement BE1d sont également interconnectées avec les systèmes de traitement automatisé de données personnelles des mairies et des services d’Action Familliale et Sociale, notamment pour le recensement des enfants soumis à l’obligation scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ampleur de ces possibilités d’interconnexion laisse peu de chance aux personnes concernées d’exercer leurs droits de vérification des données, des destinataires et des buts poursuivis par chacun d’eux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D- QUELLES GARANTIES A LONG TERME ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines informations pourront être conservées pendant une période qui pourra aller jusqu’à 35 ans selon les déclarations faites par les services de l’Education Nationale à la CNIL le 8 février 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui peut garantir la neutralité de l’utilisation d’un fichier de données sur une telle durée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Personne ne peut savoir comment un fichier, créé pour telle ou telle raison, évoluera au gré des lois, si bien que son objet est très vite détourné. Lorsqu’on a voté la création du fichier des empreintes génétiques (le Fnaeg), sous le règne d’Élisabeth Guigou en 1998, c’était soi-disant pour traquer les délinquants sexuels dangereux. Et on s’est aperçu plus tard que la loi a évolué pour concerner des petits délits, notamment suite à la loi Sarkozy de 2003. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Rajsfus, cofondateur de l’Observatoire des libertés publiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB : Maurice Rajsfus parle en connaissance de cause, lui qui a été inscrit au « fichier juif » en octobre 1940, avant d’être arrêté par des policiers français, le 16 juillet 1942, au cours de la rafle du Vel’ d’Hiv’ — il avait 14 ans. A cette époque, l’existence d’un fichier de type Base élève n’était pas techniquement envisageable.&lt;br /&gt; IV- PROCEDURES LEGALES VIS-A-VIS DE LA CNIL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A- LA LOI : LE BE1d EST SOUMIS A DEMANDE D’AUTORISATION DE LA CNIL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l’article 25 de la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fichiers BE1d&lt;br /&gt;- comportant des appréciations sur les difficultés sociales des personnes,&lt;br /&gt;- pouvant être utilisés pour supprimer un droit ou un prestation,&lt;br /&gt;- pouvant être interconnectés avec des administrations ou des personnes ayant des buts différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont donc soumis à l’obligation d’une demande d’autorisation à la CNIL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B- LES FAITS : UNE SIMPLE DECLARATION DE BE1d&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’expérimentation du traitement BE1d a débuté avant même la moindre déclaration à la CNIL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fichier est instauré par arrêté du 20 octobre 2008, après une procédure de simple déclaration à la CNIL,déposée le 24 décembre 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de mettre en conformité la déclaration avec le contenu réel de l’application, le Ministère de l’éducation Nationale a déposé le 19 février 2008 une déclaration modificative, pour laquelle la Cnil a établi un récépissé le 22 avril 2008 (11)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’obligation de demande d’autorisation imposée par la nature du fichier mis en place n’a pas été pas respectée.&lt;br /&gt; V- EN GUISE DE CONCLUSION : UN ORDINATEUR, LUI, N’AURAIT PAS PROTESTÉ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin du lundi 17 septembre 2007, l’Inspecteur d’Académie du Haut-Rhin a envoyé aux 850 écoles du département un mail leur demandant de signaler les élèves scolarisés « sans papiers ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ensemble de la communauté éducative a immédiatement dénoncé cette démarche inacceptable et, dans l’après-midi même, l’administration a annulé sa demande (12).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on imaginer comment les choses se seraient passées si l’administration avait disposé d’un fichier national centralisé des enfants ? Les ordinateurs ne sont pas dotés ni de conscience ni de capacité de protestation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4034099511747886680?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4034099511747886680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4034099511747886680' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4034099511747886680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4034099511747886680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/base-eleve-un-fichage-legal.html' title='Base élève : un fichage légal ?'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Sfa8uC0y0wI/AAAAAAAAAGY/u5u_YlTUdnI/s72-c/im3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5408016343494429783</id><published>2009-04-28T11:05:00.000+03:00</published><updated>2009-04-28T11:14:11.102+03:00</updated><title type='text'>Solidaires et déterminés pour sauver l'école publique</title><content type='html'>Après avoir été démis de ses fonctions, Jean-Yves Le Gall, directeur d'école en Isère, a été sommé, début avril, de demander une autre affectation pour la rentrée 2009 ;&lt;br /&gt;La semaine dernière, Isabelle Huchard, directrice d’école dans l'Hérault, a été sanctionnée d’un blâme ;&lt;br /&gt;François De Lillo, directeur d'école en Ariège, est convoqué en commission disciplinaire ce jeudi 23 avril ;&lt;br /&gt;Tous trois refusent « de participer à l’établissement d’un répertoire national d’immatriculation des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans » et, comme 180 collègues, sont signataires de l’appel des directeurs contre Base élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors même que la justice, emboîtant le pas du Comité des droits de l'enfant de l'ONU, se saisit du dossier « Base Elèves » au travers d'une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Marseille, sur ce fichier informatique controversé, la répression est la seule réponse apportée par l’Etat à ces actes conscients de désobéissance. Pourtant, comme les enseignants en résistance pédagogique, qui l'ont réaffirmé dans leur appel du 21 avril, les directeurs d'école ne céderont pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour obtenir plus que la levée des sanctions infligées à ces collègues, Bastien Cazals appelle l’ensemble des directeurs d’école à signer l’appel contre Base Elèves (écrire à base-eleves@orange.fr) et les parents d’élèves de l'Hérault à effectuer un dépôt collectif de plaintes contre X dans les prochaines semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut plus que le retrait de Base élèves... Aujourd'hui, il est tout simplement question de sauver l'école publique, dont la mutation en entreprise sera un véritable désastre républicain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bastien Cazals, le 21 avril 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5408016343494429783?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5408016343494429783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5408016343494429783' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5408016343494429783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5408016343494429783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/solidaires-et-determines-pour-sauver.html' title='Solidaires et déterminés pour sauver l&apos;école publique'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3365023687623440529</id><published>2009-04-27T11:26:00.001+03:00</published><updated>2009-04-27T11:28:33.902+03:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>par SNUDI.FO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortir les enfants de 2-3 ans de l’école représente la première phase d’une remise en cause de l’existence même de l’école maternelle publique, gratuite et laïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abandon de l’ « expérimentation » des jardins d’éveil ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jardins d’éveil seront « intégrés dans les écoles lorsque cela est possible »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4 avril, Mme Morano secrétaire d’Etat à la famille a annoncé : « Dès la rentrée, nous allons expérimenter un autre mode de garde qui viendra compléter la palette déjà proposée, les jardins d'éveil pour les 2-3 ans.(…) L'idée est de mutualiser les moyens et d'optimiser les structures et donc oui, ils seront intégrés dans les écoles lorsque cela est possible. » Cette structure, en rassemblant des classes et des jardins d’éveil payants, réunirait des personnels aux statuts différents (professeurs des écoles, éducateurs jeunes enfants, personnels municipaux, contrats précaires…) et dépendrait donc de plusieurs tutelles. Ce « nouveau service public »  comme l’a présenté le gouvernement ne serait plus l’Education nationale, mais un système dénationalisé, régionalisé constitué d’établissements et de structures autonomes comme le préconise la proposition de loi sur les EPEP (Etablissements Publics d’enseignement primaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A St Etienne dans la Loire , parents et enseignants soutenus par le SNUDI-FO s’opposent à la fermeture d’une maternelle que le maire et l’IA veulent remplacer par un jardin communal d’enfants. Ce n’est qu’un exemple…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une « expérimentation » pour réduire les coûts et privatiser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pouvoirs publics, depuis des mois, ne cessent d’insister sur le coût annuel d’un élève de maternelle : 4660 euros en 2006, coût financé à 50% par l’Education nationale soit 2 330 euros par an et par élève dont plus de 99 % représentent des dépenses de personnels enseignants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Mme Morano et M Darcos, c’est insupportable, l’Etat doit donc se désengager. C’est pourquoi Mme Morano précise « Le financement de 8000 places est prévu dans la nouvelle convention que nous signerons avec la CNAF. Il sera croisé, CAF, collectivités locales, parents en fonction de leurs revenus comme pour une place de crèche, mais aussi les entreprises qui, dans le cadre de leur politique familiale, pourront financer les places de jardins d'éveil tout comme elles financent des places de berceaux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une « expérimentation » pour supprimer des milliers de postes comme l’impose la RGPP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dix ans, depuis 1998 et dans un contexte de forte augmentation démographique, 3 559 classes maternelles ont été supprimées et 1880 écoles maternelles publiques ont fermé au nom « des objectifs de régulation budgétaire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et concernant la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, depuis 2000, selon le ministère, le taux de scolarisation est passé de 35,4 % en 2000 à 21,3 % à la rentrée 2008, en huit ans c’est 113 000 enfants qui n’ont pu être scolarisés avant l’âge de 3 ans. Qui peut croire qu’avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), l’objectif « de la diminution, voire de la suppression » de la scolarisation ne concernera pas aussi à terme les enfants de 3, 4 et 5 ans ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une « expérimentation » qui remet en cause le statut d’enseignant fonctionnaire d’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques mois, un rapport parlementaire, celui des sénateurs Papon et Martin préconisait une coordination locale des instances et personnels concernés (enseignants, éducateurs de jeunes enfants, ATSEM, auxiliaires de puériculture…) sous la forme de groupes « petite enfance » à l'échelle d'une commune ou d'un quartier. Pour eux,  « Les professeurs des écoles pourraient jouer un rôle au sein de ces jardins d'éveil en apportant leurs connaissances pédagogiques et éducatives à l'équipe du jardin d'éveil par un travail de rencontres, d'échanges ou de formation, selon des modalités qui devront faire l'objet d'une concertation ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enseignants de l’école maternelle deviendraient ainsi les personnels référents de ces nouvelles structures et seraient donc placés sous la tutelle des collectivités territoriales et des différents partenaires.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion…une « expérimentation » pour remettre en cause l’école maternelle publique, gratuite et laïque au profit de structures d’accueil payantes sous la responsabilité des collectivités locales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le « document d’orientation » rendu public le 14 novembre 2007 à la suite du protocole de discussion que le SNUDI-FO avait refusé de signer, le ministre présentait les premières propositions. Concernant la maternelle, on pouvait lire : « Les missions de l’école maternelle seront redéfinies en fonction des âges d’accueil. (…) Il n’est pas envisageable qu’elle soit réduite à une fonction de garde pour de très jeunes enfants qui ne retirent aucun bénéfice mesurable d’une scolarisation trop précoce ». Le SNUDI-FO appelle à l’action commune parents/enseignants /syndicats pour l’abandon de l’expérimentation des jardins d’éveil, pour le maintien et la création des postes pour garantir des classes maternelles à 25 élèves maximum et 15 en PS avec les locaux et les ATSEM nécessaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3365023687623440529?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3365023687623440529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3365023687623440529' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3365023687623440529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3365023687623440529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/par-snudi.html' title=''/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1025361796386450348</id><published>2009-04-24T15:19:00.000+03:00</published><updated>2009-04-24T15:21:48.797+03:00</updated><title type='text'>Bordeaux bat Nice, Toulouse l'emporte à Lyon, Paris écrase Marseille...</title><content type='html'>Non, il ne s'agit pas des résultats de football en Ligue 1 mais du classement aux évaluations de CM2 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car comme on pouvait s'y attendre, et nous l'avions dénoncé dès le départ sur le site http://www.darcos- demission. org/ , il existe désormais de telles publications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.linterna ute.com/actualit e/education/ dossier/test- des-cm2-les- resultats- par-region/ niveau-des- cm2-qui-sont- les-meilleurs. shtml?f_id_ newsletter= 766&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit pour l'instant d'un classement par académie, mais le ver est dans le fruit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut lire à propos de ces évaluations, l'analyse de Pierre Frackowiak, Inspecteur honoraire de l'Education nationale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] "Des tonnes de papier, des centaines d’instructions en cascade dans les tuyaux d’orgue de l’institution, des centaines de réunions, des négociations et des marchandages, des pressions à tous les niveaux de la pyramide, un développement de l’autoritarisme, le stress des enfants et de leurs familles, une démobilisation voire l’écœurement des enseignants, un contrôle pesant de l’exécution des ordres, des tricheries et des suspicions de tricheries, des résistances naturelles et légitimes, des inspecteurs qui  se sont coupés des enseignants, une détérioration du climat dans les écoles…" [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.cafepeda gogique.net/ lexpresso/ Pages/2009/ 04/EvaluationetS outien.aspx&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Grandserre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : moyen parmi d'autres de manifester notre opposition à ce simulacre, la pétition est toujours en ligne avec 9.277 signatures.. .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1025361796386450348?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1025361796386450348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1025361796386450348' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1025361796386450348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1025361796386450348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/bordeaux-bat-nice-toulouse-lemporte.html' title='Bordeaux bat Nice, Toulouse l&apos;emporte à Lyon, Paris écrase Marseille...'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4440914263255566166</id><published>2009-04-11T15:16:00.001+03:00</published><updated>2009-04-11T15:19:19.335+03:00</updated><title type='text'>Lettre ouverte aux étudiants français et à leurs parents</title><content type='html'>Depuis le début du mois de février 2009, soit depuis deux mois, de nombreux enseignants-chercheurs poursuivent un mouvement de résistance aux réformes que le gouvernement actuel entend leur imposer. Parce que la désinformation est grande, tant de la part du gouvernement que de celle des médias, il paraît aujourd'hui nécessaire de vous expliquer pourquoi et comment la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités ainsi que les deux projets de réforme du statut des enseignants-chercheurs et du recrutement des enseignants du premier et du second degré vous menacent directement, vous, vos enfants, vos petits-enfants et leur avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi LRU&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votée le 10 août 2007 à la hussarde, cette loi prévoit notamment que les universités devront désormais trouver elles-mêmes leurs financements : en termes clairs, l'Etat se retire de ce secteur et laisse les établissements du supérieur trouver l'argent dont ils ont besoin pour fonctionner. Cela signifie concrètement que les établissements du supérieur doivent s'en remettre à des fonds privés, notamment à des entreprises, qui acceptent d'investir sur eux. Il va de soi que les entreprises ne vont pas financer n'importe quel secteur : elles n'octroieront d'argent qu'aux disciplines qui les intéressent. Dans cette perspective, des disciplines telles que les lettres classiques et modernes, les langues vivantes, les langues anciennes, la philosophie, l'Histoire, la sociologie et d'une manière générale, tout ce qu'on appelle les sciences humaines, deviendront, dans le meilleur des cas, extrêmement rares et, le plus souvent, disparaîtront purement et simplement de la plupart des universités. Les moyens financiers devenant plus rares, les Universités auront de moins en moins les moyens de se doter de personnels administratifs : les documentalistes, secrétaires, techniciens disparaîtront donc peu à peu des établissements publics du supérieur. Les Universités, par la loi LRU, deviennent propriétaires de leurs locaux qu'elles sont censées entretenir par leurs propres moyens : l'argent devenant rare, il va de soi que les locaux des universités seront de plus en plus délabrés.&lt;br /&gt;Une autre conséquence de l'introduction de cette logique économique à l'intérieur de l'Université sera l'augmentation faramineuse (plusieurs centaines puis à terme plusieurs milliers d'Euros par an) des frais d'inscription et de scolarité puisque les établissements du supérieur seront réduits à trouver seuls les deniers nécessaires à leur existence et à leur fonctionnement.&lt;br /&gt;Autre conséquence encore de la loi LRU : le regroupement des disciplines dans des lieux précis, les Universités étant conduites, du fait de cette loi, à orienter leurs disciplines en fonction de la demande des entreprises locales qui les financeront. Apparaîtront donc des pôles disciplinaires : on étudiera la chimie à Marseille, les nanotechnologies à Grenoble, l'agronomie à Rennes.. Si vous vivez à Caen et que votre enfant souhaite devenir chimiste, il ne pourra pas étudier dans l'Université la plus proche car cette discipline aura disparu. Il devra partir pour Marseille et il vous faudra financer l'inscription, la scolarisation, le logement et la vie quotidienne de votre enfant à l'autre bout de la France. Inutile de se leurrer, cela sera très largement au-dessus des moyens financiers de la plupart des familles françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mastérisation des concours de l'enseignement primaire et secondaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent, les enseignants du premier degré étaient recrutés au moyen d'un concours appelé CRPE (Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles), ceux du secondaires au moyen de deux concours, le CAPES (Certificat d'Aptitude Professionnelle à l'Enseignement Secondaire) et l'Agrégation. Tous ces concours, requérant de grandes compétences disciplinaires, garantissaient que les enfants des établissements publics primaires et secondaires étaient confiés à des enseignants pleinement qualifiés. Ces concours pouvaient être présentés par les candidats dès qu'ils avaient obtenu une Licence, soit après trois ans d'études.&lt;br /&gt;Ces personnels enseignants étaient, dès lors qu'ils avaient réussi leur concours, des fonctionnaires de l'Etat Français : payés par lui, ils étaient aussi à son service et rejoignaient un poste en tant que stagiaires où ils exerçaient leur fonction. Ce stage d'un an accompagné était rémunéré normalement et à l'issue les jeunes enseignants étaient titularisés.&lt;br /&gt;Pour les étudiants, ce système avait l'avantage de garantir un revenu mensuel décent dès lors qu'ils réussissaient l'un de ces concours : l'année de stage correspondait à la cinquième année d'études d'un jeune. Cela signifie qu'à l'âge d'environ 23 ans, un jeune lauréat aux concours de l'enseignement était professionnellement qualifié et financièrement autonome, ce qui représentait pour les parents un soulagement.&lt;br /&gt;Pour le service public d'enseignement, ce recrutement sur concours permettait d'avoir toutes les garanties de compétence et de dévouement de la part de l'enseignant recruté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or la mastérisation de ces concours va apporter les changements suivants :&lt;br /&gt;- pour enseigner, les étudiants devront être titulaires d'un diplôme universitaire de fin de cinquième année (M2) spécialisé en enseignement (ce qui représente deux ans d'études supplémentaires).&lt;br /&gt;- ce diplôme universitaire n'aura pas nécessairement le même contenu disciplinaire que les concours de recrutement de l'enseignement en vigueur jusqu'ici : cela signifie que des étudiants pourront obtenir un diplôme d'enseignement d'une langue vivante, par exemple, en la parlant très mal.&lt;br /&gt;- ce diplôme universitaire ne conduira pas à un stage de formation : si votre enfant souhaite devenir enseignant, il devra, après avoir obtenu son M2 (donc après avoir accompli 5 ans d'études), chercher lui-même un établissement qui l'accepte comme stagiaire. Ce stage ne sera pas nécessairement rémunéré. Si l'étudiant est parvenu à accomplir un stage, son parcours du combattant ne s'arrêtera pas là : il devra encore trouver seul un poste. Il devra pour cela solliciter lui-même des établissements du primaire ou du secondaire, qui pourront ne l'employer que durant l'année scolaire, soit dix mois : ce jeune enseignant ne sera donc pas payé durant les vacances scolaires et il ne sera pas titulaire de son poste. Il sera en d'autres termes un travailleur précaire. Ce qui signifie que les élèves du primaire et du secondaire auront face à eux des enseignants aux compétences amoindries et socio-économiquement fragilisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réforme du statut des enseignants-chercheurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enseignants qui font classe aux étudiants sont des personnels très qualifiés : titulaires d'un doctorat, titulaires de divers concours de recrutement de l'enseignement (concours de l'agrégation, concours d'accès aux postes de maîtres de conférences), ils ont en général accompli des études qui ont duré plus de 10 ans. Ils sont mal payés compte tenu de leurs qualifications (un jeune maître de conférences gagne environ 2000 Euros par mois).&lt;br /&gt;Ces enseignants-là sont des enseignants-chercheurs : pour obtenir leur doctorat ils ont effectué des recherches et écrit une thèse sur une période pouvant varier de 3 à 7 ans. A la suite de l'écriture puis de la soutenance de leur thèse, ces enseignants continuent leur recherche : ils écrivent des communications et des articles. Leur travail de recherche est la base de leur enseignement : si ces enseignants n'ont plus le temps de faire de la recherche, ils n'auront plus rien à enseigner à leurs étudiants.&lt;br /&gt;Or que propose la réforme du statut des enseignants-chercheurs?&lt;br /&gt;D'augmenter la charge d'enseignement de ces enseignants sur décision du président d'Université auquel cette réforme prévoit d'octroyer des pouvoirs exorbitants.&lt;br /&gt;En d'autres termes, des enseignants pourront voir leur charge d'enseignement doubler ou tripler sur simple décision de leur président, sans aucune augmentation de salaire. De ce fait ils ne pourront plus effectuer de recherche et le contenu de leurs cours s'en trouvera très gravement appauvri. Cette mesure aura aussi pour conséquence directe de menacer l'existence-même de la recherche universitaire et non, contrairement à ce que prétend le gouvernement, de la valoriser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, l'ensemble des mesures d'agression de l'enseignement public entreprises par le gouvernement actuel vise à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- asphyxier la recherche universitaire alors même que l'innovation, moteur de l'économie moderne, a besoin de recherches et de chercheurs travaillant sur le long terme, et ce dans toutes les disciplines,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- hiérarchiser les disciplines universitaires et mettre à mort celles que le gouvernement considère comme "inutiles" ou "non-rentables",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- appauvrir et décrédibiliser la qualité de l'enseignement supérieur public et gratuit afin de favoriser les institutions privées et très chères,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- précariser les enseignants du primaire et du secondaire, bâcler leur formation, brader les exigences qui présidaient jusqu'ici à leur recrutement et ainsi contribuer à détruire l'enseignement primaire et secondaire public et gratuit au profit là encore d'institutions privées très onéreuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un mot comme en cent, le gouvernement Fillon, sous la houlette du Président Sarkozy, a le projet de détuire l'un des piliers de la démocratie française : la notion d'égalité et de droit à l'éducation gratuite qui va avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous voulons préserver le droit fondamental de tous, riches ou pauvres, d'accéder à la connaissance et par là-même à la citoyenneté éclairée, nous devons combattre l'ensemble des projets relatifs à l'éducation portés par ce gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Maîtresse de Conférences qui en a assez de se faire injurier par la clique d'arrivistes incompétents qui occupe le pouvoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4440914263255566166?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4440914263255566166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4440914263255566166' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4440914263255566166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4440914263255566166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/lettre-ouverte-aux-etudiants-francais.html' title='Lettre ouverte aux étudiants français et à leurs parents'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7447166780950743309</id><published>2009-04-10T16:45:00.000+03:00</published><updated>2009-04-10T16:48:37.906+03:00</updated><title type='text'>Le gouvernement veut développer des "jardins d'éveil" payants pour les petits de 2 à 3 ans</title><content type='html'>LE MONDE | 08.04.09 | 13h47&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers jardins d'éveil devraient voir le jour à l'automne 2009 : installées dans des écoles ou des locaux municipaux, ces structures accueilleront les enfants âgés de 2 à 3 ans. La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a annoncé, mardi 7 avril, que le financement de 8 000 places d'ici à 2012 était inscrit dans la convention d'objectifs et de gestion de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lancée à l'été 2008 par la députée (UMP) Michèle Tabarot, l'idée de créer des jardins d'accueil pour les 2-3 ans a été reprise, à l'automne, par un rapport du Sénat. "Ces enfants sont à la fois un peu grands pour fréquenter la crèche et un peu petits pour une école plus encline à les placer en situation d'apprentissage", estimaient les sénateurs (UMP) Monique Papon et Pierre Martin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son rapport sur la petite enfance, Mme Tabarot proposait que ces jardins soient ouverts de 7 heures à 19 heures afin de s'adapter aux horaires décalés de certains parents. Le taux d'encadrement devrait se situer entre celui de la crèche et celui de l'école maternelle. La participation financière des parents, elle, variera en fonction de leurs revenus, comme pour les crèches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le SNUipp-FSU, le principal syndicat des enseignants du primaire, ces jardins d'éveil sont un "subterfuge" destiné à remettre en cause le principe de gratuité de l'école et "économiser des postes" dans l'éducation nationale. "Il s'agit de substituer à l'école maternelle, lieu d'éducation et d'apprentissage, une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles", affirme le syndicat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développée à partir des années 1970, la préscolarisation des enfants de moins de 3 ans a rapidement progressé : elle concernait 10 % des "2 ans" en 1960, 18 % en 1970, 36 % en 1980. Les chiffres se sont ensuite stabilisés pendant une décennie avant d'amorcer une décrue dans les années 2000 : en 2007, seuls 20 % des enfants de 2 ans étaient préscolarisés en maternelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Menée au nom de l'égalité des chances, la préscolarisation des 2 ans était censée offrir un environnement stimulant aux enfants issus d'un milieu "social défavorisé", selon les mots de la loi d'orientation de 1989. Vingt ans plus tard, elle se révèle scolairement "neutre" : les performances des enfants qui ont fréquenté la maternelle à un âge précoce sont semblables à celles des autres enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OFFRIR UNE LIBERTÉ DE CHOIX&lt;br /&gt;Pour Nadine Morano, les jardins d'éveil qui ouvriront à l'automne ne concurrencent en rien la préscolarisation. "Nous ne sommes pas à l'école, et ce n'est pas une rentrée scolaire, a-t-elle déclaré, mardi, sur LCI. Nous sommes dans un développement des modes de garde. Les maires pourront, s'ils le souhaitent, l'adosser ou l'inclure dans des locaux qui peuvent être aussi leurs groupes scolaires, mais ce n'est pas l'école maternelle."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les jardins d'éveil, le gouvernement veut pallier la faiblesse de l'offre de garde pour les moins de 3 ans : la France compte à peine un million de places pour 2,4 millions d'enfants. Pénurie de crèches, manque d'assistantes maternelles, recul de la préscolarisation à 2 ans... "Le besoin d'accueil non satisfait est évalué entre 300 000 et 400 000 places", estimait en 2008 le rapport Tabarot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Morano a promis l'ouverture de 200 000 nouvelles places d'ici à 2012. L'enjeu de ce développement de l'offre d'accueil est d'apporter une véritable liberté de choix aux femmes qui souhaitent travailler : aujourd'hui, la pénurie est telle que beaucoup de mères sont contraintes de prendre un congé parental contre leur gré. Selon le rapport Tabarot, un tiers des femmes qui ont interrompu leur activité ont pris leur décision parce qu'elles n'avaient trouvé aucune solution de garde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne Chemin&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 09.04.09&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7447166780950743309?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7447166780950743309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7447166780950743309' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7447166780950743309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7447166780950743309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/le-gouvernement-veut-developper-des.html' title='Le gouvernement veut développer des &quot;jardins d&apos;éveil&quot; payants pour les petits de 2 à 3 ans'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2825692130720019276</id><published>2009-04-06T08:47:00.001+03:00</published><updated>2009-04-06T08:49:03.776+03:00</updated><title type='text'>Comment Sarkozy a mis le feu aux universités</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SdmXu3i0YfI/AAAAAAAAAGQ/rXoynlA4MMM/s1600-h/894357-1056376.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SdmXu3i0YfI/AAAAAAAAAGQ/rXoynlA4MMM/s400/894357-1056376.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321451266154717682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par Edouard Husson, professeur d'université et chercheur. Qui remonte à 2006 pour analyser la génèse de la crise universitaire, largement ignorée par l'ensemble des médias. Devinez qui l'on retrouve avec des allumettes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte I. L'action se situe en mars 2006. &lt;br /&gt;Dominique de Villepin est confronté aux manifestations des étudiants qui bloquent les universités par refus du Contrat Premier Emploi. Jacques Chirac ne soutient que mollement son Premier ministre. Nicolas Sarkozy s'engouffre dans la brêche, prend publiquement fait et cause pour les grévistes, trahissant le gouvernement qu'il sert. En particulier, c'était déjà à l'époque un secret de Polichinelle qu'il avait pris contact avec le président de l'UNEF, Bruno Julliard. Mais la plupart des médias était déjà aux ordres et n'en ont rien dit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Acte II. Quinze mois plus tard. &lt;br /&gt;Sarkozy, recueillant le fruit de sa trahison, vient d'être élu président de la République et il entend ne pas commettre les mêmes erreurs que ses prédécesseurs. La loi de réforme de l'université qu'il veut faire passer sera votée en juillet - et non à l'automne comme le projet Devaquet de 1986. Et Sarkozy aura l'UNEF de son côté: il négocie le contenu de la loi avec Bruno Julliard. Résultat, un compromis bâtard. Au programme de la droite, la loi LRU a pris la notion d'autonomie des universités; mais on a fait des concessions à Julliard: il n'y aura pas de possibilité de sélection des étudiants par les universités; les circuits de financement privés seront contrôlés très strictement par les présidents d'université. Ceux-ci sont les grands gagnants du marchandage: on n'a pas vraiment instauré l'autonomie des universités mais on a renforcé le pouvoir de leurs présidents; en particulier, ils joueront un rôle bien plus important qu'avant dans le recrutement des professeurs et dans la gestion du personnel enseignant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Acte III. Dix-huits mois de brouillard. &lt;br /&gt;La traitrise (de 2006) et le cynisme (de 2007) semblent avoir payé. Il règne un calme étrange sur l'université, qui semble accepter la loi LRU sans broncher. Le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, prépare dans le calme un décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs. On prévoit aussi, dans le silence l'abolition d'un des deux concours de recrutement de l'enseignement supérieur, le CAPES. Sans aucun doute, l'idée qui se cache derrière la «mastérisation» des concours est d'abolir, à terme, le statut de fonctionnaires des enseignants. Personne ne s'en rend compte. L'étrange torpeur qui s'est emparée des esprits vient aussi de ce qu'il y a, dans le cabinet de Madame Pécresse ou à Matignon, convergence entre la droite qui rêve de réduire au maximum le coût de l'université pour l'Etat et la gauche tendance Jospin-Allègre, qui a mis depuis longtemps le pédagogisme au service d'une pseudo-américanisation de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Acte IV. Coup de tonnerre. Le 22 janvier 2009, le président de la République flanque lui-même par terre le bel édifice qu'il avait construit. Recevant des représentants des enseignants-chercheurs à l'Elysée, il tombe le masque, révèle la piètre idée qu'il se fait de la recherche française, dont il dénigre les résultats et ridiculise les modes d'évaluation (pourtant semblables à ce qui se fait en Allemagne et aux Etats-Unis). Visible sur Internet, la vidéo a un effet mobilisateur immédiat :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recevant des représentants des enseignants-chercheurs à l'Elysée, il tombe le masque, révèle la piètre idée qu'il se fait de la recherche française, dont il dénigre les résultats et ridiculise les modes d'évaluation (pourtant semblables à ce qui se fait en Allemagne et aux Etats-Unis). Visible sur Internet, la vidéo a un effet mobilisateur immédiat. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même quand ils sont de droite, la plupart des enseignants-chercheurs français, ulcérés, se mettent "en grève". Et commence alors un épisode sans équivalent dans l'histoire de l'université française, au milieu duquel nous sommes encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire grève, pour les enseignants chercheurs, prend de multiple formes: certains continuent à faire cours comme si de rien n'était; d'autres s'arrêtent une demi-heure avant la fin, pour faire de l'instruction civique; d'autres encore ne font pas cours du tout. J'ai des collègues  historiens qui font visiter le Paris du Moyen-Age; d'autres organisent des «cours alternatifs»; d'autres participent à une marche permanente sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Tous, ou presque, sont unis derrière leurs syndicats pour faire reculer Madame Pécresse sur la question du statut des enseignants chercheurs. Ils jugent en particulier inadmissible que les présidents d'université puissent, un jour, décider du nombre d'heures d'enseignements de leur personnel en fonction de l'étendue des travaux de recherche effectués par ailleurs.  Mais, surtout, quelque chose de plus viscéral s'exprime: un sentiment de dignité bafouée. Vu le maigre salaire et le manque de moyens mis à disposition, être enseignant-chercheur dans la France de Sarkozy, c'est servir une cause : celle de la recherche française ou bien celle du savoir émancipateur dans la tradition des Lumières. S'entendre dire qu'on n'est pas au niveau par un homme qui a commencé sa carrière politique à la fin des années 1970 et est donc concrètement co-responsable de l'absence de politique publique de grande envergure en faveur de l'université est proprement insupportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mouvement inconnu, la grève des appariteurs &lt;br /&gt;A la faveur du mouvement d'opposition des enseignants-chercheurs, le personnel des universités s'est mis en grève dans certains établissements universitaires. Beaucoup sont employés dans des conditions de grande précarité - selon des contrats qui relevaient déjà, avant la loi LRU, des présidents d'université. Cela ne fait que souligner la misère financière des établissements d'enseignement supérieur - hors (grandes) écoles. Paradoxe, donc, si de nombreuses universités sont aujourd'hui bloquées, c'est moins par des étudiants que par des appariteurs qui n'ouvrent pas les salles. Petit à petit, cependant, les étudiants aussi s'associent au mouvement. C'est en particulier l'avenir du recrutement des enseignants du secondaire qui fait peur. La question de la «mastérisation» des concours - en fait leur abandon au profit d'une évaluation par le contrôle continu et le pédagogisme, la réalisation du rêve jospinien - est ce qui pourrait mettre définitivement le feu aux poudres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence des médias &lt;br /&gt;Si l'on voulait une preuve supplémentaire que l'information est contrôlée, sous Sarkozy, on la trouverait dans le silence quasi-total qui marque la situation universitaire, à part des reportages sur quelques manifestations. Les médias sont largement au service d'un gouvernement qui espère faire pourrir le conflit. Madame Pécresse recule à petit pas concernant le décret d'application de la loi, espérant gagner du temps. Elle espère des divisions au sein d'un mouvement où certains voudraient carrément l'abrogation de la loi LRU. De fait, l'atmosphère est de plus en plus tendue dans les universités. A de nombreux endroits, les radicaux, parmi les enseignants-chercheurs ou les étudiants, deviennent intolérants vis-à-vis de tous ceux qui voudraient lutter contre le gouvernement mais que les cours continuent. Huit semaines du second semestre universitaire ont été, dans certaines universités, purement et simplement perdues. Il est cependant frappant que, malgré les tensions internes, la confiance dans la parole du gouvernement soit si infime que le front des opposants se ressoude régulièrement - à chaque communiqué ministériel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy, en populiste consommé, a, depuis le début, misé sur le sentiment général selon lequel «les chercheurs sont planqués au CNRS et ne font rien», les «profs d'université» sont au fond à mettre «dans le même sac que ceux du secondaire: rendez-vous compte, ils ne font que cinq ou six heures de cours par semaine!»   etc... A ce petit jeu, pourtant, le président pourrait bien, s'il continue à vouloir laisser pourrir le conflit, se retrouver avec une opposition frontale de tout le système éducatif; ou bien voir le malaise social global cristalliser autour de la contestation universitaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est au Président de dénouer la crise !&lt;br /&gt;J'avoue pour ma part être souvent agacé par le discours figé de beaucoup d'opposants: le problème n'est pas que le gouvernement veuille introduire de la sélection à l'université: elle existe, déjà, sauvage, puisque personne n'a le courage de l'assumer par des procédures officielles: en master, on ne retouve plus que 10 à 15% des étudiants qui s'étaient inscrits en première année. Le problème n'est pas non plus dans la perspective que «l'argent privé entre à l'université»  . Si l'on arrivait à créer les fondations d'université prévues par la loi LRU, un immense progrès serait accompli car l'un des gros problèmes de la France est le manque d'engagement du patronat dans le mécénat universitaire - à la différence de ce qui se passe dans d'autres pays. C'est une des grandes tâches de l'Etat dans les décennies qui viennent: responsabiliser le patronat français, l'engager à nouveau dans les grandes questions qui concernent l'avenir de la nation. Les opposants à l'intégralité de la loi LRU vivent sur le même déni de réalité que le gouvernement: la France républicaine fonctionne suivant un système d'enseignement supérieur à deux vitesses, où, d'un côté, la perspective d'une augmentation des droits universitaires met les étudiants dans la rue, tandis que la plupart des écoles fonctionnent suivant un système de droits très élévés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais ne nous faisons pas d'illusions, c'est le président qui a la clé de la résolution du conflit. Il a insulté les chercheurs; il devra se mettre à leur parler avec égards. Il devra surtout commencer à regarder ce qui se passe vraiment aux Etats-Unis. Contrairement à ce que croit un Sarkozy, dont la connaissance de la réalité américaine est inversement proportionnelle à l'admiration qu'il professe pour ce pays, l'Etat y investit massivement dans l'enseignement supérieur et la recherche. Si Sarkozy était vraiment aussi «américain» qu'il le dit et que le croient ses opposants, il proposerait un effort massif d'investissement dans les sciences humaines - élément-clé de la stratégie globale d'un pays au même titre que les investissements technologiques. Si les Etats-Unis ont pu impose leur volonté au reste du monde ces quarante dernières années, c'est autant à leurs philosophes et leurs historiens, qui ont peuplé, depuis Kennedy, les bureaux de la Maison Blanche, qu'ils le doivent, qu'à leurs ingénieurs et leurs économistes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il y a là une immense tâche qui pourrait rassembler le pays: réfléchir aux priorités d'investissement dans le système français d'enseignement supérieur. Identifier ce qui peut relever d'un financement privé et ce que l'Etat doit assumer. Evidemment, cela signifie que l'occupant de l'Elysée cesse de penser que l'étude et l'enseignement de la littérature ancienne ne doivent plus être financées car ils sont inutiles - il n'a pas entendu parler du débat sur «l'empire romain»   aux Etats-Unis depuis le 11 septembre; il ne sait pas non plus que dans les pays anglo-saxons, en Suisse ou en Allemagne, le mécénat privé est massif pour l'étude de l'Antiquité. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Que sera l'acte V de la crise actuelle puisque l'acte IV a débouché sur une véritable «anarchie»   au sein de l'université - plus personne n'a prise sur rien? Nicolas Sarkozy a voulu jouer le rôle principal - en tuant Villepin à la faveur d'une crise universitaire; puis en se jugeant plus malin que ses prédécesseurs; enfin en polarisant le conflit, le 22 janvier dernier. Qu'il assume le rôle principal jusqu'au bout. Il lui suffit de dire aux enseignants-chercheurs: «J'ai découvert que vous étiez aussi géniaux que moi! Ensemble, tout est possible!»  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi 31 Mars 2009 - 11:53&lt;br /&gt;Edouard Husson&lt;br /&gt;Lu 9163 fois&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2825692130720019276?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2825692130720019276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2825692130720019276' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2825692130720019276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2825692130720019276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/comment-sarkozy-mis-le-feu-aux.html' title='Comment Sarkozy a mis le feu aux universités'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SdmXu3i0YfI/AAAAAAAAAGQ/rXoynlA4MMM/s72-c/894357-1056376.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6547234750886988965</id><published>2009-04-06T08:32:00.000+03:00</published><updated>2009-04-06T08:35:26.359+03:00</updated><title type='text'>"Dans quel monde vivons-nous? "</title><content type='html'>Je suis inquiet, très, très inquiet...*&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt; Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...&lt;br /&gt;  - « Monsieur Vadrot ? ».&lt;br /&gt;  - euh...oui&lt;br /&gt;  - Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit&lt;br /&gt;  - Pourquoi ?&lt;br /&gt;  - Je n’ai pas à vous donner d’explication. ...&lt;br /&gt;  - Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?&lt;br /&gt;  - Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum&lt;br /&gt;  - Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...&lt;br /&gt;  - C’est non....&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;CM Vadrot&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6547234750886988965?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6547234750886988965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6547234750886988965' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6547234750886988965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6547234750886988965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/dans-quel-monde-vivons-nous.html' title='&quot;Dans quel monde vivons-nous? &quot;'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1704138047389707729</id><published>2009-04-06T08:29:00.001+03:00</published><updated>2009-04-06T08:30:46.466+03:00</updated><title type='text'>Formation des enseignants : le temps presse !</title><content type='html'>communiqué portant sur le projet de réforme de la formation des enseignants, signé par de nombreux collectifs, organisations syndicales, sociétés savantes et mouvements pédagogiques, initié par la Coordination Nationale FDE. Il est intitulé "Le temps presse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sera publié dans la presse de ce lundi et mis en ligne sur divers sites dès cette fin de semaine. Il reste ouvert à la signature de toute association ou collectif qui le souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie PLANE, Claire PONTAIS, André OUZOULIAS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formation des enseignants : le temps presse ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Aujourd’hui, 3 avril 2009, la préparation de l’année universitaire 2009 / 2010 est une urgence. &lt;br /&gt;   Pour répondre à l’inquiétude légitime des étudiants et des personnels engagés dans la formation, il est &lt;br /&gt;impératif que des dispositions soient prises pour assurer la prochaine rentrée universitaire, la préparation &lt;br /&gt;aux concours et la formation des enseignants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La situation actuelle est extrêmement confuse. Aussi, à l’heure actuelle, la seule solution envisageable &lt;br /&gt;pour répondre à la situation d’urgence consiste à maintenir pour l’année 2009 / 2010 les dispositifs &lt;br /&gt;actuels, à savoir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * les épreuves actuelles des concours (ce que le ministère a déjà concédé) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * l’ouverture des inscriptions en IUFM (ce que le ministère a déjà concédé) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * le calendrier des épreuves des concours&lt;br /&gt;    * les conditions d’inscription en IUFM et aux concours &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * les dispositifs de préparation à ces concours (IUFM et UFR) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * l’année de stagiaire rémunéré à l’issue des concours, dans les conditions actuelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Pour préparer l’avenir, et plus particulièrement l’année 2010 / 2011, il convient de mettre en place les &lt;br /&gt;conditions d’une véritable réflexion qui s’attachera à définir un cursus de master approprié. Cela &lt;br /&gt;mènera à examiner un certain nombre de points :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * le cadrage national&lt;br /&gt;    * l’offre de formation sur tout le territoire&lt;br /&gt;    * le rôle et l’avenir des IUFM&lt;br /&gt;    * la revalorisation et ses effets sur l’ensemble de la profession&lt;br /&gt;    * la place des concours, y compris de l’agrégation&lt;br /&gt;    * l’organisation et le financement des stages&lt;br /&gt;    * le contenu de la formation des enseignants (disciplinaire et professionnelle)&lt;br /&gt;    * l’articulation avec la recherche&lt;br /&gt;    * la place des différents acteurs de la formation&lt;br /&gt;    * la poursuite de la formation (FC, études doctorales, concours internes etc …)&lt;br /&gt;    * le financement des études. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tous ces points doivent faire l’objet d’un travail concerté, réunissant toutes les parties prenantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premiers signataires : &lt;br /&gt;Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE), &lt;br /&gt;Coordination Nationale des Universités (CNU), &lt;br /&gt;FSU, SNUIPP-FSU, SNES-FSU, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNPI-FSU, Fédération &lt;br /&gt;UNSA-Éducation, SE-UNSA, Sup'Recherche- UNSA, SIEN-UNSA, SNPDEN-UNSA, A&amp;I-UNSA, &lt;br /&gt;SNPTES-UNSA, SGEN-CFDT, CGT-Éduc’action, FERC Sup et FERC-CGT, &lt;br /&gt;Sauvons la Recherche (SLR), &lt;br /&gt;Sauvons l’Université (SLU), &lt;br /&gt;le collectif Indépendance des chercheurs, &lt;br /&gt;UNEF, &lt;br /&gt;Fédération des Conseils de Parents d’Élèves des Écoles Publiques (FCPE), &lt;br /&gt;Conférence des Doyens et Directeurs des UFR de Lettres, Langues, Arts, SHS (CDUL),&lt;br /&gt;Conférence des Doyens et Directeurs des UFR Scientifiques des Universités Françaises (CDUS), &lt;br /&gt;Association des professeurs de musique et de musicologie de l'enseignement supérieur, &lt;br /&gt;Société française de littérature générale et comparée, &lt;br /&gt;Association Internationale pour la Recherche en Didactique du Français (AIRDF), &lt;br /&gt;Association pour la Recherche en Didactique des Mathématiques (ARDM), &lt;br /&gt;Collectif des responsables de CAPES de SVT, &lt;br /&gt;Association des Professeurs de Langues Vivantes (APLV), Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (SIES), &lt;br /&gt;Société Française d'Étude du Seizième Siècle (SFDES), &lt;br /&gt;Association de Formation et de Recherche sur le Langage (AsFoReL), &lt;br /&gt;Association Francophone pour le Recherche en APS (AFRAPS), &lt;br /&gt;CRAP-Cahiers pédagogiques, &lt;br /&gt;Institut Coopératif de l’École Moderne-Pédagogie Freinet (ICEM), &lt;br /&gt;Groupe Français d’Éducation Nouvelle (GFEN).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1704138047389707729?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1704138047389707729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1704138047389707729' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1704138047389707729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1704138047389707729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/formation-des-enseignants-le-temps.html' title='Formation des enseignants : le temps presse !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3256687124557375366</id><published>2009-04-06T08:25:00.001+03:00</published><updated>2009-04-06T08:28:54.837+03:00</updated><title type='text'>Urgence petite enfance, urgence école publique, les jardins d’éveil arrivent</title><content type='html'>Par Claude Barratier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enfants de 2 ans, ne seront plus accueillis en maternelle, on sait que ce n’est pas un problème de «  couches  » pour évoquer le mensonge darcosien, car les petits ne sont admis en maternelle que lorsqu’ils sont «  propres  ». L’objectif réel correspond aux engagements personnels du ministre en matière… religieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la rentrée, comme par hasard et grâce à une orchestration partisane de cette «  réforme  », s’ouvrent dans les écoles catholiques de France des jardins d’éveil appelés provisoirement classes relais pour les 2 ans. Ils seront financés par les Caisses d’Allocations Familiales, par les familles (on annonce 10 euros par mois), par les Mairies nombreuses qui maintiennent le financement facultatif des Agents spécialisés des écoles maternelles du privé. Les écoles publiques n’ouvriront pas ces classes à la rentrée. Il y a là une discrimination visant à contraindre les parents à inscrite leurs enfants dans les écoles confessionnelles actuellement en perte de vitesse. Une nasse de rabattage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les écoles privées font déjà de la publicité pour ces classes pré scolaires mettant en avant des moments d’éducation élargis pour profiter du contact avec les enseignants des classes maternelles, dans le cadre du projet d’établissement. Pas une nouveauté : c’est ce qui existe aujourd’hui dans le public et le privé. L’idée est que les enfants restent ensuite dans l’école confessionnelle, ce qui permettra de supprimer dans la foulée des classes maternelles dans le public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons donc nous tourner vers les communes pour riposter à la mise en place des jardins d’éveil dans tout le réseau des écoles catholiques : en en créant dans le public. Il faudra une ATSEM par groupe de 12 enfants de 2ans. Cela coûtera moins à la commune que ce que coûtaient ces enfants lorsqu’ils étaient admis à la maternelle. En effet, actuellement les Caisses d’Allocations familiales participent à 55 % à ce type d’accueil, et les classes que le privé appelle relais avant qu’elles deviennent des jardins d’éveil, devraient entrer dans le subventionnement pour la rentrée : c’est sur les rails. Les CAF subventionneront en principe la part de chauffage, d’eau, d’électricité, le nettoyage, le matériel pédagogique et administratif, les personnels affectés à cet accueil et même la construction de locaux. Il ne serait ainsi pas onéreux du tout pour les Mairies d’assurer gratuitement cet accueil.&lt;br /&gt;Devant leur carence, en attendant, le privé s’installe. Même la loi de séparation de l’église et de l’état qui interdisait les investissements sur fonds publics peut ici être tournée par l’utilisation des fonds publics sociaux des Caisses d’Allocation Familiales de notre Sécurité sociale.&lt;br /&gt;Les propositions Tabarot (disponibles sur Internet), faites sur une commande du président de la République, prévoient un démarrage en septembre 2009. Un droit de garde opposable est en commande pour 2012 pour les 2 ou 3 ans, les familles pourront alors exiger les moyens de garde de leur Maire, qui risque de ne disposer que des réseaux privés pour y rabattre ses administrés. Il est clair qu’à terme, quand les CAF ne pourront plus payer, suite à des suppressions de cotisations sociales sur le travail, - les Mairies devront financer.&lt;br /&gt;Il est prévu après 2012 d’étendre progressivement cet accueil aux plus petits, d’aller vers des solutions « crèche ». Tout cela risque fort d’exister plus dans des structures privées que dans des structures publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le piège est facile à déjouer : Nous avons tous un Maire, des Conseillers, de proximité. C’est sur ce terrain que nous pouvons provoquer un sursaut. N’oublions pas que le rapport Tabarot prône la mise en place de cet accueil dans les écoles maternelles. Mais il faut faire vite, la concurrence s’est préparée et a démarré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3256687124557375366?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3256687124557375366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3256687124557375366' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3256687124557375366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3256687124557375366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/urgence-petite-enfance-urgence-ecole.html' title='Urgence petite enfance, urgence école publique, les jardins d’éveil arrivent'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6919836858374408072</id><published>2009-04-05T09:36:00.001+03:00</published><updated>2009-04-05T09:36:48.904+03:00</updated><title type='text'>COMMUNIQUE DU MOUVEMENT DES ENSEIGNANTS DESOBEISSEURS EN RESISTANCE</title><content type='html'>Le 4 avril 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle sanction financière contre une enseignante en Haute-Garonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Anne LOCONTE, professeure des écoles à l’école élémentaire Jules Ferry à Colomiers (31), collègue d’Alain Refalo, auteure au mois de novembre 2008 d'une lettre de désobéissance pédagogique adressée à l’Inspecteur de l’Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne, a été informée qu'elle était sanctionnée du retrait d’un trentième du salaire pour chacun des jours où l’aide personnalisée aux élèves en difficulté n’est pas faite selon les termes exacts du décret d’application (soit deux jours de retrait de salaire par semaine à compter du 19 mars).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement des enseignants en résistance dénonce cette nouvelle sanction disproportionné e de l’Inspection Académique de la Haute-Garonne, alors que Mme Anne Loconte assure l’intégralité de son temps de service auprès des élèves. Au lieu d’ouvrir le dialogue, le choix de ces sanctions ne vise qu’à faire rentrer dans le rang les enseignants qui refusent de mettre en application les réformes contestées de Xavier Darcos. Le mouvement des enseignants en résistance appelle les enseignants, les parents d’élèves et les citoyens à se mobiliser pour exiger de l'Inspection Académique le retrait de cette sanction injuste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous réaffirmons que le meilleur soutien que nous pouvons apporter aujourd'hui à Anne Loconte est d'amplifier la désobéissance pédagogique dans les écoles afin de dénoncer les lois et les réformes qui déconstruisent l'Education Nationale. 2 750 enseignants sont aujourd’hui en désobéissance ouverte auprès de leur hiérarchie. Le mouvement des enseignants en résistance appelle les enseignants du primaire à ne plus mettre en oeuvre le dispositif de l'aide personnalisée et à le faire savoir à leur hiérarchie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6919836858374408072?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6919836858374408072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6919836858374408072' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6919836858374408072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6919836858374408072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/communique-du-mouvement-des-enseignants.html' title='COMMUNIQUE DU MOUVEMENT DES ENSEIGNANTS DESOBEISSEURS EN RESISTANCE'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-9085801558798055255</id><published>2009-04-05T09:33:00.000+03:00</published><updated>2009-04-05T09:35:30.918+03:00</updated><title type='text'>Le Groupe des directeurs d’école de l’Isère refusant Base élèves.</title><content type='html'>Grenoble le 31 mars 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame l’Inspectrice d’Académie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous directeurs refusant de renseigner Base Elève constatons votre persistance à vouloir former à Base Elèves ceux qui ne le sont pas encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous  contestons, Base Elèves, parce que ce système de fichage des enfants, de leurs familles et de leurs proches ne respecte pas les fondements républicains qui constituent l’âme de notre métier, et parce que les droits des citoyens et ceux des enfants qui nous sont confiés ne sont pas respectés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas pour rien que la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature et le Syndicat des Avocats de France nous soutiennent. Ce n’est pas pour rien qu’une commission de l’ONU questionne le gouvernement français au sujet de Base Elèves, que DEI (Défense Enfants International) dénonce Base Elèves, pendant que deux recours en Conseil d’Etat sont à l’étude. Ce n’est pas pour rien qu’en Aveyron et en Isère un dépôt de plaintes de parents d’élèves contre X vient de débuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes totalement solidaires de notre collègue Jean Yves Le Gall, à qui vous voulez retirer son emploi de direction. C’est pourquoi nous vous informons que les collègues suivants : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patricia Arthaud, Ecole Primaire de La Morte, Claude Didier, école élémentaire de Prunières, Elisabeth Heurtier, école maternelle de Saint-Gervais, Claude Minaud, école maternelle de St Hilaire du Touvet, Rémi Riallan, école primaire de Séchilienne,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne se rendront pas à la cession de formation du vendredi 3 avril 2009, à laquelle ils sont convoqués en différents endroits. Ils seront donc dans leurs classes ce jour-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous vous avions avertie, ainsi que nos IEN respectifs que le 13 mars, les collègues convoqués à une formation Base Elèves seraient présents dans leurs classes, quatre d’entre nous, ont  été surpris par la présence de remplaçants, qui sont ensuite repartis sur d’autres missions. Inutile  de prévoir cette fois-ci des remplaçants, car les collègues concernés ne changeront pas d’avis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dénonçons un dispositif que le ministre a qualifié lui-même de « liberticide » et que l’arrêté du 20 octobre  2008 ne met à l’abri ni d’une évolution des champs à renseigner, ni de la constitution du fichier parallèle de la BNIE, dont les données seront conservées pendant 35 ans. Nous ne pensons pas que le livret électronique annoncé, épargnera davantage les enfants d’un fichage nominatif centralisé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus le fait qu’aucune formation à Base élèves ne figure dans le plan de Formation départemental apporte un doute sur le caractère obligatoire de cette formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous comptons donc sur une attitude de notre administration plus respectueuse des droits de l’Homme et des libertés individuelles et nous espérons que s’ouvre une période de respect envers les enseignants dévoués à l’Education Nationale que nous sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous prions de recevoir Madame l’Inspectrice d’Académie, nos meilleurs sentiments et notre attachement à un service public républicain de qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patricia Arthaud, Claude Didier, Christian Drevet, Michel Duckit, Frédéric Grassin, Christian Gerbelot-Legris, Elisabeth Heurtier, Jean Yves Le Gall, Claude Minaud, Rémi Riallan. Equipe d’école les Moines St Quentin Fallavier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-9085801558798055255?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/9085801558798055255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=9085801558798055255' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/9085801558798055255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/9085801558798055255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/le-groupe-des-directeurs-decole-de.html' title='Le Groupe des directeurs d’école de l’Isère refusant Base élèves.'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2885668681529006226</id><published>2009-04-05T09:31:00.001+03:00</published><updated>2009-04-05T09:33:13.286+03:00</updated><title type='text'>reçu d'une collègue directrice d'école à Noisiel, en Seine et marne :</title><content type='html'>La recherche de personnes par Base élèves&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreuses personnes se posent la question de la possible utilisation de Base élèves pour les recherches d’enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le fichier Base élèves est un fichier de qualité pour la police car il contient les adresses (école, domicile) et coordonnées actualisées, ce qui n’est le cas d’aucun autre fichier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Familles nouvellement arrivées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les enfants sur le territoire français doivent être immatriculés : public, privé, établissements spécialisés, hôpital, CNED, famille, avec un n° unique qui le suivra 35 ans. Admettons qu’à la date du 30 juin 2009, tous les enfants soient immatriculés. Dès septembre, un élève qui aura plus de 6 ans et 3 mois et qui recevra un n° d’immatriculation pour la première fois, sera soit un enfant qui arrive de l’étranger, soit un enfant dont les parents n’ont pas respecté l’obligation scolaire. L’Inspecteur d’académie, qui a en sa possession toutes les données nominatives (INE, nom, domicile, pays de naissance, etc.) pourra établir la liste de tous les enfants de l’Académie nouvellement immatriculés et la transmettre à la Préfecture. Toutes ces familles ne seront pas dans l’irrégularité bien sûr. La Préfecture pourra vérifier la légalité de leur présence sur le territoire à partir de ses propres listes et poursuivre son travail de contrôle et de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai demandé à un avocat comment cela peut s’articuler exactement avec la Loi Perben II et la Loi française du 20 novembre 2007 relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile. Voici les réponses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’étranger est frappé d’une obligation de quitter le territoire ou d’une mesure de reconduite à la frontière, il figure dans le fichier ad hoc de la préfecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le Préfet interroge le fichier de l’Inspection académique, il aura les adresses utiles qui manquent nécessairement à son propre fichier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’Inspecteur d’académie accède à la demande d’accès du Préfet, il n’a nul besoin d’intervention du Procureur de la République et le Préfet peut donner l’information à la police qui ira interpeller l’étranger à son adresse ou à la sortie de l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Il faut bien prendre en compte que les échanges de données se font très facilement par ordinateur.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les recherches d’enfants ou d’adultes en général&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pu observer dans les écoles ces dernières années une augmentation des recherches d’enfants (envoyées par courrier papier, puis par email depuis 2 ou 3 ans). Elles pourront se multiplier de façon importante sans qu’aucune veille citoyenne ne soit possible, puisque l’Inspecteur d’académie pourra recevoir lui-même l’avis de recherche et transmettre la réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, 400 gestionnaires ont accès à la Base nationale. Il n’y a donc pas nécessité à interroger chaque Inspecteur d’académie pour une recherche d’Identifiant national élève et/ou de nom/prénom d’enfant, un gestionnaire au moins dans chaque Inspection a accès à la Base nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’école ne pourra plus être un lieu de droit d’accueil comme l’affirme la Loi du 10 juillet 1989, qui ne fait aucune distinction entre enfant français et étranger. “Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l’âge de 3 ans, dans une école maternelle ou dans une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si la famille en fait la demande”. La circulaire n°84-246 du 16 juillet 1984 du Ministère de l’Education nationale insiste sur la non-distinction.“Pour l’admission dans les écoles maternelles, les règles en vigueur pour les enfants français doivent être appliquées sans restriction aux enfants étrangers.” La circulaire n°91-124 du 6 juin 1991 du Ministère de l’Education nationale le confirme “Aucune discrimination ne peut être faite pour l’admission dans les classes maternelles d’enfants étrangers.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Base élèves et l’identifiant national élèves, à la fois les parents seront obligés d’inscrire leur enfant à l’école, et risqueront d’être piégés en l’inscrivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, la preuve de scolarisation des enfants est un élément indispensable dans les différents dossiers, aide, régularisation, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La notion de secret partagé développé dans la loi du 7 mars 2007 dite Loi relative à la prévention de la délinquance n’est pas seulement un partage de renseignements au niveau des acteurs de terrain (qui leur laisse pas le choix de les partager ou non) mais une transmission de renseignements par fichiers entre Académie, Préfecture, Mairie, Justice, Conseil Général, ce qui, là encore, ne laisse plus de place à la veille citoyenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépôt de plainte collectif contre Base élèves&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de la plainte de(s) parent(s) contre Base-Elèves&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré l’opposition et la mobilisation de nombreux directeurs, parents et citoyens contre la baseélèves, malgré le blocage de formations de directeurs au logiciel B.E, les nombreuses prises de position des élus, l’administration continue à vouloir imposer ce fichage des enfants, décidé sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les instituteurs. Les directeurs d’école récalcitrants sont sanctionnés et d’autres, harcelés, menacés, cèdent aux pressions et renseignent Base-élèves souvent contre l’avis d’une partie ou de la totalité des parents concernés. Ignorés et méprisés dans nos droits et revendications, il est temps que nous entamions une action en justice. Conseillés et soutenus par des hommes de loi et notamment par le Syndicat des Avocats de France, nous avons répertorié les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant. Cette plainte pénale contre X déposée par des parents « simultanément » dans toute la France permettra enfin de faire entendre notre voix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui peut porter plainte?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les parents (la plainte est individuelle, donc une plainte par parent, mais la même pour plusieurs enfants) ou les tuteurs légaux, ou bien un seul des deux parents ou tuteurs, dont l’enfant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- est scolarisé dans une école maternelle, élémentaire ou primaire, publique ou privée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ou bien, a 6 ans révolus (instruction obligatoire) et n’est pas scolarisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- est déjà fiché dans BE ou n’est pas encore fiché.&lt;br /&gt;Où et comment compléter et déposer la plainte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compléter le texte dactylographié et le signer (ne pas oublier dans le coin supérieur gauche: nom, prénom, adresse du plaignant). Après “je soussigné(e)”, écrire son nom et ses prénoms. Pour le(s) enfant(s) aussi, noter tous les prénoms. L’apporter ou l’envoyer (en recommandé avec accusé de réception) au greffe du tribunal, qui doit délivrer un récépissé de dépôt. Le mieux est de regrouper un maximum de plaintes que quelqu’un se charge de déposer : les frais (envoie ou carburant) sont ainsi réduits. Un récépissé mentionnant le nombre de plaintes et le nom de tous les plaignants doit être délivré. Un premier dépôt en nombre, médiatisé, est prévu le 25 mars.&lt;br /&gt;Porter plainte : à quoi cela engage?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute personne a le droit de porter plainte et n’encourt aucune poursuite. Une plainte peut être déclarée non recevable par un procureur, mais est regardée avec plus d’attention si elle est soutenue par un avocat, ce qui entraîne des frais d’honoraires et de déplacements. Ces frais de justice pourraient être pris en charge par le Collectif qui récolte des dons, afin que la question financière ne soit pas un obstacle. Bien entendu cette caisse de solidarité ne peut fonctionner qu’avec la participation active de tous: parents, citoyens…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2885668681529006226?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2885668681529006226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2885668681529006226' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2885668681529006226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2885668681529006226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/recu-dune-collegue-directrice-decole.html' title='reçu d&apos;une collègue directrice d&apos;école à Noisiel, en Seine et marne :'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6973370552036193213</id><published>2009-04-05T09:28:00.001+03:00</published><updated>2009-04-05T09:31:11.203+03:00</updated><title type='text'>EXEMPLE DE TEXTE DE PLAINTE CONTRE BASE ELEVE</title><content type='html'>À M    le Procureur de la République                                                                                du Tribunal de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Objet : Plainte contre X&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur le Procureur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Par la présente, je, soussigné(e)                                                                   né(e) le                        à                                             ,responsable légal de(s) l’ élève(s) ayant pour                                       prénoms                                              et nom                         né(e) le                     à                                           scolarisé(e) à l’école de                                                      dans le département de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;prénoms                                              et nom                         né(e) le                     à                                           scolarisé(e) à l’école de                                                      dans le département de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;prénoms                                              et nom                         né(e) le                     à                                           scolarisé(e) à l’école de                                                      dans le département de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;déclare porter plainte contre X, en matière de fichage, sur le fondement notamment de l’article  226.16 du Code Pénal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            En effet, mes droits, ainsi que ceux de mon (mes) enfant(s), ne sont pas respectés dans le cadre de l’application de l’Arrêté du Ministère de l’Education Nationale du 20 0ctobre 2008 dénommé Base Elèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            La recommandation du Conseil National d’Ethique stipule, en matière de saisie informatique de données concernant les enfants, l’obligation de solliciter l’accord écrit et explicite des responsables légaux. En conséquence, toute information concernant mon (mes) enfant(s) versée dans Base Elèves sans mon consentement constitue une violation des grands principes généraux du Droit, des Lois et des Conventions Internationales, en l’occurrence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1        Le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2        La Convention Internationale des Droits de l’Enfant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3        La Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, pour l’application particulière relative au fichage :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1        La directive Européenne 95/46 du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2        La loi 78.17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, dont l’article 1 s’énonce ainsi : « l’informatique doit être au service de chaque citoyen. Son développement doit s’opérer dans le cadre de coopération internationale  . Elle ne doit  porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’Homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques .»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet arrêté peut donc être considéré comme illégal en ce qu’il est contraire à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø   L’article 17 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, qui indique que « nul ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø   L’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme : « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ; Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la Loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société  démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, la sûreté publique, la défense de l’ordre et la prévention des infractions pénales .»   (ce qui n’est manifestement pas le cas d’un fichier concernant  des mineurs de l’âge de l’école primaire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø   L’Article 16 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille. L’enfant a droit à la protection de la Loi contre de telles immixtions.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø   L’Article Préliminaire du Code de Procédure Pénale : ce fichage, étant assimilé à une mesure de contrainte, ne doit pas porter atteinte à la dignité de la personne et doit s’effectuer sous le contrôle effectif de l’autorité judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø   Les Articles 7 et 57 de la Loi du 6 janvier 1978, ainsi que l’Article 38 : l’article 9 de l’Arrêté du 20 octobre 2008 mentionne que le droit d’opposition prévu à cet article 38 ne s’applique pas : ceci est exorbitant du droit commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ø   Il y a donc infraction à l’article 50, ce qui renvoie aux articles 226.16 et R 625-10 1°f/ 2°d/ 3°b/ du Code Pénal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                  Il en résulte que tout type de traitement automatisé mis en place à l’échelle nationale devrait faire l’objet d’un débat démocratique, ce qui implique une saisine parlementaire débouchant sur une Loi et non un simple arrêté ministériel comme celui du 20 octobre 2008 signé par le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur DARCOS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet arrêté a fait l’objet de 2 recours en Conseil d’Etat, déposés par Mr Fristot et Mme Charpy, les 13 juin 2008 et 20 décembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais état également de la Directive adressée par le « Comité des Droits de l’Enfant »  des Nations-Unies adressée le 6 février 2009 à l’Etat français lui demandant  avant le 6 avril 2009, notamment de « préciser les différentes banques de données dans lesquelles les informations personnelles sur les enfants sont collectées, stockées et/ou conservées. S’agissant en particulier du dispositif « Base-élèves 1° degré », veuillez préciser à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d’opposition prévu par la loi ne s’applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité des conséquences éventuelles que pourrait  entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants. »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            En conséquence, je confirme mon dépôt de plainte au visa des textes sus visés, et il convient d’auditionner à cet effet le Ministre de l’Education Nationale ayant signé cet arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai confié à la défense de mes intérêts à Me                                           , Avocat à la cour, domicilié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                              .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            En vous remerciant par avance de l’attention que vous accorderez à ma demande, je vous prie d’agréer, M                                 Procureur, l’expression de ma respectueuse considération.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6973370552036193213?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6973370552036193213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6973370552036193213' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6973370552036193213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6973370552036193213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/exemple-de-texte-de-plainte-contre-base.html' title='EXEMPLE DE TEXTE DE PLAINTE CONTRE BASE ELEVE'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4612614499960963583</id><published>2009-04-02T11:30:00.002+03:00</published><updated>2009-04-02T11:38:31.133+03:00</updated><title type='text'>les maternelles de retour</title><content type='html'>Pour info, transmis sur une liste de diffusion de collègues de Seine et Marne.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    Bonsoir,&lt;br /&gt;    Je voulais vous faire part d'une information :nous avons eu un Conseil d'école ce soir, et en discutant sur l'avenir de l'école maternelle, une maman d'élève qui est assistante maternelle, nous dit préparer le CAP Petite enfance, pour fin mai 2009.&lt;br /&gt;    Elle nous apprend, en effet, que les assistantes maternelles doivent se présenter à  cet examen (et essayer de l'obtenir au plus vite), pour&lt;br /&gt;    avoir le renouvellement de leur agrément, sinon elles ne seront plus assistantes maternelles. Donc, le Conseil Général leur paye une&lt;br /&gt;    formation pour avoir cet examen, car elles auront besoin de ce diplôme pour 2009, 2010, car les "petite et moyenne sections" ne seront&lt;br /&gt;    plus en école maternelle, (la grande section restera à l'école primaire).&lt;br /&gt;    Cette maman d'élève nous a dit savoir que Moreuil était déjà pilote pour les 2 ans ; que l'examen pose problème au Rectorat pour&lt;br /&gt;    l'organisation candidats en CAP + les assistantes maternelles) ; que les premières années, les municipalités emploieront des gens sans diplôme adéquat (BAFA seulement) ; qu'elles devront accueillir des enfants jusqu'à  5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Voilà , pour ceux qui ne pensaient pas cela possible...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4612614499960963583?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4612614499960963583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4612614499960963583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4612614499960963583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4612614499960963583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/04/les-maternelles-de-retour.html' title='les maternelles de retour'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-8317710656308904910</id><published>2009-03-28T15:27:00.002+03:00</published><updated>2009-03-28T15:28:09.498+03:00</updated><title type='text'>Education: 25 organisations appellent à "1.000 manifestations" le 2 avril</title><content type='html'>AP &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le collectif "Une école, votre avenir" -qui regroupe 25 organisations dont les principaux syndicats de l'Education- a appelé jeudi à organiser "1.000 manifestations" diverses à travers toute la France le 2 avril contre la politique éducative du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Plus que jamais dans ce contexte de crise, l'enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l'avenir. Ils sont le meilleur rempart contre le chômage", écrit le collectif, composé notamment de la FSU, du SGEN-CFDT, de la FERC-CGT, de la FAEN, de Sud, de l'UNSA ou encore de l'UNEF, de la FIDL, de l'UNL et de la FCPE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le collectif "appelle tous ceux qui veulent défendre et transformer le service public d'éducation pour une meilleure réussite des élèves, à le faire savoir haut et fort le 2 avril, dans toute la France, dans tous les lieux où se forme la jeunesse d'aujourd'hui et se forgent les savoirs de demain".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le collectif dénonce une "entreprise de démolition de l'Ecole, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche publics", de la part du gouvernement. AP&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-8317710656308904910?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/8317710656308904910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=8317710656308904910' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8317710656308904910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8317710656308904910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/education-25-organisations-appellent.html' title='Education: 25 organisations appellent à &quot;1.000 manifestations&quot; le 2 avril'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2789948050381617141</id><published>2009-03-28T15:27:00.001+03:00</published><updated>2009-03-28T15:27:23.554+03:00</updated><title type='text'>Ce soir, la Sorbonne est libre ...</title><content type='html'>par Sorbonnard, le 26 Mars 2009 à 20:23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l'université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l'égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l'argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l'historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l'enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l'avenir de toute une génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l'enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l'enseignement secondaire, avec les chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d'Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l'université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d'une société, parce qu'ils sont gages d'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s'en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Occupants de la Sorbonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris, le 26 Mars 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2789948050381617141?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2789948050381617141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2789948050381617141' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2789948050381617141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2789948050381617141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/ce-soir-la-sorbonne-est-libre.html' title='Ce soir, la Sorbonne est libre ...'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3619256050546097099</id><published>2009-03-28T15:26:00.001+03:00</published><updated>2009-03-28T15:26:49.457+03:00</updated><title type='text'>"Base élèves" traîné devant l'ONU</title><content type='html'>LE MONDE | 27.03.09 | 15h08  •  Mis à jour le 27.03.09 | 15h44&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ls ne sont plus qu'une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1er degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l'inscription de chaque enfant dès l'école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière "victoire" : la France sommée d'expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la session du Comité des droits de l'enfant, "à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d'opposition prévu par la loi ne s'applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité (des droits de l'enfant de l'ONU) des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réunis dans un Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), des parents d'élèves et des enseignants, relayés par la Ligue des droits de l'homme, contestent ce fichier depuis les premières expérimentations lancées en 2004. Ils ont d'ailleurs réussi à le dépouiller des attributs dont il était doté au départ. Mais continuent de se battre pour obtenir sa suppression. Les uns au tribunal - où les premières plaintes contre X... invoquant le non-respect de la loi Informatique et libertés ont été déposées mercredi 25 mars comme à Grenoble et à Millau - les autres dans les écoles autour des "désobéisseurs" qui, en refusant de renseigner la Base, font l'objet de sanctions et de retraits sur salaire. Un recours en annulation a également été déposé au Conseil d'Etat le 22 décembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand, après des années de fiches cartonnées, le mammouth décide de basculer dans le tout-numérique, il ne se doutait pas que l'affaire soulèverait une telle indignation. Les collèges et les lycées sont dotés depuis 1995 d'un logiciel (Sconet) qui centralise des renseignements familiaux et scolaires sans que cela ait suscité la moindre vaguelette. L'école se révèle plus frondeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les collègues ont mis un certain temps à réagir parce que, au départ, Base élèves leur a été présenté comme une réponse à une de leurs revendications : disposer d'un logiciel équipé des mêmes fonctionnalité s dans toutes les écoles", se souvient Gérard Courdert, délégué du Syndicat des instituteurs et professeurs d'école (Snuipp-FSU) de l'Ain. "En plus, pour beaucoup d'entre eux, l'ordinateur est souvent arrivé avec le logiciel lui-même", précise Pierre Devesa, directeur d'une école primaire dans le même département.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le logiciel en question se révèle tout sauf anodin : pour la première fois, les écoles se voient tenues de remplir une base de données indiquant les nom, prénom, adresse de leurs élèves, mais aussi leur nationalité, l'année de leur arrivée en France, le suivi médical ou psychologique dont ils font l'objet, leur handicap éventuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans que le législateur y ait mis son nez, un fichier centralisé et précis voyait le jour, au moment même où, partout en France, des enseignants prenaient fait et cause en faveur de leurs élèves sans papiers et quand, peu de temps avant, l'idée d'un repérage précoce de la délinquance avait provoqué controverse et indignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenant acte de la fronde, le ministère plie mais ne cède pas, publiant un arrêté "portant création de Base élèves", en date du 20 octobre 2008, épuré des champs de la nationalité, du handicap, de l'absentéisme, etc. Le ministre, Xavier Darcos lui-même, avait estimé, en juin, que ce fichier était "profondément liberticide".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revu et corrigé, Base élèves, qui contient une cinquantaine de renseignements, dote chaque enfant d'un identifiant national élève qui rejoint la Base nationale. Le tout est consultable en partie par la mairie, en totalité par l'inspection académique. Les parents ne peuvent s'y opposer. La plupart des enseignants cèdent sous la pression, quelques-uns résistent contre ce qu'ils jugent être une opération de fichage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'éducation nationale, qui a beaucoup souffert de la grève administrative menée pendant des années par les directeurs d'école, il ne s'agit que d'un outil de bonne gestion. Base élèves a déjà permis de rectifier de "plusieurs milliers" l'effectif des enfants inscrits à l'école. Ramené à 6 millions, c'est peu, mais "un élève de plus ou de moins peut impliquer une fermeture ou une ouverture de classe", défend le ministère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi des fichiers nominatifs ? Ils peuvent être "utiles en cas de méningite ou de recherches d'enfants". Ou pour repérer les enfants sans papiers, s'inquiète le Collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ses détracteurs, ce fichier pourrait bien constituer aussi le socle du futur "casier" que risque de traîner derrière lui chaque enfant durant sa scolarité. "L'outil Base élèves est évolutif. La meilleure preuve, c'est qu'il a déjà fait l'objet d'une modification déclarée à la CNIL : elle consiste à pouvoir attribuer le nom d'un enseignant à chaque classe", argumente Christian Drevet, directeur d'une petite école de trois classes à Eydoche, dans l'Isère. Sachant que l'éducation nationale travaille à la mise en place d'"un livret scolaire électronique" qui contiendrait le résultat des évaluations individuelles et qu'un fichier national sur le retard scolaire est également en préparation, qu'est-ce qui interdira de connecter tous ces fichiers à travers l'identifiant de l'élève ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des parents s'insurgent, comme Vincent Fristot, de Grenoble, à l'origine du recours au Conseil d'Etat, choqué que ce fichier ait été imposé "sans débat démocratique, sans concertation" . C'est comme si "on nous retirait notre autorité parentale", s'indigne Marylou Waligorsk, dans l'Aveyron. "N'importe quel distributeur est tenu de demander notre avis s'il veut constituer un fichier. Pas l'éducation nationale !", s'insurge Béatrice Koehler, dans l'Ain, qui juge choquant que "grands-parents, amis et nounous" se retrouvent aussi "fichés" à leur insu. Mais il est sans doute trop tard : 80 % des enfants sont déjà inscrits sur Base élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brigitte Perucca&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 28.03.09&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3619256050546097099?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3619256050546097099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3619256050546097099' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3619256050546097099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3619256050546097099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/base-eleves-traine-devant-lonu.html' title='&quot;Base élèves&quot; traîné devant l&apos;ONU'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7493550371057910185</id><published>2009-03-28T15:25:00.000+03:00</published><updated>2009-03-28T15:26:08.491+03:00</updated><title type='text'>Des profs débordés exigent des pilules pour leurs élèves</title><content type='html'>By ehelms&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Menaces d'exclusion des cours d'école ou même des classes, tous les moyens seraient bons pour faire pression sur leur entourage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogée hier par le «Tages-Anzeiger» , l'avocate Susanne Raess confirme se retrouver régulièrement face à des parents victimes de ce chantage. Les profs y auraient recours à cause de conditions de travail difficiles: classes trop grandes, un contact insuffisant avec les élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette affaire traduit le flou général qui entoure le diagnostic d'hyperactivité et la prescription de Ritaline. En Suisse, en dix ans, les ventes annuelles de ce produit et des autres marques similaires ont été multipliées par huit! Certains y voient une médication à outrance de la société, à laquelle participent parents, éducateurs et médecins. C'est le cas du pharmacien cantonal neuchâtelois, Jean-Blaise Montandon: «Nous sommes passés à un système où les prestataires de soins sont juste là pour répondre à la demande.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une étude, il avait montré que la quantité de Ritaline consommée dans son canton avait augmenté de 690% entre 1996 et 2000. «J'ai peur quand on me dit qu'il y a maintenant des classes où cinq écoliers sur vingt prendraient ces médicaments alors que leur cerveau est en pleine évolution.» Selon lui, on joue avec le feu en prescrivant à tout-va cette substance. «Qui sait ce que sont devenus les écoliers qui ont commencé à prendre de la Ritaline il y a dix ans?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités ne prennent pas ces inquiétudes à la légère. A Zurich, le gouvernement a demandé un rapport sur les prescriptions du médicament aux écoliers. A Fribourg, le nouveau pharmacien cantonal enverra prochainement une lettre aux médecins pour leur demander de ne pas prescrire la Ritaline sous la pression des parents. -&lt;br /&gt;Hyperactivité : un diagnostic à problème&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le trouble du déficit d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) toucherait en Suisse 4% des enfants en âge de scolarité, selon une étude vaudoise citée par l'ASPEDAH, l'association regroupant 250 familles concernées par ce problème en Suisse romande. Si la maladie est bien réelle, le diagnostic est toutefois extrêmement difficile à poser, et bien sûr réservé aux seuls spécialistes. En France, une enquête des autorités sanitaires a montré que le diagnostic d'hyperactivité chez les enfants varie de 0,4 à 16% selon les critères utilisés!- C.M.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7493550371057910185?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7493550371057910185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7493550371057910185' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7493550371057910185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7493550371057910185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/des-profs-debordes-exigent-des-pilules.html' title='Des profs débordés exigent des pilules pour leurs élèves'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1958588594664802018</id><published>2009-03-28T15:24:00.000+03:00</published><updated>2009-03-28T15:25:27.577+03:00</updated><title type='text'>Psychologues de l’Education nationale : quel avenir ?</title><content type='html'>ACOP-F : Association des conseillers d’orientation- psychologues de France&lt;br /&gt;AFPEN : Association française des psychologues de l’Education nationale SFP : Société française de psychologie&lt;br /&gt;SNES-FSU (collectif national des conseillers d’orientation- psychologues)&lt;br /&gt;SNP : Syndicat national des psychologues&lt;br /&gt;SnpsyEN-UNSA : Syndicat national des psychologues de l’Education nationale de l’UNSA&lt;br /&gt;SNUipp-FSU (collectif national des psychologues)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure où le ministre de l’Education nationale annonce des changements dans le recrutement et la formation des enseignants la question des psychologues reste en suspens. Les réponses du ministère, imprécises, suscitent les inquiétudes des organisations professionnelles et syndicales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le second degré, les conseillers d’orientation- psychologues craignent que les projets interministériels les concernant visent à leur retirer le titre de psychologue. Pourtant leur formation actuelle (bac + 5) réclame peu d’aménagements pour rentrer dans le processus en cours. Quant aux psychologues de l’Education nationale exerçant dans le 1er degré (dits « psychologues scolaires »), ils attendent depuis longtemps une régularisation de leur situation statutaire et demandent une formation alignée sur celle des psychologues des autres fonctions publiques et des autres champs professionnels. Or qu’envisage le ministère ? Un recrutement par un master « métiers de l’éducation et de la formation » qui ne donnerait pas à ces personnels l’usage du titre réglementé par la loi de 1985 et ne leur permettrait plus d’exercer en tant que psychologue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les demandes sociales et institutionnelles n’ont jamais été aussi fortes, la politique éducative actuelle fragilise les équipes pluri-professionnel les et les dispositifs d’aides type RASED. Le recours à la précarité est une des solutions du ministère pour combler des manques criants mais ne saurait améliorer la qualité du système éducatif. Alors que dans tous les secteurs professionnels, les besoins de psychologues sont reconnus par les experts et l’opinion, la confusion sur la formation et la baisse notable des recrutements de psychologues dans le 1er et le second degré assombrissent fortement l’avenir de la psychologie dans l’Education nationale. Les organisations signataires alertent sur cette situation très inquiétante et demandent des négociations urgentes sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous demandons un recrutement interne et externe des psychologues de l’Education nationale à partir de tous les masters mention psychologie suivi d’une année de formation spécifique afin d’obtenir un statut identique et la possibilité de travailler en service de psychologie de la maternelle à l’université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris, le 24 mars 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1958588594664802018?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1958588594664802018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1958588594664802018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1958588594664802018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1958588594664802018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/psychologues-de-leducation-nationale.html' title='Psychologues de l’Education nationale : quel avenir ?'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6649104788365315319</id><published>2009-03-26T11:57:00.001+03:00</published><updated>2009-03-26T11:57:48.410+03:00</updated><title type='text'>Lancement des Etats Généraux de la Seine-Saint- Denis de la formation des enseignants !</title><content type='html'>Livry : Le blocage des évaluations des PE2 permet de réunir pour la première fois ensemble IMF, DEA, IEN, CPC, PE2, PIUFM, PE1 !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'opération de blocage était risquée : une partie, certes minoritaire, des PE2 avait exprimé la veille en AG son désaccord avec ce blocage. Plusieurs formateurs n'étaient pas très favorables et préféraient qu'on se contente de retarder les évaluations plutôt que les bloquer. Bloquer les évaluation risquait de dresser des personnes contre le mouvement. Combien serions-nous vraiment à mettre le réveil à 6h30 pour être là dès 8h ? Cette position n'allait-elle pas ouvrir la voie à des conflits durs avec les autres personnels concernés par les évaluations ? Le déroulement des opérations n'avait pas vraiment été anticipé : chaîne humaine autour du bâtiment, occupation du sas, du hall ? et si certains tentaient de passer quand même, qu'est-ce qu'on ferait ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A 8 heures, ces craintes semblaient justifiées : les participants n'étaient même pas assez nombreux pour encercler la table où se trouvaient les dossiers d'évaluation !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et très rapidement, des bonhommes et bonnes femmes jaunes fluo sont arrivés en courant de toutes parts. Des PE1, des PE2 de la vague A non concernés par cette évaluation étaient au rendez-vous. La chaîne est devenue très longue occupant tout le hall, elle s'est agrandie de maître formateurs, de PE2 venus pour leur évaluation. Des échanges se sont engagés avec des I.E.N. Et le tout, dans une bonne humeur empreinte d'une détermination résolue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les dossiers d'évaluation ont ensuite été ramenés dans le secrétariat pour que tout le monde puisse se diriger vers le petit amphi. Afin de prévenir toute tentative de réunir des commissions d'évaluation, les trois portes du secrétariat ont été bloquées jusqu'à 10 h, heure trop tardive pour que les commissions puissent commencer à se réunir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le petit amphi était bondé. Les autres acteurs de la formation ont pu entendre un exposé très précis sur la réforme et ses enjeux. Tant que 10 heures n'étaient pas passées, il était encore temps de maintenir les commissions, la tension montait, certains jugeaient que l'essentiel (la réunion d'information) avait eu lieu et qu'il était préférable de maintenir l'évaluation pour ne pas dresser des PE2 contre le mouvement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Peu avant 10 heures, le directeur du site annonce qu'en accord avec l'Inspecteur d'académie et le directeur de l'IUFM, les évaluations pourront être reportées à la semaine suivante ou dans 15 jours (Etonnamment, cette solution, impossible à mettre en oeuvre quand nous en avions fait la demande pour pouvoir participer à la manif du 11 mars, était initiée par l'Administration elle-même). Les commissions étant différées, une assemblée générale est convoquée pour 10h15. Bien que l'amphi se soit en partie vidé, des personnels de toutes catégories, y compris 3 ou 4 I.E.N. décident de rester pour rédiger et adopter un texte. Outre ce texte, l'AG décide de lancer pour le 4 avril les Etats Généraux de la Seine-Saint- Denis de la formation des enseignants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au total, nous avons fait la démonstration de notre puissance, de la solidité de notre mobilisation, de notre détermination, de notre capacité à adopter des formes d'action plus radicales qui répondent à l'obstination du gouvernement à mettre en oeuvre ses mesures régressives. Nous avons créé les conditions d'une amplification du mouvement en touchant de nouvelles catégories de personnel, une réunion avec le syndicat F.S.U. des I.E.N. est programmée, l'unité a été maintenue, la poursuite des actions se double d'initiatives permettant des réflexions de fond, avec tous les partenaires de l'éducation, sur les enjeux de l'école et de la formation des enseignants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Didier Frydman&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6649104788365315319?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6649104788365315319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6649104788365315319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6649104788365315319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6649104788365315319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/lancement-des-etats-generaux-de-la.html' title='Lancement des Etats Généraux de la Seine-Saint- Denis de la formation des enseignants !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-8399492796495527320</id><published>2009-03-26T11:56:00.000+03:00</published><updated>2009-03-26T11:57:05.194+03:00</updated><title type='text'>Les aides spécialisées en danger</title><content type='html'>Le démantèlement des RASED, merci M. Darcos !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    La FNAREN (Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Education Nationale) regrette profondément l’attaque en règle que subissent les rééducateurs, les maîtres E et les psychologues de l’Education Nationale à travers la suppression de 3000 postes de RASED. Nous étions 11500 personnels, nous ne serons plus que 8500 à la rentrée de septembre 2009 ! Nous ne voyons pas comment nous pourrons répondre aux demandes qui ne relèvent pas de l’Aide Personnalisée (les 2 heures de soutien hebdomadaire) ni comment nous pourrons intervenir  auprès des élèves et de leurs familles selon l’approche pluridisciplinaire qui caractérise les RASED.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Nous ne nous reconnaissons pas dans cette catégorie de personnel nouvellement créée, les « surnuméraires », que nous découvrons avec étonnement et effarement ! Qui sont ces enseignants spécialisés brusquement arrachés de leur poste qui vont devoir exercer « comme » s’ils appartenaient encore à un RASED alors qu’ils n’en sont plus membres? Comment pourrons-nous encore travailler en réseau avec des équipes amputées?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    En effet, en considérant la réforme de M. Darcos sur les RASED et la mise en place anarchique des postes « surnuméraires » dans les académies, nous sommes extrêmement inquiets quant à l’avenir des aides spécialisées en France et de la prise en compte des situations d’enfants, de familles et d’enseignants  auprès desquels les RASED intervenaient jusqu’à maintenant. Non seulement les enseignants spécialisés nommés en « surnuméraires » n’auront plus les moyens de dispenser leurs aides spécifiques comme les spécialistes de la difficulté scolaire l’entendent (Cf. notre argumentaire) mais des circonscriptions entières vont se trouver dépourvues et donc dans l’impossibilité de proposer aux enfants l’aide dont ils ont besoin.  Les suppressions de postes et les transferts de surnuméraires ne respectent aucune logique et encore moins les besoins du terrain. Les postes E et G ne répondent plus à aucun équilibre alors qu’ils avaient été implantés de manière réfléchie afin d’apporter des réponses plurielles à des difficultés plurielles. Il est de notre devoir de professionnel de vous alerter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le Manifeste de notre Comité Scientifique est toujours d’actualité, dès le mois d’octobre ses membres éminents avaient vu clair. Nous vous proposons de le diffuser afin que le Ministère de l’éducation nationale ne rompe pas le pacte républicain qui consiste à permettre à chaque enfant, dans l’Ecole Publique,  de bénéficier de l’aide spécialisée à laquelle il a droit pour apprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Au nom des enfants en souffrance à l’école, bien cordialement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Loïc Douet Vice président de la FNAREN&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-8399492796495527320?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/8399492796495527320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=8399492796495527320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8399492796495527320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8399492796495527320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/les-aides-specialisees-en-danger.html' title='Les aides spécialisées en danger'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5674543425659573466</id><published>2009-03-25T17:44:00.000+03:00</published><updated>2009-03-25T17:46:10.774+03:00</updated><title type='text'>de Alain Refalo à son IEN : Monsieur l’inspecteur, soyez loyal, mais non servile !</title><content type='html'>Objet : Monsieur l’inspecteur, soyez loyal, mais non servile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur l’inspecteur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi 10 mars, pour la cinquième fois depuis le mois de novembre, vous êtes venu dans ma classe pendant une heure sur le temps de l’aide personnalisée. Et pour la cinquième fois, vous avez pu constater que je faisais bien ce que je vous avais écrit le 6 novembre, à savoir une activité théâtre pour tous les élèves, avec l’accord explicite des parents. Combien de visites de contrôle vous faudra-t-il encore pour vérifier que je ne mets pas en œuvre le dispositif de l’aide personnalisée  dans le temps extra-scolaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de recevoir votre troisième rapport de visite. J’avais souligné dans votre premier rapport du 12 décembre les inexactitudes qu’il contenait, tout en acceptant le constat de désobéissance. Vous ne m’avez pas répondu sur les points que je contestais. Je n’ai pas estimé utile de réagir à votre deuxième rapport puisqu’il m’a été communiqué le mercredi 21 janvier lors de l’audience à l’Inspection Académique, audience au cours de laquelle il m’a été signifié une sanction financière sous la forme d’un retrait de salaire deux jours par semaine à compter du 5 janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lecture de ce troisième rapport, je crois de mon devoir d’attirer votre attention sur ce que je considère comme une attitude inacceptable vis-à-vis d’un instituteur de la République. Je suis profondément scandalisé par vos commentaires qui vont au-delà de la mission d’observation qui vous a été confiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cite : « A l’issue de ce nouveau contrôle, je constate que Mr Refalo ne s’applique toujours pas dans son service d’enseignement à mettre en œuvre les conditions nécessaires permettant de dispenser véritablement une aide personnalisée aux élèves de sa classe rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 13 janvier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cite : « Cette attitude délibérée manque désormais totalement à ses devoirs professionnels (c’est moi qui souligne), en qualité de professeur des écoles et atteste d’un refus caractérisé de remplir correctement la mission qui lui est confiée auprès des élèves ». (rapport de visite du 13 janvier)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cite : « Au terme de cette troisième visite, je constate que malgré mes rappels et recommandations réitérés, et ce dans une volonté clairement communiquée de vous convaincre du caractère inadapté de votre attitude professionnelle (c’est moi qui souligne), tant vis-à-vis de vos devoirs et obligations de fonctionnaire que vis-à-vis de l’intérêt même des élèves et des parents de votre classe, je constate et prends acte de votre nouveau refus de faire évoluer d’une quelconque manière la position que vous avez prise ». (rapport de visite du 10 mars)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cite : « Ces dispositions maintenues contribuent autant aujourd’hui que précédemment à perturber le bon fonctionnement de l’école, à mettre en cause la cohérence et l’image du service public auquel vous appartenez  (c’est moi qui souligne) et auquel vous vous devez d’apporter votre entière contribution professionnelle. » (rapport de visite du 10 mars)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cite : « Au vu du nouveau constat de ce jour, je ne peux que conclure  à votre refus réaffirmé de ne pas vouloir vous conformer aux obligations de service qui sont les vôtres en qualité de professeur des écoles » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 10 mars)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je récuse absolument les jugements sans appel que vous croyez pouvoir porter sur mon travail d’enseignant, qui n’ont d’autre visée que de le discréditer et de le stigmatiser et qui, en définitive, voudraient me déconsidérer et me déshonorer. Les propos accusateurs que vous tenez à mon encontre sont totalement excessifs, outranciers, in-justifiés, in-sensés, in-acceptables. Ils procèdent d’un acharnement vraiment déraisonnable à vouloir me dénigrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ensemble de ces commentaires vise à instruire une culpabilisation de l’enseignant en essayant de le convaincre qu’il fait mal son travail, qu’il nuit à ses élèves et au fonctionnement du service public. Il s’agit d’une forme de pression morale qui ne peut que chercher à déstabiliser l’enseignant qui s’efforce de raisonner, de penser et d’agir pour ne pas être complice du démantèlement du service public d’éducation. Les enseignants, y compris les enseignants désobéisseurs, ont droit à être respectés dans leur intégrité professionnelle. Par ces jugements que vous portez sur mon travail, à contre-pied de l’ensemble des rapports que mes inspecteurs ont produits depuis le début de ma carrière, vous me condamnez sur le plan professionnel et vous alimentez les éléments à charge qui permettent à l’inspecteur d’académie de prendre des sanctions par ailleurs totalement disproportionné es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A aucun moment, à l’occasion de vos visites, vous ne vous êtes intéressé à l’ensemble du travail que j’ai mis en œuvre dans le cadre des 24h hebdomadaires obligatoires. Comment juger de la qualité ou de la « nocivité » d’un travail sur la base de l’observation d’un dispositif situé par ailleurs sur un temps extra-scolaire et soumis à l’approbation des parents ? Il s’agit là d’une grave dérive administrative qui ne peut qu’attiser notre révolte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc, Monsieur l’inspecteur, tenez-vous à exprimer autant de malveillance à mon égard ? Comment pouvez-vous vous refusez à ce point à comprendre le sens de ma démarche ? Pensez-vous vraiment que c’est en vous enfermant dans une attitude entièrement négative que vous favoriserez une issue constructive au conflit auquel vous devez faire face ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces jugements sont d’autant plus inacceptables que je vous rappelle les faits suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lors de votre première visite le vendredi 14 novembre, vous aviez envoyé un mail à l’école à 15h10 pour prévenir de votre visite à 15h30. Il se trouve que ce jour-là, à 13h30, j’ai du amener en urgence à la clinique ma compagne dont la grossesse arrivait à terme. Alors que l’examen n’était pas terminé, j’ai laissé ma compagne à la clinique pour retourner à l’école afin de pouvoir assurer à l’heure la séance théâtre. Les élèves avaient été répartis dans les classes en attendant mon retour. Compte tenu des circonstances, - votre visite impromptue et l’émotion légitime de mon aller-retour à la clinique - je vous ai demandé de reporter cette visite. Vous avez refusé et devant mon insistance, vous avez appelé au téléphone l’inspecteur d’académie qui vous a explicitement dit que je n’avais pas le choix. Chacun appréciera l’humanité de cette décision et de cette attitude alors que je n’étais présent à ce moment-là que par conscience professionnelle et que le bon sens aurait voulu que je reste auprès de ma compagne hospitalisée. J’ai donc rejoint mes élèves et vous avez assisté à la séance théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous avez totalement justifié et approuvé, à l’occasion d’un entretien récent, la sanction professionnelle de l’inspecteur d’académie, à savoir le refus de promotion au grand choix que je méritais dans le cadre du tableau d’avancement du corps des professeurs des écoles. Cette sanction professionnelle faisait suite à la décision prise quelques jours auparavant de me sanctionner financièrement. Alors qu’en droit français, la double peine n’existe pas, vous considérez de surcroît qu’il ne s’agit pas d’une « sanction ». Selon vous, la promotion devait m’être refusée car le contraire aurait été un encouragement à la désobéissance ! Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans le déni de la réalité et l’allégeance servile à des décisions dont le caractère politique n’a échappé à personne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au vu de ses éléments, je considère désormais que le rapport de confiance professionnel qui devrait nous lier est rompu. Je vous informe donc que je ne souhaite plus votre présence dans ma classe à compter de ce jour, surtout s’il s’agit de constater une nouvelle fois ce que vous savez déjà et que j’assume pleinement. Je vous ferai gagner une heure sur votre temps précieux et mes élèves n’auront plus à me demander : « Pourquoi est-ce que l’inspecteur vient encore dans la classe ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces visites répétées dans ma classe, les différents rapports que vous m’avez transmis, vos justifications des sanctions financières et professionnelles qui m’ont été infligées constituent une forme de « harcèlement » moral et professionnel  que je décide aujourd’hui de dénoncer en tant que tel. Je vous informe que j’ai décidé de m’adresser à un conseiller juridique pour faire valoir mes droits en la matière afin que cesse cette pression permanente qui, forcément, à la longue, porte atteinte à la sérénité de mon travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur l’inspecteur, j’en appelle à votre conscience, à votre responsabilité et à votre humanité. Cessez de trahir votre mission première qui est de soutenir et d’encourager les enseignants dans les classes. Refusez d’obéir à des ordres contraires à l’éthique de notre profession. Renoncez à écrire des rapports à charge qui ont pour objectif de discréditer un collègue. Ouvrez-vous au dialogue vrai sans vous réfugier en permanence derrière une argutie juridique déconnectée des réalités du terrain. Soyez loyal à votre hiérarchie, mais non servile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez, monsieur l’inspecteur, que le mouvement des enseignants désobéisseurs ne cesse de progresser. 2 650 enseignants du primaire sont en désobéissance ouverte et affichée. Il s’agit du plus important mouvement de désobéissance pédagogique que l’Education Nationale ait connu.  A ce jour, la réponse de l’administration est soit de fermer les yeux (comme vous le faites pour un certain nombre de désobéisseurs sur la commune), soit de réprimer certains brutalement par des retraits de salaire et des refus de promotion. Cette incohérence témoigne que votre objectif n’est pas tant de savoir si les dispositifs que vous défendez sont réellement efficaces, que de vous assurez que l’ordre règne dans l’école par l’obéissance des enseignants aux injonctions de la hiérarchie et aux décrets absurdes du Ministère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mouvement ne faiblira pas, malgré les sanctions. Il est porteur d’une exigence éthique conjuguée à un volontarisme professionnel et pédagogique qu’aucun pouvoir ne pourra briser. Nous continuerons, avec le soutien des parents d’élèves, à défendre l’école publique, aujourd’hui menacée par des lois et des décrets scélérats. Nous ne faiblirons pas dans notre résistance. Plus vous nous sanctionnerez, plus nous désobéirons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre mouvement n’est pas seulement un mouvement de contestation. Il se veut également une force de proposition. Nous attendons que la porte du dialogue s’ouvre avec les enseignants en résistance afin que la raison et la sagesse aient le dernier mot dans l’intérêt du service public d’éducation que nous avons l’honneur de servir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous prie de recevoir, Monsieur l’inspecteur, l’expression de mes sentiments déterminés et respectueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain REFALO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Copie à la presse et publication sur le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5674543425659573466?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5674543425659573466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5674543425659573466' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5674543425659573466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5674543425659573466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/de-alain-refalo-son-ien-monsieur.html' title='de Alain Refalo à son IEN : Monsieur l’inspecteur, soyez loyal, mais non servile !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4606420256226646655</id><published>2009-03-25T06:59:00.002+03:00</published><updated>2009-03-25T07:00:22.088+03:00</updated><title type='text'>Monsieur le Ministre de l’Education nationale,</title><content type='html'>Lyon, le 23 mars 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur le Ministre de l’Education nationale,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La FNAREN vient vous dire sa colère et sa stupéfaction à la lecture de la note de service que vous avez adressée aux recteurs d’académie, aux inspecteurs d’académie et aux directeurs des services départementaux de l’Education Nationale. Cette note de service concerne « les maîtres spécialisés de RASED exerçant leurs missions dans une ou deux écoles »…&lt;br /&gt;Quelle est cette catégorie de personnel nouvellement créée que nous découvrons avec étonnement et effarement ? Qui sont ces enseignants spécialisés brusquement arrachés des RASED où ils travaillaient selon leurs compétences et leurs spécialisations, guidés par la circulaire de 2002, qui vont devoir exercer « comme » s’ils appartenaient encore à un RASED alors qu’ils n’en sont plus membre?&lt;br /&gt;Quand nous voyons l’application dans les académies de cette création de « surnuméraires » pour les uns, de « sédentarisés » pour les autres, nous ne pouvons qu’être extrêmement inquiets quant à l’avenir de notre métier de rééducateur et de la prise en compte des situations d’enfants, d’enseignants  auprès desquels ils interviennent. Il est de notre devoir de professionnel de vous alerter.&lt;br /&gt;La FNAREN regrette encore une fois profondément l’attaque en règle que subissent les rééducateurs, les maîtres E et les psychologues de l’Education Nationale à travers la suppression de 3000 postes de RASED. Nous étions 11500 personnels, nous ne serons plus que 8500 ! Nous ne voyons pas comment nous pourrons répondre aux demandes qui ne relèvent pas de l’Aide Personnalisée ni comment nous pourrons intervenir  auprès des élèves et de leurs familles selon l’approche pluridisciplinaire nécessaire qui caractérise les RASED.&lt;br /&gt;Les rééducateurs exercent un véritable métier qui leur a demandé un long cheminement et une profonde réflexion ainsi qu’une formation spécifique professionnalisante. Ils ont la désagréable impression que tout cela est balayé d’un revers de main, qu’ils ne sont ni entendus ni pris en compte. Les professionnels qu’ils sont n’auraient-ils aucun mot à dire sur les nécessaires évolutions de l’Ecole ?&lt;br /&gt;Nous comptons sur vous Monsieur le Ministre pour considérer le dispositif d’aides spécialisées que représente le RASED,  pour nous associer à cette réflexion menée sur les aides et la prise en compte des enfants rencontrant des difficultés à l’école à la fois pour prévenir, réduire l’échec scolaire et améliorer la scolarisation des élèves handicapés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de nos salutations respectueuses,&lt;br /&gt;                                                                           Pour la FNAREN, la Présidente Annie Cassard&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4606420256226646655?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4606420256226646655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4606420256226646655' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4606420256226646655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4606420256226646655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/monsieur-le-ministre-de-leducation.html' title='Monsieur le Ministre de l’Education nationale,'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4213189164067909175</id><published>2009-03-25T06:54:00.001+03:00</published><updated>2009-03-25T06:58:40.588+03:00</updated><title type='text'>Valérie Pécresse veut compter les grévistes, 208 universitaires répondent</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Scmr3PWra6I/AAAAAAAAAGI/XTyjzbUpLsQ/s1600-h/manifestation_paris_19_fevrierpaste.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Scmr3PWra6I/AAAAAAAAAGI/XTyjzbUpLsQ/s400/manifestation_paris_19_fevrierpaste.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316969800590388130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le 23 mars 2009&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt; Valérie Pécresse a déclaré avoir demandé aux présidents d’université de recenser les grévistes. En effet, depuis le début de leur mouvement - le 2 février - les universitaires mènent une grève originale. Active, faite d’alternance de cours  «normaux» et  «alternatifs», de manifestations, d’initiatives culturelles etc.&lt;br /&gt;Un mode d’action qui permet de durer pour maintenir une pression sur le gouvernement. IL ne va pas sans poser de problèmes, et notamment celui du décompte des grévistes. Pour le gouvernement, et Valérie Pécresse en particulier, se pose celui du paiement des jours de grève. Jusqu’alors muette sur ce point, elle a mis la pression sur le sujet en fin de semaine dernière. Voici la réponse que lui font 208 universitaires, signataires du texte ci-dessous :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris le 21 mars 2009&lt;br /&gt;Madame,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez rappelé récemment aux présidents d’université la procédure à suivre concernant le décompte des personnels grévistes. Dans le conflit qui vous oppose à la communauté universitaire, il est compréhensible, puisque l’on vous refuse ou que vous refusez de nous écouter, que vous tentiez d’utiliser une mesure dilatoire concernant nos salaires.&lt;br /&gt;Nous tenons cependant à attirer votre attention sur deux points dont vous mesurerez certainement l’importance et les enjeux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Les enseignants-chercheurs mobilisés dans le cadre de ce qu’ils ont appelé la «grève active» sont présents, plus que jamais, sur leurs lieux de travail et dans leurs missions. Ce n’est pas parce qu’ils ont suspendu des cours qu’ils ne font plus rien en dehors de leur participation au mouvement : il y a des tâches qui s’imposent et que nous ne voulons pas repousser pour différentes raisons (information etManifestation_paris_19_fevrierpaste suivi des étudiants, relations avec les vacataires extérieurs, encadrement de doctorants, notamment étrangers, obligations liées à des publications, obligations éditoriales, etc.). Beaucoup d’entre nous assurent de surcroît des cours, qu’ils appellent « alternatifs », qui s’inscrivent dans le prolongement de leurs recherches, de leurs réflexions, de leurs enseignements. Ouverts à tous les étudiants, aux autres enseignants et chercheurs, parfois à tous publics lorsqu’ils se tiennent «hors les murs», ces cours ne sauraient être tenus pour nuls et non avenus.&lt;br /&gt;Sauf à vous arroger un droit que vous n’avez pas : il ne vous appartient pas, en effet, de décider de la pertinence des choix pédagogiques et scientifiques des enseignants et des enseignants-chercheurs. C’est notre affaire, et celle des équipes pédagogiques auxquelles nous appartenons. Nous doutons, du reste, que vous puissiez prétendre avoir les compétences requises pour apprécier la légitimité universitaire des conférences que nous donnons dans le cadre des cours alternatifs et décréter qu’elles ne ressortissent pas aux obligations de service d’un enseignant-chercheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.Le cas des journées où les universitaires en lutte participent à des journées d’action (manifestations) vous paraît sans doute différent. La chose est plus délicate qu’il n’y paraît. Soit un élément quelconque dans l’ensemble U des universitaires en lutte, que nous appellerons Mme Z. Posons que le mardi, il est prévu que Mme Z. effectue 4 heures de cours : 2 heures avec des étudiants de 1ère année de Licence et 2 heures avec des étudiants de 2e année de Master. Admettons que, pendant toute la durée de la lutte, Mme Z. a répondu par quatre fois à des appels à manifester le mardi. 4/30ème de son salaire lui seront donc retenus. Dès lors, à l’issue de la lutte, Mme Z. est dégagée de toute éventualité d’envisager le rattrapage des cours non effectués et toute autre forme de remédiation. Traitée comme gréviste par son employeur, Mme Z. ne peut à la fois être pénalisée financièrement et encore tenue aux obligations dont la pénalisation financière entérine le fait qu’elle n’y a pas satisfait. Pour les étudiants concernés, cela signifie qu’au lieu des 24 heures de cours prévues, ils n’auront eu que 16 heures de cours. Mme Z., scrupuleusement soucieuse du respect de la maquette des diplômes en question, est donc dans l’impossibilité d’organiser un examen, de produire une note, de statuer sur le semestre et, s’il s’agit d’une année diplômante, de permettre la délivrance du diplôme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En envisageant d’appliquer de manière comptable et mécanique le décompte des jours de grève à une profession dont le temps d’enseignement est annualisé, vous méconnaissez la réalité de notre travail, vous révélez une fois encore votre incompréhension de ce qu’est réellement l’université et, surtout, vous nous empêchez définitivement de mettre en œuvre, en parallèle de notre lutte ou au terme de celle-ci, des stratégies de remédiation (rattrapage, cours en ligne, travaux de recherche personnels donnés aux étudiants, échanges par courriel, etc.). De fait, vous prenez, seule, la responsabilité de nous empêcher de procéder à des examens et de délivrer des diplômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution pourrait être que nous acceptions, bien qu’ayant été traités en grévistes de manière comptable, de rattraper les cours en sus de nos obligations statutaires. Il est vrai que nous sommes accoutumés de longtemps à faire bien davantage que ce que nos obligations prévoient : depuis des années, vous ne devriez pas l’ignorer, nous prenons en charge des tâches très lourdes, notamment administratives, sans aucune contrepartie financière, ou en échange de rétributions dérisoires, très largement inférieures au SMIC horaire. Vous comprendrez que, cette fois, la situation est toute différente. Si vous vous pensez en manager, n’attendez pas de vos employés qu’ils vous fassent cadeau et d’une partie de leur salaire, et du temps de travail correspondant. Envisageons la chose sous l’espèce d’une métaphore qui vous plaira sans doute : considérons l’université comme une entreprise qui fabrique des examens et des diplômes par l’assemblage des pièces que sont les enseignements, une entreprise dont vous seriez le manager ultime. Les ouvriers que nous sommes se refuseront à bon droit à produire les pièces manquantes pour la constitution du produit final – l’examen, le diplôme – dès lors que l’application à courte vue des retenues financières les en aura exonérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le conflit qui vous oppose à la communauté universitaire est un conflit social. De nombreux acteurs de l’université (des Présidents, des Conseils d’Administration, des Conseils d’UFR, des sections du CNU, des laboratoires de recherche, des sociétés savantes, des associations de défense de l’université et de la recherche, la Coordination Nationale des Universités, etc.) vous ont pacifiquement signifié en vain, pendant plusieurs mois, leur volonté que les réformes que vous portez fassent l’objet d’une véritable réflexion, d’une véritable concertation. À dire peu, l’enjeu, dont vous dites vous-même qu’il est majeur pour l’avenir du pays, le méritait. La ligne politique que vous avez choisie a contraint notre communauté, faute d’être entendue, à exprimer sa position avec une radicalité grandissante. Plutôt que d’admettre qu’il vous faut nous entendre car vous ne pouvez avoir entièrement raison à vous seule contre notre expertise, et parce qu’un ministre ne peut intelligemment gouverner contre le corps professionnel dont il a la responsabilité, vous avez commis une faute après l’autre. Nous ne saurions être tenus pour responsables de votre incurie. Aux beaux jours, c’est à vous que les étudiants demanderont des comptes. Le monde universitaire, les enseignants-chercheurs, les étudiants, les personnels administratifs et techniques n'ont  jamais été aussi déterminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En espérant, Madame, que vous accorderez à cette lettre toute l’attention qu’elle mérite.&lt;br /&gt;Avec nos salutations républicaines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.AMFREVILLE Marc, PR, Université Paris 12 2.AMRANI Sarah, MCF, Études italiennes, Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle 3.ANDRÉ Valérie MCF civilisation britannique Université de Provence: Aix-Marseille 1 4.ANGLADE Sophie, IUT d'informatique, Orléans 5.ATHENOT Éric, PR, Département d'anglais, Université François-Rabelais de Tours 6.BARBANSON Luc, MCF, UFR Sciences, université d'Orléans 7.BAROT Emmanuel, MCF, Université Toulouse le Mirail 8.BAZIN Claire, PR, Anglais, PX 9.BEAUD Olivier, MCF, Directeur du département Sciences du langage, UFR Sciences, universté d'Orléans 10.BEHROUZ Nowbahari, MCF, IUT de Tours 11.BÉLAN Caroline, PRAG, Etudes Anglaises, Université François Rabelais, Tours 12.BELIAKOV Vladimir, MCF, russe, Université de Bourgogne 13.BELL Emma, Maître de Langues, Études anglophones, Université Lyon III 14.BENDIAB Nedjma, MCF, Physique, Universite Joseph Fourrier Grenoble 1 15.BENSIMON Nella, MCF, Études italiennes, Université Paris Ouest Nanterre 16.Bergounioux Gabriel, PR, Linguistique, Université d'Orléans 17.Bergounioux Maïtine, PR, Mathématiques, Université d'Orléans 18.BERTHIN, Christine, MCF, Anglais, Université Paris-Ouest-Nanterre 19.BESSE M.G., PR, Paris 4-Sorbonn 20.BESSON Françoise, Professeur, Anglais, Université de Toulouse-Le Mirail 21.BIÉMONT Jean-Claude, PR, Génie Biologique, IUT de Tours 22.BINDEL Sandra, MCF, Etudes italiennes, Université Lyon 2 23.BIRKS Cécile, MCF, Anglais, Université Paris Ouest Nanterre 24.BIRKS, Ivan, MCF, Anglais, Université Paris 3-Sorbonne Nuvelle 25.BLANCHARD  Laetitia, MCF, Espagnol,   Paris 4-Sorbonne 26.BONNEFILLE Stéphanie Maria, MCF, Anglais-Linguistique, Université François Rabelais de Tours 27.BONNET Nicolas, PR, études italiennes, Université de Bourgogne 28.BORT Françoise, MCF, Études Anglophones, Université Paris-Est. 29.BOSSI Lise, MCF, Études Italiennes, Université Paris 4-Sorbonne 30.BOURBOUSSON, Jérôme, Moniteur, UFR STAPS, Université de Nantes 31.BOURGUINAT Nicolas, MCF, Histoire contemporaine, Université de Strasbourg 32.BRAULT, Élise, MCF, Anglais, Université de Valenciennes 33.BRESSON Serge, MCF HDR Université Picardie Jules Verne 34.BRIOIS Christelle,MCF, Laboratoire de Physique et Chimiede l'Environnement et de l’Espace, Université d'Orléans 35.BRUNETIÈRE Valérie, MCF, Sciences du langage, Université Paris 5-Descartes 36.BUFFARIA Pérette-Cécile, PR, Études Italiennes, Université de Poitiers 37.BUTTELLI Olivier, MCF, Sciences physiologiques, UFR STAPS, Université d'Orléans 38.CAMUS Marianne, PR, Anglais, Université de Bourgogne 39.CAZALÉ Claude, PR, Université Paris Ouest Nanterre 40.CAZÉ, Antoine, PR, Littérature Américaine, Université Paris Diderot 41.CERVANTES Xavier, PR, Civilisation britannique, Université de Toulouse-II 42.CHABOCHE Josée, MCF, géographe, Université d'Orléans 43.CHAMERON Stéphane, MCF, Psychologie, Université Paris 13 44.CHARTIER Denis, MCF, géographie, Université d’Orléans 45.CHEVALLIER Geneviève, MCF, Anglais, Université de Nice 46.CHUECA Miguel, MCF, Espagnol, Université Paris Ouest Nanterre 47.CINGAL Delphine, MCF, Anglais, Université Panthéon-Assas-Paris 2 48.CLOUZOT Martine, MCF, Histoire médiévale, Université de Bourgogne 49.COELHO FLORENT Adriana, MCF, Département d'études des pays de langue portugaise, Université Paris 8 50.COSSU-BEAUMONT Laurence, MCF, Études américaines, Université de Picardie 51.COUDERC Gilles, MCF, Université de Caen Basse Normandie 52.COULOUMA Flore, Enseignant-chercheur, Anglais, Université Paris Ouest Nanterre 53.CUTUIL Thomas, Doctorant-moniteur, Physique, Université Joseph Fourier Grenoble 1 54.DAMPHOUSSE Pierre, Maître de mathématiques, Faculté des sciences, Tours 55.DE POLI Luigi, PR, Études italiennes, retraité, Université de Mulhouse 56.DE PRINSAC Annie-Paule, MCF anglais Université de Bourgogne 57.DELAHAYE Claire, ATER, Anglais Université de Nanterre 58.DELESSE Catherine, PR, Études Anglaises, Université Nancy 2 59.DELOURME Chantal, PR, Études anglophones, Université Paris Ouest Nanterre 60.DELPORT  Marie-France, PR, Espagnol, Paris 4-Sorbonne 61.DIOCHON Nicolas, ATER, Espagnol, Université de Bourgogne 62.DONNAREL Evelyne, MCF, Italien, Toulouse 2 Le Mirail 63.DOS SANTOS Graça, MCF, Portugais, Université Paris Ouest Nanterre 64.DUBOIS Pierre, PR, Anglais, Université François Rabelais de Tours 65.DUFOUR Eric, PR, Philosophie, Université Pierre-Mendès-France Grenoble 2 66.DUPEYRON-LAFAY Françoise, PR, littérature britannique, Université Paris 12 67.DURAND-LOSE Jérôme, PR, Informatique, Université d'Orléans 68.DUTOIT, Thomas, PR, Anglais, Lille 3 69.ECK Bernard, MCF, Histoire grecque, Université de Bourgogne 70.EIZYKMAN Boris, MCF, Esthétique, Université d'Amiens 71.ERTZSCHEID Olivier, MCF, Sciences de l'information et de la communication, Université de Nantes, IUT de La Roche-sur-Yon 72.FABRIZIO-Costa Silvia, PR, Etudes Italiennes Université de Caen-Basse Normandie 73.FISCHBACH Franck, PR, Université Toulouse le Mirail 74.FISCHER Karin, MCF, Anglais, Université d’Orléans 75.FOURTINA Hervé, PR, Etudes anglaises, Université de Bordeaux 3 76.FRAPPER Gilles, MCF, Chimie théorique, Université de Poitiers 77.FUCHS Anne, Retraitée MCF, Arts du spectacle, Nice-Sophia Antipolis 78.GABILLIET Jean-Paul, PR, Civilisation américaine, Bordeaux 3 79.GACON Stéphane, MCF, Histoire contemporaine, Université de Bourgogne 80.GADOIN Isabelle MCF Anglais Paris 3 81.GALLAND Nathalie, MCF, Espagnol, Université de Bourgogne 82.GARNOT Benoît, PR, Histoire moderne, Université de Bourgogne 83.GAUTIER Claude, PR, Philosophie, Université Paul-Valéry Montpellier 3 84.GAVOILLE Elisabeth, MCF, Latin, Université de Tours 85.GENSANE Bernard, professeur retraité, anglais, Poitiers 86.GILLARD-ESTRADA Anne-Florence MCF Anglais Université de Rouen 87.GIRARD Pierre, Doyen de la faculté d'Economie et de Gestion, Université de Picardie Jules Vernes 88.GODARD Marie-Odile, MCF, Psychologie, Université de Picardie Jules Verne 89.GRASSY, Elsa, ATER, Anglais, Université Paris 4 90.GRIMAL Claude, PR, Littérature Américaine, Université Paris Ouest Nanterre 91.GRIVAUD Gilles, PR, Histoire, Université de Rouen 92.GUÉRIN Philippe, PR, Études italiennes, Université Rennes 2 93.GUERLAIN Pierre, PR, Civilisation américaine, Paris Ouest Nanterre 94.GUILLAUME Cingal, Directeur du Département d'Anglais, Université François-Rabelais de Tours 95.GUTLEBEN Christian, PR, Département d'anglais, Université de Nice Sophia Antipolis 96.HARDY Mireille, MCF, Études anglophones, IUT Cherbourg Manche 97.HATCHUEL Sarah, PR, Littérature élisabéthaine, Université du Havre 98.HELVIG Lionel, PRAG EPS, STAPS, Nantes 99.HENRARD Pierre, PR, Physique, Clermont II 100.HILDENBRAND, Karine, MCF, Anglais, Nice Sophia Antipolis 101.HINCHLIFFE, Michael, MCF, anglais, Université de Provence 102.HUGUET Christine, MCF, Études anglophones, Université Charles-de-Gaulle Lille 3 103.JAPPY, Tony, PR émérite, linguistique anglaise, Université de Perpignan 104.JARDILLIER Claire, MCF, anglais, Université du Littoral Côte d'Opale. 105.JORBA Mélanie, PRAG, Études italiennes, Université D’albi 106.KARSKY, Marie Nadia, MCF, Anglais, Université de Paris 8 107.KELLER-PRIVAT Isabelle, MCF, Anglais, Université de Toulouse-Le Mirail 108.KILGORE-CARADEC Jennifer, MCF Anglais, Université de Caen Basse-Normandie 109.LABBÉ Evelyne, PR, Littérature Américaine, Université Paris Ouest Nanterre 110.LABICA Thierry, MCF, Études anglophones, Université Paris Ouest Nanterre 111. LACHAZETTE, Xavier, MCF, Anglais, Université du Maine 112.LALISSE-DELCOURT Nathalie, PRAG, Espagnol, Université Paris Ouest Nanterre 113.LARDY Michèle, MCF, Anglais Université Paris1 114.LAVAUD-FAGE Eliane, PR émérite, Espagnol, Université de Bourgogne 115.LAVERGNE Isabelle, MCF, Études italiennes, Université de Paris 4-Sorbonne 116.LE BRETON Nicole, MCF, directrice du épartement de géologie, UFR Sciences, Université d'Orléans 117.LEMARE Henri, MCF HDR, Études anglophones, Université Paris 3 118.LEROUX Agnès, MCF, Linguistique anglaise, Université Paris Ouest Nanterre 119.LONGUET MARX Frédérique, MCF, Sociologie, Université de Caen, chargée de séminaire EHESS 120.LOUREIRO Emmanuel, Doctorant, Portugais, Paris 4-Sorbonne 121.LOUREIRO Emmanuel, Doctorant, Université Paris 4-Sorbonne 122.LOUVEL LiIiane, PR, littérature anglaise Poitiers 123.LUCIANI Gérard, PR émérite, Études italiennes, Université Stendhal-Grenoble 3 124.LUTON Françoise, MCF, Anglais, Paris 1 125.MAISONNAT Claude, Prof. Émérite, Littérature anglaise, Lumière-Lyon 2 126.MARREC Brigitte, MCF, Anglais, Paris 10-Nanterre 127.MARTIN Céline, MCF, Histoire, Université Bordeaux 3 128.MARTIN Taffy, PR, Études américaines, Université de Poitiers 129.MAZODIER Catherine, MCF, linguistique anglaise, Études anglophones, université Paris 7 Denis Diderot. 130.MELLET Laurent, MCF, Anglais, Université de Bourgogne 131.MENARD Béatrice, MCGF, Espagnol, Paris Ouest Nanterre La Défense 132.MERCIER Jean-Luc, MCF, Génie Biologique, IUT Tours 133.MERCIER Jean-Luc, MCF, IUT Tours 134.MERRIEN Nathalie, MCF, Anglais, université d'Angers 135.MICHLIN Monica, MCF, Études américaines, Université de Paris-Sorbonne 136.MIELLE DE PRINSAC Annie-Paule, MCF, Littératures Anglophones, Université de Bourgogne 137.MILESCHI Christophe, PR, Études Italiennes, Université Paris Ouest Nanterre 138.MONTAUBIN Pascal, MCF, Histoire médiévale, Université d'Amiens 139.MORÈRE Julie, PRAG, Études anglophones, Université de Nantes 140.MORIN François, PRAG, agrégé de mathématiques, Université d'Orléans 141.MOTELICA Mikael, PR, Polytech' Orléans, Université d'Orléans 142.MOTTRET Olivier, PR, Génie Biologique IUT de Tours 143.MOUCHIROUD Christophe, MCF, Psychologie Différentielle, Université Paris 5-Descartes 144.MOUNIC Anne, MCF, Études anglophones, Université Paris 3 145.MURAT Jean-Christophe, MCF, Anglais, Université de Provence Aix-Marseille 1 146.MUZART Idelette, PR, Études Portugaises, Université Paris Ouest Nanterre 147. NICAISE Alain, PR retraité, Linguistique anglaise, Université Paris 12-Val de Marne 148.NOTA Michelle, MCF, Études italiennes, Université de Bourgogne 149.NOWBAHARI Behrouz, MCF, Génie Biologique, IUT de Tours 150.O’BRIEN CASTRO Molly, Lectrice, Anglais, Université Paris 5 151.ORTOLI Philippe, MCF, Arts du spectacle, université de Corse 152.PALMA, Hélène, MCF, Études anglophones, Université de Provence 153.PAYCHA Danièle, PR, Anglais, Université Paris Ouest Nanterre 154.PELLERIN Simone, PR, Littérature américaine, Université Paul-Valéry Montpellier 3 155.PERRIN Denis, MCF, Philosophie, Université Pierre-Mendès-France Grenoble 2 156.PETERS-CUSTOT Annick, MCF, histoire médiévale, Université de Saint-Etienne 157.PHAMKIM-ASSANTE Linh, MCF, Études anglophones, Université Paris Ouest Nanterre 158.PION Patrick, MCF, Anthropologie, Université Paris Ouest Nanterre 159.PIRON Sylvain, MCF, EHESS 160.PREVOST Geneviève, PR, Écologie, Université de Picardie-Jules verne 161.RAGUET Christine, PR, Anglais, Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle 162.RAMBEAU Eric, PRAG, Anglais, Université François Rabelais de Tours 163.RAULINE Véronique, MCF, Études anglophones, Université Paris Ouest Nanterre 164.RAULINE, Jean-Yves, MCF, Musicologie, Université de Rouen. 165.RIBEMONT Bernard, PR, Littérature médiévale, Université d'Orléans 166.RICCIOLI Michael, MCF, Anglais, Paris-Dauphine 167.RICHTER Alexandra, MCF, Allemand, Université de Rouen 168.RINZLER Simone, MCF, Études anglophones, Université Paris Ouest Nanterre 169.ROBERTO Cyril, MCF, Mathématiques, Université de Marne-la-Vallée. 170.ROCHE David, MCF, Anglais, Université de Bourgogne 171.ROSSELIN Celine, MCF, anthropologue, UFR STAPS, Université d'Orléans 172.ROUHETTE Anne, MCF, Anglais, Clermont-Ferrand II. 173.ROUSSEAU Benoit, CR2, UPR 3079, Physicien, CNRS Orléans 174.ROUX Magali, ATER, Anglais, Toulouse II 175.SAINT-JAMES Emmanuel, MCF, Docteur d'Etat en informatique, Université Pierre et Marie Curie 176.SALVADORI Françoise, MCF, SVT, Université de Bourgogne 177.SANCERY Arlette, MCF honoraire, Études anglophones, Université Paris 4-Sorbonne 178.SARRÉ Cédric, MCF, Directeur du Département des Langues, UFR Sciences, Université d'Orléans 179.SAUVAGNARGUES Anne, MCF, Philosophie de l'art, ENS LSH (Lyon) 180.SAVI Caroline, MCF, Études Italiennes, Université Paris Ouest Nanterre 181.SCHMITT Isabelle, MCF, anglais, Université de Bourgogne 182.SCHOTTMAN, Wendy, MCF, anglais, Université Blaise Pascal 183.SERPOLLET Noëlle, MCF Anglais, UFR LLSH, Université d'Orléans 184.SERVAIS Stéphane, MCF, Génie Biologique, IUT de Tours 185.SÉVERAC Alain, PR émérite, Anglais, Université Lyon 3 186.SIPPEL Alexandra, ATER, Anglais, Paris IV 187.SZABO Daniel, Professeur agrégé et docteur en littérature britannique, affecté au lycée d'Evry 188.TAILLEFER Gail, PR, Anglais, Université Toulouse 1 Sciences Sociales 189.TERREL Denise, PR, Département d’Anglais, Université de Nice Sophia Antipolis 190.THÉRY Julien, MCF, Histoire, Université Paul-Valéry Montpellier 3 191.THOLONIAT Yann, MCF, Littérature britannique, Université de Strasbourg 192.THOMAS Bouchet, MCF, Histoire contemporaine, Université de Bourgogne 193.TISON Hélène, MCF, Études anglophones, Université de Tours 194.TOURNES Ludovic, MCF, histoire, université de Rouen 195.TRAMUTA Marie-José, MCF, Études italiennes, Université de Caen Basse Normandie 196. TRANIER Jacques, MCF, Anglais, Université de Caen Basse-Normandie 197.TREVISE Anne, PR, Anglais, Paris Ouest Nanterre 198.TROUSSELARD Sylvain, MCF, Études Italiennes, Université Jean-Monnet Saint-Étienne 199.TUROWSKI Andrzej, PR, Histoire de l'Art contemporain, Université de Bourgogne 200.VANOEFLEN Laurence, MCF, Études Françaises, Université Paris Ouest Nanterre 201.VEGA-RITTER Max, PR émérite, Anglais, université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 202.VIDALENC Jean-Louis, PR, Études Anglophones, Bordeaux III 203.VIENNE-GUERRIN Nathalie, PR, Études Shakespeariennes, Université Montpellier 3 204.VIGNA Xavier, MCF, Histoire contemporaine, Université de Bourgogne 205.VIGNAUX Michèle, Professeur, anglais, Université Lyon 2 206.VILLEGAS Jean-Claude, PR, Espagnol, Université de Bourgogne 207.VINCENT-ARNAUD Nathalie, MCF HDR, Anglais, Université Toulouse 2-Le Mirail 208.WALKER Jim, MCF, Anglais, Université Lyon 2&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4213189164067909175?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4213189164067909175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4213189164067909175' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4213189164067909175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4213189164067909175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/valerie-pecresse-veut-compter-les.html' title='Valérie Pécresse veut compter les grévistes, 208 universitaires répondent'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/Scmr3PWra6I/AAAAAAAAAGI/XTyjzbUpLsQ/s72-c/manifestation_paris_19_fevrierpaste.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2809348478941471673</id><published>2009-03-25T06:53:00.001+03:00</published><updated>2009-03-25T06:53:34.275+03:00</updated><title type='text'>Déplacement de l'Empereur SARKOZY 1er à Valence (Drôme)</title><content type='html'>Ce mardi 03 mars à 11h00, l'Empereur SARKOZY était chez nous, dans la Drôme. A l'heure des économies, à l'heure où il faut se serrer la ceinture, il aura encore "claqué" des millions d'euros pour sa propagande !!! 1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 ! Nous montons la garde 24h/24 à l'aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV. Son altesse ne voulant pas venir en Falcon république, il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus "digne" de son rang, du moins le pense-t-il). Seulement, il n'y a pas de rampe pour le faire descendre de l'avion ; ce n'est pas grave, on en fait venir une, vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !!! Ce soir, je prends le boulot à 19h30, jusqu' à demain 15h30... C'est ma troisième nuit ! Pour ne pas être gêné, l'Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d'usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière. Si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave : un hélico Puma est tenu à sa disposition ainsi qu'un hélico Gazelle en appui.... Il va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le- Goubet et salle polyvalente d'Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 (TROIS MILLE) personnes à un petit vin d'honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l'adresse des contribuables que nous sommes.... Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque! En 26 ans, j'en ai fait des services de ce genre (sous Mitterrand et sous Chirac) mais jamais je n'ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût ! Pour info, c'est une évidence, mais il est bon de le dire... au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie. ...Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel imposteur !&lt;br /&gt;Bonne nuit à tous. Je suis non seulement écœuré mais révolté que tant d'argent soit claqué et que mes voitures de service affichent 250.000 km au compteur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signé : Un vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d'autres et c'est peu de le dire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2809348478941471673?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2809348478941471673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2809348478941471673' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2809348478941471673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2809348478941471673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/deplacement-de-lempereur-sarkozy-1er.html' title='Déplacement de l&apos;Empereur SARKOZY 1er à Valence (Drôme)'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7853327954886404117</id><published>2009-03-25T06:52:00.001+03:00</published><updated>2009-03-25T06:52:51.034+03:00</updated><title type='text'>L'aide spécialisée dans le collimateur de l'Etat</title><content type='html'>LE MONDE 2 | 20.03.09 | 17h03&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont posé en fin de soirée. Les membres des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) de l'Oise avaient le sourire malgré tout. La réunion à l'école Suzanne-Lacore de Margny-lès-Compiè gne devait officiellement servir à informer l'opinion. Elle a permis de se serrer les coudes. Ces Rased, la plupart des parents ne les connaissaient pas jusqu'à ce que le gouvernement annonce la suppression de 3 000 postes sur les 11 000 professeurs des écoles qui exercent dans ce cadre. Cette coupe budgétaire aurait dû passer plus inaperçue que d'impopulaires fermetures de classes. Mais la mesure, qui touche en premier lieu les quartiers populaires, a déclenché des réactions si vives que le ministère a dû diviser ses exigences par deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Composés d'un psychologue scolaire et d'un ou de deux maîtres spécialisés, ces réseaux, dont chacun couvre plusieurs écoles, tentent de remédier aux blocages sérieux qui freinent les apprentissages grâce à d'autres approches pédagogiques ou éducatives lorsque le comportement de l'enfant l'empêche de devenir un élève intégré dans sa classe. La réunion de Margny a attiré une frange discrète de l'éducation nationale, comme les enseignants qui sont détachés dans des instituts pour handicapés ou travaillent avec des enfants du voyage. Pour eux, la tonalité vire à l'oraison funèbre lorsque le maire de la commune, Bernard Hellal (Pôle républicain), s'exclame : " Vous faites du bon travail, ce serait vraiment dommage de vous voir disparaître."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abattement cède parfois la place à des cris de colère désespérée : " Ça commence à bien faire d'entendre que nous sommes des mauvais ! Qu'on nous dise plutôt : on est désolé, vous n'êtes pas en cause, mais on n'a plus de sous pour l'école. " Quant aux parents, minoritaires dans cette assemblée, ils semblent un peu déboussolés par ces réformes récentes dont ils mesurent mal les effets. " Mais enfin, pensez-vous vraiment que tous les enfants accèdent à la réussite aujourd'hui ? N'y a-t-il rien à changer ? ", ose une mère. Une autre regarde avec insistance les consignes de l'évaluation nationale du CM2 qui défilent sur le mur grâce à un diaporama et s'inquiète : " 0,8 = 8 x… ? Ce n'est pas au collège qu'on apprend ça ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascale Krémer et Martine Valo&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7853327954886404117?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7853327954886404117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7853327954886404117' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7853327954886404117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7853327954886404117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/laide-specialisee-dans-le-collimateur.html' title='L&apos;aide spécialisée dans le collimateur de l&apos;Etat'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5494686420532664646</id><published>2009-03-23T17:02:00.000+03:00</published><updated>2009-03-23T17:06:18.710+03:00</updated><title type='text'>Communiqué de la Coordination Nationale des Universités</title><content type='html'>en réponse à la lettre de Xavier Darcos aux syndicats du 20-03-2009&lt;br /&gt;Samedi 21 mars 2009, 10h30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa lettre envoyée à l'ensemble des organisations syndicales, Xavier&lt;br /&gt;Darcos, ministre de&lt;br /&gt;l'Education Nationale, annonce le report d'un an de l'entrée en vigueur des&lt;br /&gt;nouveaux&lt;br /&gt;concours. Cette manoeuvre dilatoire, relayée par certains médias, consiste à&lt;br /&gt;faire croire à&lt;br /&gt;l'opinion publique que la réforme de la formation des enseignants est&lt;br /&gt;repoussée d'un an.&lt;br /&gt;Il n'en est rien.&lt;br /&gt;Au lieu d'un report pur et simple de la réforme des concours et de la&lt;br /&gt;formation des&lt;br /&gt;enseignants, X. Darcos propose un montage en deux temps. La «&lt;br /&gt;mastérisation » de la&lt;br /&gt;formation des enseignants, qui constitue le premier volet de la réforme,&lt;br /&gt;aura bien lieu à partir&lt;br /&gt;de la rentrée prochaine, mais avec maintien des concours actuels en 2010. L'allongement&lt;br /&gt;des&lt;br /&gt;études financées par les étudiants et la perte de l'année de stage&lt;br /&gt;rémunérée, y compris pour les&lt;br /&gt;lauréats du concours 2010, sont confirmés par l'application immédiate des&lt;br /&gt;stages de 108&lt;br /&gt;heures. La réforme du concours de recrutement, qui constitue le second&lt;br /&gt;volet, est reportée à&lt;br /&gt;2011.&lt;br /&gt;Loin de clarifier la situation, ce supposé délai n'est qu'une réécriture à&lt;br /&gt;vue d'un décret d'une&lt;br /&gt;invraisemblable inconséquence, proposant une application de la réforme en&lt;br /&gt;deux temps.&lt;br /&gt;La Coordination Nationale des Universités constate que par ce simulacre de&lt;br /&gt;recul le ministère&lt;br /&gt;continue encore et toujours d'afficher son mépris pour tous les personnels&lt;br /&gt;de l'éducation&lt;br /&gt;mobilisés contre la réforme dite « mastérisation des concours ».&lt;br /&gt;La Coordination Nationale des Universités dénonce cette nouvelle supercherie&lt;br /&gt;et exige un&lt;br /&gt;retrait total et sans concession des deux volets de la réforme : réforme des&lt;br /&gt;concours et réforme&lt;br /&gt;de la formation des enseignants. Elle réaffirme que ce retrait demeure plus&lt;br /&gt;que jamais l'un des&lt;br /&gt;préalables indispensables à l'ouverture de toute discussion.&lt;br /&gt;Notre réponse à Xavier Darcos : tous dans la rue le 24 mars !&lt;br /&gt;La Coordination Nationale des Universités&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5494686420532664646?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5494686420532664646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5494686420532664646' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5494686420532664646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5494686420532664646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/communique-de-la-coordination-nationale.html' title='Communiqué de la Coordination Nationale des Universités'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5505246206474399965</id><published>2009-03-22T08:38:00.000+03:00</published><updated>2009-03-22T08:44:13.337+03:00</updated><title type='text'>L’école en danger : Laquelle ?</title><content type='html'>Un texte de Laurent Carle, Psychologue scolaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’alerte. L’école est menacée, l’école est en danger ! Les sonneurs ne cessent d’appeler au combat. La petite musique du carillon « Chacun pour soi et que le meilleur gagne » est à présent couverte par le bourdon « Tous unis et solidaires ». Quels sont les enjeux ? Qui seraient les victimes de la disparition annoncée ? Qui seraient les gagnants ? D’où vient le danger ? Du pouvoir politique ou de l’idéologie dominante ? Des malveillances externes ou des dysfonctionnements internes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le gouvernement décidait, un jour, de fermer les bureaux de poste, la messagerie et le courrier ne disparaîtraient pas pour autant. Le « service », par un phénomène « naturel » de privatisation, de transfert par vases communicants, serait commercialisé, « assuré » par des entreprises privées. Comme la raison d’être de l’entreprise privée est le profit, le « service postal » ne serait fourni que dans les zones où ce commerce serait rentable. Tant qu’il y a de la demande, il y a de l’offre. En 1948, on a fait plus que supprimer les maisons de prostitution, on les a interdites. La prostitution n’a pas disparu pour autant. Mais à quelles conditions pour les professionnelles et la clientèle ? Si on fermait les écoles publiques, l’enseignement se poursuivrait. Les capitaux privés s’en chargeraient. À condition que ce nouveau secteur économique génère du profit pour les investisseurs et les actionnaires. L’école ne disparaîtrait donc pas. Toutes les écoles seraient privées et en concurrence, comme toute entreprise, comme tout ce qui se marchande et se vend, au besoin, avec des subventions publiques et les dons de mécènes. Le secteur non rentable, l’enseignement aux pauvres, resterait à la charge de l’état, des communes ou des ONG. Comme tout ce qui se dispense, il serait dispensé dans des dispensaires. Le plus rentable est d’enseigner exclusivement à « l’élite », ceux qui apprennent vite, qui ont de l’appétit et l’esprit de compétition. Cette tâche noble peut être confiée aux diplômés de l’université sans qualification professionnelle spécifique. D’évidence, il est, financièrement et intellectuellement, plus économique de trier les enfants à l’entrée, afin de constituer des classes « homogènes », que de donner une véritable formation en psychologie et pédagogie aux futurs enseignants, pour s’adresser à un public hétérogène. Les familles se battraient pour obtenir une inscription dans une école privée et... payante, comme dans les pays anglo-saxons. Car, dans un espace scolaire entièrement privé et concurrentiel, ce ne sont pas les familles qui choisiraient leur école, ce sont les directeurs qui choisiraient leurs élèves. Vrais ou faux, les combats individuels pour « les bonnes écoles » se substituerait aux luttes sociales, comme ils font le quotidien de l’école pour la conquête des diplômes, en période de prospérité. La France se retrouverait dans la situation scolaire d’avant 1880. Reste à voir ce que l’offre privée proposerait. Des diplômes, des savoirs, de l’enseignement, de l’éducation, de la mise en condition, des apprentissages, de la pédagogie ? L’offre de cours magistraux, de préparation aux examens, de bachotage, de compétition, de sélection, de prix d’excellence, de récompenses diverses, de conformation à des « modèles de réussite », de normalisation, de dressage, l’enseignement privé la maîtrise très bien, maîtrise acquise par une expérience de plusieurs siècles. Contrairement aux entreprises privées soumises à une logique financière, le service public national ne se limite pas à satisfaire la demande du moment. Au service de la vie, il répond aux besoins fondamentaux par-delà la conjoncture. Jules Ferry voulait une école différente, une école pédagogique qui, un siècle et demi plus tard, n’ayant pas encore vu le jour, ne peut pas disparaître. En ce temps-là, les hussards en blouse noire ont continué les méthodes traditionnelles de l’éducation catholique des frères des écoles chrétiennes, sans soutane, sans crucifix, sans vierge, sans prières, mais avec le drapeau tricolore et la Marseillaise. On leur avait donné pour mission de convertir en bons Français les petits provinciaux paysans et patoisants, colonisés intérieurs, dont l’état jacobin avait besoin pour défendre la patrie et reconquérir l’Alsace-Lorraine que les envahisseurs prussiens lui avaient enlevée en 70. Ils ont si bien formé ces futurs soldats patriotes que la revanche fut prise et l’Alsace reprise en 14-18. À quel prix ? Au prix de tant de vies qu’il fallut, la guerre finie, remplacer ces pertes humaines et franciser encore une fois les « nouveaux provinciaux » non francophones, immigrés espagnols, portugais, italiens, polonais, africains et nord-africains. Et on recommença après la deuxième (que Brassens n’appréciait pas autant que la première). Depuis qu’elle existe, en façonnant l’enfance à la demande, l’école publique a souvent servi le projet politique de l’époque et l’idéologie dominante du moment plutôt que poursuivi l’idéal laïque de développement harmonieux des enfants du peuple. La patrie n’est plus en danger. L’école de la France européenne du XXIe siècle n’a plus de guerres en préparation. Qu’a-t-elle à préparer ? Comment se définit-elle ? Le système éducatif moderne est-il un prytanée où on apprend à se taire et à obéir avant de penser ? un séminaire où on apprend à croire avant de réfléchir et de critiquer ? une institution où le doute est exclu et la foi de mise ? un lieu de formation à l’esprit scientifique, à la citoyenneté, où on apprend à douter, à réfléchir et à penser avant de croire, d’obéir, d’acheter et de voter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que « l’école en danger », il faut défendre le principe de l’égalité de tous les Français pour l’accès à la culture, le droit à l’éducation, à la citoyenneté et au savoir. Plus que l’école, c’est l’idéal républicain de Jules Ferry qui est à défendre. Ce qui est en danger et en voie de disparition, aujourd’hui, c’est le projet d’école éducative et démocratique, celle qui ne se borne pas à transmettre des savoirs « aux plus méritants », faute de ne pouvoir accueillir que des bons élèves, celle qui ne renvoie pas les autres vers les classes de relégation en pré-chômage, vers la consommation de compensation, celle qui offre une variété de dispositifs souples pour répondre à la diversité des élèves, celle qui ne diffère pas la citoyenneté scolaire jusqu’à satisfaction des revendications corporatives. L’école pédagogique n’attend pas les dotations budgétaires, les postes en nombre suffisant, les moyens logistiques satisfaisants pour éduquer une jeunesse qui, elle, grandit sans attendre. C’est l’idée de pédagogie, en perdition depuis des décennies, qu’il faut sauver. La pédagogie, c’est le progrès humain par l’éducation et la démocratisation de l’école. La vocation de la scolarité obligatoire est de répondre aux besoins et non à la demande, de fournir une culture commune à tous les Français et non aux meilleurs d’entre eux. Pour cela, il faut renoncer à l’enseignement sélectif et aux méthodes discriminatoires(1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez les conservateurs de la « nouvelle école », gardiens du musée de l’enseignement, on utilise les bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves. Comme dans tout musée, on regarde et on s’instruit sans toucher. On apprend à lire sans lire : « tu liras quand tu sauras ! ». Depuis 20 ans, les penseurs du passé, adorateurs de la lecture au bruit, honnissent et dénigrent les pédagogues, qu’ils nomment « pédagogistes » pour nous faire croire qu’ils respectent la pédagogie des pédagogues, mais qu’ils dénoncent l’extrémisme des subversifs : « c’est pas pareil ! » En fait, ils ignorent la pédagogie. Ils ne veulent pas de ce qu’ils ne savent pas faire. Plutôt que de s’y former, ils réclament son abolition. Comment peut-on réclamer la mort de pratiques qui « n’affectent » que 5 % d’enseignants, minoritaires et marginaux, invisibles donc aux yeux des fomenteurs de cabales ? Il est vrai que l’école pour tous et l’école du méritantisme ne peuvent ni vivre ensemble, ni se reproduire mutuellement. Ainsi, promouvant une conception élitiste de l’école, ils préparent depuis longtemps l’opinion, sciemment ou inconsciemment, aux projets de démantèlement du service public. La propagande antipédagogique va au devant de la privatisation. Faut-il se rallier aux conservateurs et défendre avec eux une école qui élimine les plus faibles avant de sélectionner les meilleurs ou inventer une école service public d’éducation pour tous ? C’est la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que deviendra l’enseignement déjà assuré par des écoles privées ? Dans la mesure où l’état les rémunère, leur impose un programme et garde un œil sur leurs pratiques, les enseignants privés sont relativement indépendants de leurs employeurs. La libéralisation de l’enseignement leur sera fatale. Prisonniers de leurs employeurs et soumis au principe de rentabilité, ils ne seront plus libres du tout. La liberté économique et professionnelle est un privilège de patron, pas d’employé. C’est le directeur de l’école, sous le contrôle de son conseil d’administration, qui recrutera ses maîtres, pour un contrat à durée déterminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maîtres privés et maîtres publics peuvent fraterniser le temps d’une trêve de Noël. Les financiers ne cesseront pas pour autant la guerre économique. L’argent n’attend pas. Seuls, les enseignants publics, titulaires d’un contrat à vie sont, même mal payés, suffisamment libres économiquement, intellectuellement et socialement pour cesser, s’ils le veulent, de « faire ce qui se fait comme on a toujours fait », pour oser, contre tous les conservatismes, l’innovation pédagogique dans leur classe et l’éducation à la citoyenneté au quotidien. Réclamer plus de moyens pour faire plus de la même chose, c’est s’attacher à ses chaînes. Etre libre, c’est penser différemment et faire autrement. Pour les professionnels de l’éducation (enseignants et encadrement compris), la liberté pédagogique, ce n’est pas la possibilité de choisir sa méthode sur le plateau présenté par l’offre commerciale. C’est la capacité de discerner les actes didactiques concordants avec l’intérêt de l’enfance, de travailler avec la diversité et les intérêts des enfants présents dans la classe, de connaître la psychologie des apprentissages. Pendant que c’est encore possible, sauvons la pédagogie, le seul chemin vers la liberté professionnelle, vers un enseignement de qualité pour tous, seule manière d’enseigner dans une école publique démocratique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent CARLE (mars 2009)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5505246206474399965?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5505246206474399965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5505246206474399965' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5505246206474399965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5505246206474399965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/lecole-en-danger-laquelle.html' title='L’école en danger : Laquelle ?'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2951533390472506644</id><published>2009-03-22T08:36:00.000+03:00</published><updated>2009-03-22T08:38:18.487+03:00</updated><title type='text'>Darcos plie : la réforme de la formation des enseignants reportée d’un an</title><content type='html'>par Sylvestre Huet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos renonce. Il vient d’envoyer une lettre aux organisations syndicales qui annonce le report d’un an de la mastérisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette revendication fait partie des points durs du conflit en cours. Ce report de la réforme était exigé par les syndicats pour l’ouverture de négociations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après Michelle Lauton, secrétaire nationale du Snesup, que je viens de joindre au téléphone : «C'est un vrai et premier recul.» Mais «il reste un combat à mener, affirme t-elle aussitôt «sur le contenu de cette réforme.» La lettre de Xavier Darcos ( ici en pdf, et ici sur le site du Snesup avec l'analyse du texte par ce syndicat) indique bien, d’ailleurs, les points de désaccord qui subsistent sur le contenu des formations, des concours, la manière d’envisager l’entrée dans le métier, le volet social et (par son absence), l’inconnue sur la façon dont les IUFM seront intégrés aux universités. Bref, il y a encore beaucoup de plain sur la planche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos avait beau jouer les matamores et proclamer qu’il allait former et recruter les enseignants sans les universitaires, il a bien dû se résoudre à plier devant la fermeté de ses opposants. Tous ceux qui, dans les universités, ont refusé d’envoyer au ministère de Valérie Pécresse les maquettes (le contenu des formations) de la préparation aux nouveaux concours, ont donc emporté le morceau. La puissance du mouvement dans les universités et les IUFM, ainsi que l’unité retrouvée de la FSU qui a demandé ce report, tous syndicats confondus du primaire au supérieur a lourdement pesé. La CPU elle même n’avait pu que demander ce report.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La demande de report de la mastérisation faisait partie des cinq points considérés comme des préalables à l’ouverture de négociations pour sortir de la crise. Demeurent maintenantles quatre autres points :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;► le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du projet de contrat doctoral,&lt;br /&gt;► la restitution des emplois supprimés en 2009,&lt;br /&gt;► la définition d’un plan pluriannuel de créations d’emplois,&lt;br /&gt;► l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mobilisation des universitaires et des chercheurs devrait donc continuer, comme en témoigne le calendrier des&lt;br /&gt;manifestations de la semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ce recul, après les pas de deux gouvernementaux sur le statut des universitaires, l’annonce par François Fillon qu’il n'y aurait pas de supression d¹emplois dans les universités... en 2010 et 2011 (mais rien pour 2009) montre à quel point les deux ministres, Matignon et l’Elysée se sont trompé sur la force de mouvement qui étonne jusqu’à ses initiateurs et animateurs (voir ici, une vidéo instructive, l’audition de Jean-Louis Fournel à l’Assemblée Nationale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, Valérie Pécresse devait recevoir les syndicats des organismes de recherche. Mais la plupart ont décliné l’invitation, réclamant une négociation «globale». De recul en recul, on y arrive, tout doucement, mais quel gachis ! Or, il semble maintenant évident que c’est l’ensemble des réformes engagées, depuis la LRU, qui doit être mis en cause. Votée dans l’urgence, sans même prendre en compte le mouvement de concentration des structures universitaires en cours, cette loi montre de plus en plus son caractère baclé, en plus de ses vices de conception. Le blocage de la gouvernance à l’université Paris-7 Denis Diderot l’illustre avec éclat. Même le député UMP Daniel Fasquelle parle déjà de loi LRU-2... c’est dire si la première à du plomb dans l’aile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2951533390472506644?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2951533390472506644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2951533390472506644' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2951533390472506644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2951533390472506644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/darcos-plie-la-reforme-de-la-formation.html' title='Darcos plie : la réforme de la formation des enseignants reportée d’un an'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-8769190279252852640</id><published>2009-03-20T09:07:00.001+03:00</published><updated>2009-03-20T09:07:31.398+03:00</updated><title type='text'>ces petits riens ...</title><content type='html'>Hier petite satisfaction. &lt;br /&gt;L'inspecteur d'académie de toulouse avait organisé une réunion d'info pour la mobilité des postes rased touchés par une fermeture de postes et pour les gens intéressés par les postes à profil. La consigne est passée (bouche à oreille, pas internet pour éviter les fuites) que tous les rased se pointent habillés en noir. Nous sommes donc rentrés dans la salle prévue (un peu plus d'une centaine à mon avis). Pour une fois pas de flics, le secret a été bien gardé. L'inspecteur d'académie adjoint n'a pu commencer sa réunion. Une déclaration a été lue, après quoi nous nous sommes "baîllonés" debout en brandissant des slogans et en faisant entendre un bruit de fond.&lt;br /&gt;La réunion n'a jamais pu se tenir et l'IA adjoint a remballé ses power-point. Nous sommes restés environ une heure dans les locaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-8769190279252852640?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/8769190279252852640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=8769190279252852640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8769190279252852640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/8769190279252852640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/ces-petits-riens.html' title='ces petits riens ...'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5794096519277607698</id><published>2009-03-20T09:04:00.002+03:00</published><updated>2009-03-20T09:07:00.746+03:00</updated><title type='text'>DEI-France aux côtés des enseignants en résistance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/ScMyeHoJZ2I/AAAAAAAAAGA/wKeHzgiweuY/s1600-h/download.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 59px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/ScMyeHoJZ2I/AAAAAAAAAGA/wKeHzgiweuY/s400/download.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315147478252218210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Saint-Denis, le 24 janvier 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux enseignants depuis la rentrée 2008 se retrouvent dans des situations professionnelles en contradiction avec leur conscience professionnelle et citoyenne et certains ont pris le risque d’entrer en résistance vis à vis de leur administration. Cette situation interroge DEI-France qui a examiné leurs motifs de révolte au regard des droits de l’enfant tels que définis par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) ratifiée en 1990 par la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.      L’aide personnalisée, si son intention peut paraître louable, est vouée à l’échec car ses modalités de mise en oeuvre ne tiennent pas compte des besoins spéciaux de développement des enfants en surchargeant un temps scolaire déjà parmi les plus déséquilibrés d’Europe et en ne permettant pas aux enfants d’être plus disponibles aux apprentissages. De plus, elle stigmatise l’enfant très tôt comme élève en difficulté à ses propres yeux et à ceux des autres. Enfin, elle sort du temps réduit de la scolarité obligatoire et se retrouve en concurrence d’activités culturelles, sportives ou tout simplement de repos en famille, à contre courant des dispositions de l’article 31 de la CIDE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.       L’évaluation nationale (CE1 et CM2) quitte ses finalités éducatives et formatives de fin de cycle. Ce type d’évaluation purement sommative n’est pas au service des apprentissages mais se limite à classer les enfants en fonction de leurs résultats en quatre groupes. Dès lors repérés en fonction de scores, la porte est dorénavant largement ouverte pour des orientations précoces et différenciées pour les enfants alors que les chercheurs en sciences de l’éducation s’accordent pour en dénoncer les conséquences dommageables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La somme proposée des compétences demandées ne permet pas à tous les enfants de les avoir acquises ou même abordées au moment de l’évaluation et le parti pris de n’attribuer que des valeurs binaires aux exercices (bon/mauvais) rejette la prise en compte de la progression d’acquisition et de ce que nous savons des apprentissages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette orientation ne permet pas de tenir compte des progrès accomplis par l'enfant et/ou son groupe en imposant une logique archaïque et comportementaliste de type réussite/échec, valorisation/dévalorisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les inégalités ainsi pointées entre les enfants permettront  des jeux de comparaison entre les classes et les écoles issues de territoires différents. Cette évaluation nationale sélectionne la performance au détriment d’une meilleure réussite de tous les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux mesures comportent un risque fort de permettre des discriminations  et sont contraires aux dispositions de l’article 29.1.a de la CIDE, selon lesquelles l’éducation doit viser à favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques dans toute la mesure de leurs potentialités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épanouissement de l’enfant, à la base et la motivation de la défense de ses droits,  semble décidément aujourd’hui un mot banni par le vocabulaire officiel de l’Education Nationale, (le terme éducation lui-même, étant souvent employé au sens de « rééducation »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réduction non seulement du temps mais aussi des ambitions de l’école autour de la transmission des savoirs fondamentaux dans deux matières survalorisées, et sanctionnées selon des modalités de plus en plus « dramatisées », ne va pas dans le sens de l’établissement des relations de confiance, de contenance, de continuité et de valorisation qui sont pourtant nécessaires aux enfants.&lt;br /&gt;                                                           &lt;br /&gt;3.      La base de données « Base-élèves », quant à elle, est un outil de suivi informatique unique destiné aux municipalités et aux écoles avec des champs théoriquement séparés ; cette base commune entre collectivités et écoles peut susciter des inquiétudes concernant la vie privée des enfants (article 16 de la CIDE), mais aussi la neutralité du traitement dont, à terme, ils pourraient faire l’objet du fait d’un risque fort  d’interconnexion ou de recoupements  avec d’autres fichiers.  Pourtant, les parents ne peuvent pas s’opposer à l’inscription de leurs enfants dans « Base élève 1er degré », ce qui est contraire à l'esprit de l'article 5 (respect de la responsabilité, des droits et des devoirs des parents) voire de l'article 2.2 de la CIDE (non discrimination des enfants du fait de la situation de ses parents et de sa famille).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes la version actuelle de Base élèves a été expurgée des champs qui avaient légitimement suscité une polémique, mais une fois cet outil en place, son renseignement s’impose à tous les enseignants, et l’on peut craindre qu’une évolution future de son contenu n’en permette un usage différent non conforme aux droits de l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’ensemble de ces raisons, DEI- France, section française de Défense des Enfants International, aux côtés des enseignants en résistance, demande que soient remises en débat ces réformes très discutables au regard de la CIDE, dans le cadre d’assises nationales de l’éducation publique, comme y appellent de très nombreux mouvements d’éducation aujourd’hui[1].&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5794096519277607698?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5794096519277607698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5794096519277607698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5794096519277607698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5794096519277607698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/dei-france-aux-cotes-des-enseignants-en.html' title='DEI-France aux côtés des enseignants en résistance'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/ScMyeHoJZ2I/AAAAAAAAAGA/wKeHzgiweuY/s72-c/download.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2374960334929620511</id><published>2009-03-20T08:58:00.002+03:00</published><updated>2009-03-20T09:03:45.674+03:00</updated><title type='text'>Une semaine après le dépot des motions en faveur des Rased, quel avenir pour ce dispositif ?</title><content type='html'>Nous interrogeons Loïc Douet , vice-président de la FNAREN, une association de maîtres des Rased.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par le café péda&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos a annoncé l'annulation de la suppression de 1500 postes des Rased. Est-ce ce que vous constatez sur le terrain ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement les inspections académiques ont les mains libres pour faire ce qu'ils veulent dans le cadre fixé par le ministre. Si je prends un exemple précis, celui des Yvelines, il y a 83 postes à rendre au titre des Rased. L'inspection académique va en rendre 50 à 60 pris parmi les départs en retraite et les faisant fonction. Après cela une quarantaine de collègues des Rased seront envoyés en surnuméraires dans les écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que réside la supercherie. Les 1500 postes ex-rased mis sur postes surnuméraires c'est bien des postes de Rased supprimés.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;En quoi ce que font les Rased ne peut se faire dans le cadre de ces postes surnuméraires ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe des Rased c'est de pouvoir répondre à la pluralité des difficultés scolaires. Or celles-ci ont des origines différentes et plurielles. Il faut apporter des réponses différenciées. Dans les Rased on trouve des maîtres avec des spécialités différentes qui peuvent apporter ces réponses différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, les inspecteurs d'académie vont demander des aides pédagogiques uniquement. La mission spécifique des Rased sera diluée dans ce système. Par exemple sur Paris, les postes inscrits en surnuméraires vont dépendre des IEN et des directeurs. Dans certaines écoles ils feront peut-être le choix de créer une classe en plus. Ou de la remédiation pédagogique. Au ministère, vous l'avez vu le 22 janvier, on n'a pas pu nous spécifier que les postes surnuméraires resteraient Rased.  Dans tous les cas les Rased vont perdre 3 000 postes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut comprendre que  la particularité des Rased c'est l'esprit systémique. On a un répertoire large face aux élèves en difficulté. Notre travail ne se limite pas à la difficulté scolaire. On fait aussi de l'aide à la parentalité, on prend en compte tout l'environnement de l'enfant. Ce qu'on reproche à X Darcos c'est de réduire les Rased à une dimension "aide et soutien".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Justement, vous avez su rendre votre mouvement extrêmement populaire. Quelle relation avez-vous aujourd'hui avec le ministère ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre pétition a reçu plus de 250 000 signatures. C'est énorme mais on se demande si vraiment cela a été perçu. On a utilisé toutes les voies institutionnelles pour se faire entendre (pétitions, élus etc.). Or rien ne se passe. D'après le Snuipp, Sarkozy aurait reconnu que l'aide individualisé e mise en place ne suffit pas mais ce n'est pas une déclaration officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les demandes des syndicats, on est toujours pas invités dans les réunions au ministère. Nos propres demandes d'audience restent sans réponse si ce n'est que le ministère soutient notre congrès à Saint-Etienne en juin. On va y inviter X. Darcos…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment expliquez vous ce silence ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux raisons à nos yeux. D'abord le budget qui a été voté et où figurent 3 000 suppressions de postes. Ensuite peut-être que le ministre ne veut pas reconnaître qu'il s'est trompé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Qui sont les élèves suivis par les Rased ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des enfants en grande difficulté scolaire. Socialement ce sont des gosses dont les parents ne maitrisent pas les codes de l'Ecole et sont eux aussi en difficulté. Mais dans mon propre secteur je trouve aussi bien des enfants des barres d'immeuble que des villas périurbaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si vous disparaissez que vont devenir ces enfants ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que l'objectif que poursuit le ministre c'est de médicaliser la difficulté scolaire, de la faire passer sur le budget de la Santé à travers les Centres Médico Psycho Pédagogiques (CMPP), les orthophonistes ou encore les maisons du handicap. Des structures où la liste d'attente est longue : au moins 6 mois dans les Yvelines.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Malgré les Rased et les aides, une étude de la Depp publiée très récemment montre que le niveau en CM2 a baissé depuis 20 ans. Comment l'expliquez vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'action des Rased n'a jamais été évaluée. Mais il y a bien des éléments à faire entrer en jeu. D'abord on peut s'interroger s'il faut évaluer une population d'élèves qui a beaucoup évolué avec les mêmes items à 20 ans de distance. Sur cette période on a vu diminuer les heures de cours de 27 à 24 heures. De nouvelles matières sont apparues : anglais, informatique par exemple. Le contexte social s'est métamorphosé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne l'adaptation scolaire (ASH), il faut dire que le passage des GAPP aux Rased s'est fait sans moyens supplémentaires. Le projet de ratio entre le nombre d'élèves et les secteurs Rased ne sont pas respectés. De nombreux postes spécialisés ne sont pas pourvus. On a fermé les classes de perfectionnement et d'adaptation sans donner de moyens supplémentaires pour aider ces enfants en grande difficulté. On les a envoyé en classe ordinaire. Pas étonnant que l'échec scolaire progresse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loïc Douet, Vice-président de la Fnaren&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2374960334929620511?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2374960334929620511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2374960334929620511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2374960334929620511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2374960334929620511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/une-semaine-apres-le-depot-des-motions.html' title='Une semaine après le dépot des motions en faveur des Rased, quel avenir pour ce dispositif ?'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4390218052182122560</id><published>2009-03-15T14:57:00.001+03:00</published><updated>2009-03-15T14:58:47.266+03:00</updated><title type='text'>ça fait peur ...</title><content type='html'>"Son blog déclenche une enquête de police"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un lycéen a mis en ligne un site sur les réformes Darcos. La police s’est déplacée dans son établissement pour obtenir son dossier scolaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélène Bréault&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphane*, un lycéen de 15 ans habitant à Bry-sur-Marne, ne se doutait pas que créer un blog aurait de telles conséquences. A peine en service, son site consacré aux réformes Darcos a été repéré par la police. « C’est même la DCRI (NDLR : Direction centrale du renseignement intérieur), ex-renseignements généraux, qui s’est présentée dans son établissement du Perreux pour demander son dossier scolaire », détaille Johan Ankri, conseiller municipal de Bry (PS).&lt;br /&gt;Le jeune homme n’a toujours pas compris ce qui a pu se passer… « J’ai participé aux manifestations contre les réformes Darcos et les suppressions de postes, raconte Stéphane, élève de seconde. Avec un ami, nous avons pensé qu’il serait intéressant de créer un blog pour informer les jeunes du Val-de-Marne des mouvements de grève, expliquer les réformes et leurs conséquences. » Le blog CIL 94170 (Comité indépendant lycéen) est mis en ligne pendant les vacances de Noël et, début janvier, après une rapide discussion téléphonique avec une journaliste, s’est retrouvé dans les colonnes d’un hebdomadaire.&lt;br /&gt;« Que fait-on du droit d’expression ? »&lt;br /&gt;« En rentrant de vacances, le 5 janvier, on a un peu parlé du blog entre nous, mais sans plus. Le lendemain, le conseiller principal d’éducation est venu me chercher en classe et m’a interrogé sur le site. J’ai appris que deux policiers étaient venus au lycée pour avoir des renseignements sur nous et nos parents. Depuis je n’ai pas de nouvelles. Je sais seulement que le blog a été désactivé il y a quelques jours et c’est frustrant. » Une décision prise apparemment par le cocréateur du blog. &lt;br /&gt;Pour les parents de Stéphane, par ailleurs délégué de classe et membre du conseil municipal des jeunes de Bry, l’enquête de police est disproportionnée. « Que fait-on du droit d’expression ? s’insurge son père. Ces deux adolescents ont simplement voulu s’impliquer dans la vie citoyenne, ouvrir le débat sur les réformes de l’Education. Maintenant, on leur demande de s’écraser, de ne pas faire de vagues, c’est inacceptable. » Les parents vont engager des démarches pour savoir si leur fils sera fiché dans une quelconque base de données policières. &lt;br /&gt;Johan Ankri a écrit à plusieurs parlementaires et au ministère de l’Intérieur pour « faire part de son indignation devant ce comportement de l’Etat, qui constitue une atteinte à la liberté d’opinion et au droit d’expression. » &lt;br /&gt;Contacté, le ministère de l’Intérieur n’a pas apporté de précisions sur cette affaire. Stéphane va poursuivre son engagement citoyen au sein du conseil municipal des jeunes de Bry. « La leçon que j’ai retenue de cette histoire, c’est : Tais-toi quand tu parles. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le prénom a été changé.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sources : HYPERLINK "http://resistance94.over-blog.com/article-29027634.html&lt;br /&gt;Le Parisien&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4390218052182122560?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4390218052182122560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4390218052182122560' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4390218052182122560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4390218052182122560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/ca-fait-peur.html' title='ça fait peur ...'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7079122050880525855</id><published>2009-03-15T07:46:00.001+03:00</published><updated>2009-03-15T07:47:42.650+03:00</updated><title type='text'>A Montparnasse, jeudi 5 mars</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyIYib7pCI/AAAAAAAAAF4/lo3QJ8Cnyzg/s1600-h/crs.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 218px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyIYib7pCI/AAAAAAAAAF4/lo3QJ8Cnyzg/s400/crs.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313271615532540962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La presse est restée silencieuse sur les événements qui ont eu lieu jeudi 5 mars vers 19h00 gare Montparnasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul les sites Bellaciao et Indymedia Toulouse relataient quelques témoignages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'issue de la manifestation des étudiants, un groupe décide d'occuper pendant un moment les voies de la gare. Au bout d'un moment les CRS chargent en pleine gare avec les dommages collatéraux qu'on peut imaginer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces faits se sont déroulés ce jeudi 5 mars au retour d’une sortie pédagogique à l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté.&lt;br /&gt;Alors que les élèves attendaient leur train, les CRS ont chargé dans la gare Montparnasse sans discernement les manifestants auxquels nos élèves ont été mêlés. Ils ont alors été traités avec la plus grande violence. Ils constatent que plus de dix élèves ont été bousculés, frappés, jetés à terre, blessés comme en témoignent les certificats médicaux délivrés sur place. Ils constatent également que tous les élèves gardent un souvenir terrorisé de cette expérience. Ils constatent enfin que les enseignantes responsables et encadrant la sortie pédagogique ont été également malmenées au point de se voir délivrer un arrêt de travail. Ils témoignent aux élèves et à leurs collègues victimes de ces violences policières inacceptables leur totale solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce comportement brutal met gravement en cause toutes les mesures éducatives et citoyennes mises en place par les personnels de l’établissement pour les élèves d’un collège situé par ailleurs en zone d’éducation prioritaire. C’est pourquoi ils ne sauraient admettre ces violences policières et décident collectivement de déposer plainte pour coups et blessures. Ils décident d’alerter leurs autorités de tutelles : Inspecteur d’Académie, Recteur, Ministre. Ils se tournent également vers les élus afin que les responsables soient désignés et poursuivis, pour que de tels comportements ne se produisent plus jamais. Ce lundi 9 mars l’ensemble du personnel et des parents d’élèves appelle la communauté scolaire à manifester son indignation en participant massivement à un rassemblement au collège de 16h à 17 h.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7079122050880525855?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7079122050880525855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7079122050880525855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7079122050880525855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7079122050880525855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/montparnasse-jeudi-5-mars.html' title='A Montparnasse, jeudi 5 mars'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyIYib7pCI/AAAAAAAAAF4/lo3QJ8Cnyzg/s72-c/crs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6764238258713791446</id><published>2009-03-15T07:44:00.000+03:00</published><updated>2009-03-15T07:45:40.803+03:00</updated><title type='text'>Coincés à Paris entre étudiants et CRS, des collégiens de Cenon (33) ont été bousculés et frappés par les forces de l'ordre à la gare Montparnasse</title><content type='html'>In Sud-Ouest&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque-là, ce jeudi avait été plutôt chouette pour la classe de 3e C du collège Jean-Jaurès à Cenon. Arrivés tôt dans la capitale avec leurs professeurs de français et d'histoire-géo, ces adolescents de la banlieue bordelaise avaient commencé par l'objectif premier de cette journée-découverte : l'Assemblée nationale. Dans ce haut lieu de notre république, ils avaient assisté à une séance parlementaire. Mais après la tour Eiffel et le musée du Louvre, ils ont fait connaissance avec les Compagnies républicaines de sécurité (CRS). Impression radicalement différente.&lt;br /&gt; « Il était 19 heures et nous attendions notre train devant les voies de la gare Montparnasse », raconte Corinne Pébarthe, l'une des deux enseignantes. « Après le passage d'un groupe de manifestants étudiants qui chantaient, les CRS ont surgi très vite. » Les témoignages semblent concorder : venus de plusieurs endroits à l'issue de la manifestation qui a eu lieu à l'extérieur, une trentaine de policiers chargent en direction des étudiants... sauf que cela se passe dans un hall de gare bondé à cette heure. « On s'est retrouvés coincés », raconte Jordan Torres. « On criait qu'on était des collégiens mais rien à faire : j'ai pris des coups de matraque aux jambes et au poignet. » Une dizaine d'autres élèves sont frappés. « J'ai été plaquée contre un distributeur de boissons », raconte Mme Pébarthe. Entorse cervicale. « Et pas une explication lorsque je suis allé voir le lieutenant. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépôts de plainte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le train qui les ramène enfin vers Bordeaux, les élèves et leurs accompagnatrices sont choqués. Une femme-médecin militaire de Mont-de-Marsan les examine et les réconforte. Les blessures ne sont pas graves mais les contusions réelles. « Mon fils voulait devenir gendarme », soupire José Torres. « Même si je lui ai expliqué que c'était exceptionnel, il est bouleversé. Ce qui s'est passé est incroyable. »&lt;br /&gt;Hier, il a porté plainte pour violences sur mineur, comme plusieurs parents, comme les deux professeurs, comme le collège Jean-Jaurès. « Le choc était général », explique Sylvie Védélago, principal de l'établissement.&lt;br /&gt;Dans un communiqué, le Snes (Syndicat national des enseignements de second degré) s'insurge contre « la violence gratuite des forces de l'ordre », réclamant que toute la lumière soit faite sur ces événements. La sénatrice-maire d'Artigues, commune voisine, a écrit au Premier ministre et à la ministre de l'Intérieur. Des gendarmes sont venus auditionner enseignants et enfants présents. Les plus touchés étaient restés chez eux. Jordan est au repos pour huit jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vidéo trouvée sur Dailymotion&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6764238258713791446?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6764238258713791446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6764238258713791446' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6764238258713791446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6764238258713791446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/coinces-paris-entre-etudiants-et-crs.html' title='Coincés à Paris entre étudiants et CRS, des collégiens de Cenon (33) ont été bousculés et frappés par les forces de l&apos;ordre à la gare Montparnasse'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-1058424455033169283</id><published>2009-03-15T07:42:00.000+03:00</published><updated>2009-03-15T07:44:10.996+03:00</updated><title type='text'>Dépôt de plainte de profs et élèves de Gironde molestés par des CRS à Paris</title><content type='html'>Source AFP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des enseignantes et des collégiens de Cenon (Gironde) ont déposé plainte, affirmant avoir été molestés par des CRS qui intervenaient jeudi soir à la gare Montparnasse pour une manifestation d'étudiants, a-t-on appris lundi auprès de l'établissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venue pour la journée à Paris à l'occasion d'une sortie scolaire, une classe de troisième du collège de Cenon, dans la banlieue bordelaise, attendait à la gare le train du retour lorsqu'elle a été entraînée dans l'intervention des CRS, certains des élèves recevant des coups de matraque et de bouclier, a raconté à l'AFP Corinne Pébarthe, l'une des deux enseignantes accompagnatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous étions près des panneaux d'affichage lorsqu'on nous a annoncé que des étudiants bloquaient les voies. Un groupe d'étudiants est passé près de nous, puis des gens ont commencé à courir et on a vu derrière des CRS qui chargeaient. Tout s'est passé très vite. Les CRS m'ont projetée contre un distributeur, des élèves ont reçu des coups de matraque dans le ventre, sur la jambe, le visage", a-t-elle détaillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les élèves essayaient de se protéger derrière des poubelles", a-t-elle poursuivi ajoutant qu'elle-même avait été victime d'une entorse cervicale qui lui a valu trois jours d'interruption temporaire de travail (ITT).&lt;br /&gt;Les deux enseignantes ont déposé plainte à la gendarmerie de Tresses (Gironde) ainsi que la plupart des parents d'élèves ayant subi des coups, "une dizaine au total", a indiqué Mme Pébarthe. "Ce qui s'est passé est un déni de démocratie", a-t-elle jugé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la gendarmerie d'Aquitaine a confirmé le dépôt de plainte, sans plus de précision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le procureur adjoint de Bordeaux, Christian Lagarde, a précisé à l'AFP qu'aucune information judiciaire ne pouvait être ouverte à Bordeaux, les faits s'étant déroulés à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie Vedelago, principale du collège, a précisé que les élèves contusionnés étaient de retour normalement en cours lundi et que l'établissement ne portait pas plainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préfecture de police à Paris a indiqué à l'AFP qu'elle avait saisi lundi matin l'Ispection générale des services (IGS) "pour déterminer les conditions d'interventions des forces de l'ordre".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-1058424455033169283?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/1058424455033169283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=1058424455033169283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1058424455033169283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/1058424455033169283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/depot-de-plainte-de-profs-et-eleves-de.html' title='Dépôt de plainte de profs et élèves de Gironde molestés par des CRS à Paris'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3729661880084813937</id><published>2009-03-15T07:31:00.001+03:00</published><updated>2009-03-15T07:31:32.285+03:00</updated><title type='text'>Scandale à la CPU !</title><content type='html'>Article de Libération :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le bureau de la Conférence des présidents d’université perdrait-il son sang froid ? C’est la question que l’on se pose à la lecture d'un communiqué virulent que viennent de signer trois présidents d’université, Bernadette Madeuf (PARIS X - Nanterre), Pascal Binczak (PARIS VIII - Vincennes) et Georges Molinié(PARIS IV - Sorbonne).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se terminant par la sentence : «Ces procédés sont inacceptables», il s’élève contre  une incroyable opération, menée jeudi dernier par le bureau de la CPU, sous la houlette de Simone Bonnafous (présidente de Paris-12 Créteil), affirme l’un des signataires. En effet, alors que la réunion pleinière de la CPU avait voté un texte, après de rudes discussions, le bureau, au lieu de le publier sur son site et de l’envoyer aux journalistes, en a écrit un autre, sous la forme d’un communiqué intitulé «Vers une sortie de crise», titre inventé par le bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même longueur, à première vue pas très différent... sauf sur des termes très précis (les présidents d’université continuent de condamner la précipitation dans laquelle a été engagée cette réforme. Cette précipitation apparaît irresponsable à l’égard des étudiants et des futurs enseignants) qui ont disparu dans l’opération. En gommant la formulation claire «retravailler cette réforme en profondeur pour obtenir en 2011 un concours et des masters de qualité». Et en introduisant des considérations sur les«débats longs et complexes» absents du texte original voté par les présidents à l’unanimité sauf une abstention. Pour finalement déboucher sur l’idée que le report d’un an de la réforme de la formation des enseignants et des concours de recrutement - report clairement exigé par le texte voté - devenait un simple voeu. Un voeu susceptible de ne pas être exaucé par le gouvernement au bénéfice de «concours de transition»... dont le communiqué efface les exigences en terme d'articulation entre concours et formations, de bourses, de stages... du texte voté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3729661880084813937?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3729661880084813937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3729661880084813937' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3729661880084813937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3729661880084813937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/scandale-la-cpu.html' title='Scandale à la CPU !'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-7141354235215982164</id><published>2009-03-15T07:26:00.002+03:00</published><updated>2009-03-15T07:28:37.910+03:00</updated><title type='text'>Les rythmes scolaires</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyD5fGQq1I/AAAAAAAAAFw/IhFNVirD8kg/s1600-h/download.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 291px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyD5fGQq1I/AAAAAAAAAFw/IhFNVirD8kg/s400/download.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313266684013882194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Coordonné par Patrice Bride&lt;br /&gt;Hors-série numérique des Cahiers pédagogiques - mars 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suppression des cours le samedi matin, la réduction de 2h du temps scolaire du temps de classe, afin de dégager deux heures pour la prise en charge des élèves « en difficulté », semblent ne tenir aucun compte de toutes les recherches et toutes les expériences menées sur les rythmes scolaires depuis 25 ans. Le CRAP-Cahiers pédagogiques a dénoncé cette mesure en relayant un appel d’Antoine Prost, « Évitons la catastrophe ! » : cette pétition, la conférence de presse au cours de laquelle nous l’avons présentée, ont connu un certain écho, sans suffire bien sûr à convaincre le ministère de reprendre le problème avec moins de précipitation et plus de souci d’associer l’ensemble des acteurs à la réflexion. C’est pour contribuer à ce débat que nous mettons à nouveau à disposition divers textes parus tout au long de ces années dans les Cahiers pédagogiques, ainsi que des textes rédigés pour l’occasion par des représentants syndicaux et la FCPE.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-7141354235215982164?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/7141354235215982164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=7141354235215982164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7141354235215982164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/7141354235215982164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/les-rythmes-scolaires.html' title='Les rythmes scolaires'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyD5fGQq1I/AAAAAAAAAFw/IhFNVirD8kg/s72-c/download.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2653832901259408679</id><published>2009-03-15T07:23:00.001+03:00</published><updated>2009-03-15T07:25:46.282+03:00</updated><title type='text'>Xavier Darcos l’aristocrate : " C’est encore ce peuple braillard et gavé de tout "</title><content type='html'>Une petite phrase qui en dit bien long...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la scène. On est à Bordeaux, lundi 9 mars, à Cap Sciences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Darcos intervient dans le cadre de la signature d’une convention pour la promotion de l’égalité dans le système éducatif. Il y a là aussi une délégation de parents d’élèves, hostiles aux réformes en cours dans le primaire, qui demande à être reçue. C’est alors que, les apercevant, le ministre s’écrie : " C’est encore ce peuple braillard et gavé de tout".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun appréciera le décalage abyssal entre le thème de l’intervention de Darcos, consacré à l’égalité, et les propos qu’il tient en off. M. le ministre adopte ici la posture de l’aristocrate méprisant la plèbe et totalement coupé du quotidien de ses contemporains qu’il croit « gavés de tout » en ces temps de crise..&lt;br /&gt;Autant de mépris de classe affiché sans vergogne, ça vous scie les jambes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « peuple braillard » vous salue bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://bellaciao. org/fr/spip. php?article81921&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2653832901259408679?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2653832901259408679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2653832901259408679' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2653832901259408679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2653832901259408679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/xavier-darcos-laristocrate-cest-encore.html' title='Xavier Darcos l’aristocrate : &quot; C’est encore ce peuple braillard et gavé de tout &quot;'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-5143029565599458296</id><published>2009-03-15T07:21:00.001+03:00</published><updated>2009-03-15T07:23:23.269+03:00</updated><title type='text'>Malaise chez les profs spécialisés</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyCr5l-4AI/AAAAAAAAAFo/RWlYIXVAHbQ/s1600-h/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf%24b8amz5yca4fbed6b8un4ad5aoycgcjf.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 373px; height: 280px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyCr5l-4AI/AAAAAAAAAFo/RWlYIXVAHbQ/s400/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf%24b8amz5yca4fbed6b8un4ad5aoycgcjf.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313265351096459266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le rectorat confirme le maintien de 72 postes Rased dans la capitale. Les enseignants démentent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pensait l’affaire réglée. Après un premier mouvement des enseignements spécialisés, dits Rased – aide à dominante pé­dagogique (E), rééducative (G) ou psychologue scolaire –, l’inspection d’académie avait annoncé le maintien dans la capitale des 72 postes (sur 420) visés par les réformes du primaire. La se­maine dernière, des enseignants ont pourtant reçu une lettre annonçant la “fermeture” de leur poste actuel et précisant qu’ils seront réaffectés. “L’idée est simple, ex­plique Edouard Rosselet, inspecteur d’académie du premier degré. Il ne s’agit pas de supprimer de postes Rased, mais d’en sortir 72, jusque-là affectés à dix ou quinze écoles, pour les ‘sédentariser’ au sein d’un seul établissement. Nous avons privilégié les zones d’éducation prioritaires (ZEP), dans le XVIIIe, le XIXe et le XXe. Le but est que ces enseignants soient intégrés à une équipe pédagogique, au plus près des élèves.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Estocade finale”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les maîtres spécialisés, qui viennent de créer un collectif à Paris, cette redistribution géographique est au contraire un “artifice” qui cache la “disparition d’une profession” au profit d’organismes prenant en charge l’échec scolaire à l’extérieur de l’école publique. “Les suppressions de postes sont maintenues, affirme Laurent Carsault, maître E dans le XIXe arrondissement et président de l’association AME 75. C’est l’estocade finale contre les Rased, qui ne représentent pourtant que deux millièmes du budget de l’Edu­cation nationale”. Pour les enseignants, 36 postes “non budgétés” seront menacés dès l’an prochain, et les 36 autres vont se retrouver isolés dans une école, sans prise en compte de leur spécialité d’origine.Conséquence, selon eux, du redécoupage, huit écoles du IIe arrondissement vont perdre leurs maîtres E et G, et il ne restera “qu’un seul psychologue”, alors que les Rased “n’ont de sens que dans la complémentarité”. Par ailleurs, 22 écoles du XIe perdraient un quart des postes Rased. Les enseignants, qui entendent relancer leur mouvement, se rendront, mercredi prochain, devant le ministère de l’Education.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;métro,  11-03-2009 18:31&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-5143029565599458296?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/5143029565599458296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=5143029565599458296' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5143029565599458296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/5143029565599458296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/malaise-chez-les-profs-specialises.html' title='Malaise chez les profs spécialisés'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mmjYOq4mSSA/SbyCr5l-4AI/AAAAAAAAAFo/RWlYIXVAHbQ/s72-c/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf%24b8amz5yca4fbed6b8un4ad5aoycgcjf.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4546515462772895087</id><published>2009-03-09T06:41:00.001+03:00</published><updated>2009-03-09T06:45:23.071+03:00</updated><title type='text'>l'UNI joue les gros bras</title><content type='html'>La nuit dernière vers 1h du matin, des membres de l'organisation UNI ont débarqué à la faculté des Tanneurs (TOURS) pour tenter de la débloquer et coller sauvagement des affiches "stop la grève". Ils ont également pendu sur la passerelle qui surplombe la rue des Tanneurs, un mannequin marqué d'un autocollant Sud Etudiant. &lt;br /&gt;Heureusement, des militants du collectif antifasciste de Touraine passant dans le coin par hasard interpellent les membres de l'UNI afin que ces derniers cessent leur action. Une légère rixe se déclenche alors et la police intervient. Trois membres de l'UNI - dont le Président de l'UNI Tours et le Président de l'UNI Lycée - sont arrêtés pour port d'armes illégales (matraques télescopiques et couteaux). Un militant du collectif antifasciste est également mis en garde à vue et n'était toujours pas libéré en milieu d'après-midi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le syndicat Sud Etudiant prend très au sérieux cette action menée par l'UNI qui se présente comme la droite universitaire et dont les liens avec l'UMP sont connus. Sud Etudiant envisage de porter plainte contre les membres de l'UNI pour menace de mort. Plusieurs témoins ont assisté à la scène et nous avons conservé le faux "pendu de Sud Etudiant". Sud Etudiant apporte également son soutien au militant antifasciste mis en garde à vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Communiqué de presse du syndicat Sud Etudiant de Tours (Indre-et-Loire) , en date du 4 mars 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4546515462772895087?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4546515462772895087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4546515462772895087' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4546515462772895087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4546515462772895087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/luni-joue-les-gros-bras.html' title='l&apos;UNI joue les gros bras'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4408836790467390493</id><published>2009-03-09T06:39:00.000+03:00</published><updated>2009-03-09T06:40:16.646+03:00</updated><title type='text'>Collectif RASED Yvelines</title><content type='html'>Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance du courrier que vous avez adressé aux recteurs d’académie, aux inspecteurs d’académie et aux directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, concernant « les missions des maîtres spécialisés de RASED exerçant leurs missions dans une ou deux écoles ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous semble pour le moins étonnant que les associations de professionnels spécialisés du traitement de la difficulté scolaire n’aient pas été invitées en votre ministère pour apporter leur compétence et leur expertise lors des différents groupes de travail. A plusieurs reprises, la FNAREN (Fédération Nationale des Associations de Rééducateurs de l’Education Nationale), la FNAME (Fédération Nationale des Associations de Maîtres E) et l’AFPEN (Association Française des Psychologues de L’Education Nationale) ont réclamé d’être représentées. Depuis 1990, les rééducateurs, maîtres E et psychologues travaillent au sein des Réseaux d’Aides Spécialisées au service des élèves en difficulté d’apprentissage. Qui d’autres qu’eux peuvent être à même de réfléchir avec vous pour l’amélioration des RASED ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La décision, unilatérale, sans aucune évaluation, ni concertation ne peut que nous inquiéter sur l’avenir du traitement de la difficulté scolaire au sein de nos écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi nous nous permettons de réagir sur certains points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une confusion est créée entre « rattachement » et « affectation », à la fois au RASED d’une circonscription et à une ou deux écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enseignants spécialisés ne peuvent à la fois être des tiers extérieurs pour l’analyse de la difficulté scolaire et être « également membres à part entière de l’équipe enseignante de l’école ou des écoles dans lesquelles ils exercent leurs missions ». L’enseignant spécialisé sert de médiateur dans les relations entre l’élève et son enseignant, l’enseignant et la famille, la famille et l’enfant. Si l’enseignant surnuméraire « est membre à part entière de l’équipe enseignante de l’école », comment pourra-t-il jouer le rôle de tiers, de regard éloigné et distancié puisque de fait il sera partie prenante de la situation problème ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « contribution » « en tant que de besoin à l’aide personnalisée » peut amener de nombreuses interprétations, allant de l’analyse de la difficulté avec l’équipe enseignante à la prise en charge effective de groupes de soutien. Cette dernière proposition serait matériellement incompatible avec « le temps consacré à la coordination et la synthèse ». Elle renforcerait davantage la confusion auprès des enfants et de leurs parents entre aide spécialisée et aide personnalisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces ambiguïtés empêchent de définir clairement l’identité professionnelle des « enseignants spécialisés rattachés à une ou deux écoles » ainsi que le cadrage de leurs missions par les inspecteurs de l’éducation nationale et/ou par l’équipe enseignante. Un cadre qui ne serait plus ni permanent, ni commun à toutes les écoles mais inscrit dans le projet d’école, entraînerait des négociations permanentes et variées autour de leurs missions (forme, durée, nature…) et nuirait à l’indépendance professionnelle protégeant tout fonctionnaire d’état des pressions locales diverses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les missions, telles qu’elles sont énoncées dans ce courrier, nous paraissent incohérentes avec l’identité professionnelle d’un enseignant spécialisé exerçant en RASED. Nous exigeons donc l’annulation de ce texte et nous demandons la présence des associations professionnelles des enseignants spécialisés de RASED (AFPEN, FNAME, FNAREN) lors des prochaines réunions du groupe de travail portant sur le traitement de la difficulté scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous maintenons notre position de refus des 3000 suppressions de postes d’enseignants spécialisés exerçants en RASED, qui engendrent un affaiblissement sans précédent de ce dispositif et nous maintenons notre demande de son renforcement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, nos salutations respectueuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Collectif RASED Yvelines&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-4408836790467390493?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/4408836790467390493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=4408836790467390493' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4408836790467390493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/4408836790467390493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/collectif-rased-yvelines.html' title='Collectif RASED Yvelines'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-6192998643567413584</id><published>2009-03-08T18:21:00.000+03:00</published><updated>2009-03-08T18:22:41.199+03:00</updated><title type='text'>élèves frappés par des CRS, c'est arrivé près de chez nous, pardon, ... chez nous !!!</title><content type='html'>Les personnels et l’ensemble des parents d’élèves du collège Jean Jaurès de Cenon dénoncent les agressions subies par des élèves d’une classe de troisième et leurs enseignants. Ces faits se sont déroulés ce jeudi 5 mars au retour d’une sortie pédagogique à l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. Alors que les élèves attendaient leur train, les CRS ont chargé dans la gare Montparnasse sans discernement les manifestants auxquels nos élèves ont été mêlés. Ils ont alors été traités avec la plus grande violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils constatent que plus de dix élèves ont été bousculés, frappés, jetés à terre, blessés comme en témoignent les certificats médicaux délivrés sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils constatent également que tous les élèves gardent un souvenir terrorisé de cette expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils constatent enfin que les enseignantes responsables et encadrant la sortie pédagogique ont été également malmenées au point de se voir délivrer un arrêt de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils témoignent  aux élèves et à leurs collègues victimes de ces violences policières inacceptables leur totale solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce comportement brutal met gravement en cause toutes les mesures éducatives et citoyennes mises en place par les personnels de l’établissement pour les élèves d’un collège situé par ailleurs en zone d’éducation prioritaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi ils ne sauraient admettre ces violences policières et décident collectivement de déposer plainte pour coups et blessures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils décident d’alerter leurs autorités de tutelles : Inspecteur d’Académie, Recteur, Ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se tournent également vers les élus afin que les responsables soient désignés et poursuivis, pour que de tels comportements ne se produisent plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce lundi 9 mars l’ensemble du personnel et des parents d’élèves appelle la communauté scolaire à manifester son indignation en participant massivement à  un rassemblement au collège de 16h à 17 h.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-6192998643567413584?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/6192998643567413584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=6192998643567413584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6192998643567413584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/6192998643567413584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/eleves-frappes-par-des-crs-cest-arrive.html' title='élèves frappés par des CRS, c&apos;est arrivé près de chez nous, pardon, ... chez nous !!!'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-2589181171265673946</id><published>2009-03-08T08:18:00.001+03:00</published><updated>2009-03-08T08:22:30.797+03:00</updated><title type='text'>Changer l'école, avec les enseignants</title><content type='html'>2ème assises de la pédagogie&lt;br /&gt;organisées par le CRAP-Cahiers pédagogiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettre les questions éducatives et pédagogiques au premier plan de l'actualité politique : deux ans après des « Assises de la pédagogie » intitulées « Résister et proposer », le CRAP-Cahiers pédagogiques organise un nouveau temps fort des débats autour de l'école. Ces assises intéresseront aussi tous ceux qui ont l’occasion de travailler avec le monde de l’école et les enseignants. La présence d'adhérents de tous les mouvements pédagogiques sera la bienvenue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à de vaines tentatives d'opposer parents et enseignants, enseignants et syndicats, les syndicats entre eux, pour mieux faire passer des réformes décidées à la va-vite, nous voudrions affirmer que c'est l'engagement de tous qui contribue à améliorer l'école. À chaque heure de cours comme pour la mise en oeuvre des réformes touchant l'ensemble du système, il faut compter avec l'énergie et le professionnalisme de tous les acteurs de l'école au service de la réussite des élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chercheurs (Patrick Rayou, Anne Barrère, Anne-Marie Chartier), syndicalistes (SE-UNSA, SGEN-CDFT, SNES, SNUIPP), hommes politiques (Jack Lang), journalistes (Luc Cédelle, auteur de « Un plaisir de collège »), et bien sûr enseignants (Sophie Audoubert, auteur de « Don Quichotte en banlieue », Caroline Jouneau-Sion, présidente des Clionautes, Laurent Ott), militants de mouvements pédagogiques ou de parents d'élèves (CRAP-Cahiers pédagogiques bien sûr, ICEM-pédagogie Freinet, GFEN, Ligue de l'Enseignement, APFEE-clubs Coup de pouce, OZP, FCPE) viendront échanger et débattre en tables rondes ou en ateliers. &lt;br /&gt;Comment change-t-on l'école, au quotidien dans nos pratiques, à long terme dans nos engagements ? Comment utiliser l'énergie et le dévouement de tous les acteurs du système éducatif pour une école plus juste, plus efficace, plus démocratique ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-2589181171265673946?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/2589181171265673946/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=2589181171265673946' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2589181171265673946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/2589181171265673946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/changer-lecole-avec-les-enseignants.html' title='Changer l&apos;école, avec les enseignants'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-3401667439726046820</id><published>2009-03-06T15:10:00.000+03:00</published><updated>2009-03-06T15:13:10.541+03:00</updated><title type='text'>La grogne persiste dans les universités et monte à l'hôpital</title><content type='html'>PARIS (Reuters) - Deux semaines avant une nouvelle journée d'action interprofessionnelle, les personnels hospitaliers et la communauté universitaire ont manifesté jeudi en France contre les réformes du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près de 50.000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé en France contre la réforme des universités, contre 33.000 le 26 février dernier.&lt;br /&gt;L'intersyndicale de l'enseignement supérieur appelle à une nouvelle journée de "manifestations puissantes" le 11 mars mais après cinq semaines de conflit, le mouvement donne pourtant des signes d'essoufflement.&lt;br /&gt;La Conférence des présidents d'université a ainsi estimé jeudi, à l'issue d'une assemblée exceptionnelle, que les conditions d'une sortie de crise étaient réunies.&lt;br /&gt;"Sur le statut des enseignants- chercheurs comme sur les moyens humains des universités, les présidents ont considéré que les conditions du dialogue étaient en cours de rétablissement et les avancées sérieuses", déclare-t-elle dans un communiqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Premier ministre François Fillon et la ministre de l'Enseignement supérieur ont tenté depuis dix jours de désamorcer la contestation dans les universités en gelant des suppressions de postes et en acceptant de réécrire un décret litigieux.&lt;br /&gt;Forts d'avoir fait reculer le gouvernement, une large intersyndicale et les étudiants de l'Unef ne voudraient toutefois pas s'arrêter en si bon chemin.&lt;br /&gt;Ils défendent désormais une plate-forme de revendications beaucoup plus large, de la formation des enseignants à la restitution des 900 emplois supprimés dans l'enseignement supérieur en 2009, l'arrêt du "démantèlement" des organismes de recherche ou la mise en oeuvre d'un plan pluriannuel d'emplois statutaires.&lt;br /&gt;A Paris, 20.000 manifestants, selon les organisateurs, 9.000 d'après la police, ont défilé dans l'après-midi de la place Denfert-Rochereau jusqu'à l'Assemblée nationale aux cris de "Non à la casse des universités."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PREMIER PAS INSUFFISANT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Bordeaux, de 1.800 personnes selon la police à 2.500 selon les organisateurs ont manifesté contre les réformes de l'enseignement. La précédente mobilisation avant les vacances de février avait réuni de 3.000 à 4.000 personnes.&lt;br /&gt;Selon les syndicats, les manifestants étaient près de 4.500 à Lyon, 2.500 à Grenoble, 2.000 à Aix-en-Provence, 5.000 à Toulouse et 2.000 à Nancy.&lt;br /&gt;La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a obtenu des avancées en négociant mardi la réécriture du décret sur le statut des enseignants- chercheurs avec quatre syndicats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si deux points d'accord ont été trouvés, notamment le fait que le mode d'évaluation ne soit plus effectué par les présidents d'université mais au plan national, la question de la promotion des enseignants- chercheurs reste bloquée.&lt;br /&gt;Une troisième séance de négociations est prévue vendredi pour tenter de dénouer le conflit sur le statut des enseignants- chercheurs.&lt;br /&gt;Le Snesup, principal syndicat de l'enseignement supérieur, a cependant refusé de s'asseoir à la table des négociations et en appelle désormais, avec 11 autres organisations, à François Fillon, jugeant le "premier pas" de ces derniers jours "très insuffisant. "&lt;br /&gt;De plus, la Coordination nationale étudiante à l'origine du blocage de plusieurs campus envisage d'appeler à une extension du mouvement et la contestation monte dans les laboratoires, qui préparent une journée d'action le 12 mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le secteur hospitalier, la contestation monte contre le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires" en cours de discussion à l'Assemblée nationale et pour réclamer plus de moyens.&lt;br /&gt;Plusieurs milliers de médecins et personnels hospitaliers ont manifesté dans une trentaine de villes à l'appel de syndicats de médecins et de personnels mais les cortèges n'étaient pas très étoffés. Les manifestants étaient ainsi entre 1.600 et 3.000 à Paris, selon les sources. A Bordeaux, la manifestation n'a pas mobilisé selon la police plus de 200 personnes.&lt;br /&gt;Les syndicats estiment que le projet de loi Bachelot, du nom de la ministre de la Santé, qui prévoit une meilleure coordination entre établissements publics et privés menace l'emploi et la qualité des soins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérard Bon avec Claude Canellas et Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-3401667439726046820?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/3401667439726046820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=3401667439726046820' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3401667439726046820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/3401667439726046820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/la-grogne-persiste-dans-les-universites.html' title='La grogne persiste dans les universités et monte à l&apos;hôpital'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-265748489023508877</id><published>2009-03-06T15:08:00.001+03:00</published><updated>2009-03-06T15:09:48.542+03:00</updated><title type='text'>Les syndicats universitaires en appellent à François Fillon</title><content type='html'>"Le Monde", 4 mars 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PARIS (Reuters) - Les syndicats maintiennent leur appel à une nouvelle journée de mobilisation dans les universités jeudi en dépit de leur victoire partielle sur le décret réformant le statut des enseignants- chercheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Défendant une plate-forme de revendications beaucoup plus large, de la formation des enseignants à la restitution des 900 emplois supprimés dans l’enseignement supérieur en 2009, douze syndicats en appellent désormais au Premier ministre.&lt;br /&gt;Dans un communiqué, ils pressent François Fillon d’ouvrir "d’authentiques négociations" sur l’ensemble des revendications, jugeant le "premier pas" de ces derniers jours "très insuffisant."&lt;br /&gt;Des manifestations sont prévues jeudi un peu partout en France. A Paris, un cortège défilera dans l’après-midi de la place Denfert-Rochereau jusqu’à l’Assemblée nationale.&lt;br /&gt;Cette journée sera un test de la mobilisation, qui avait donné des signes d’essoufflement la semaine dernière avec deux fois moins de manifestants que lors des précédentes journées d’actions. Le conflit dure depuis cinq semaines et une autre journée de mobilisation est prévue le 10 mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Le Canard enchaîné, paru mercredi, le président Nicolas Sarkozy lui-même critique le projet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, et lui demande de "se coucher" pour en finir avec les manifestations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne veux plus voir les enseignants, les chercheurs et les étudiants dans la rue ! Fini le projet de décret. Fini aussi la suppression des IUFM. Vous me réglez ça. Vous vous couchez (…) De toute façon, ce n’étaient que des projets de merde", aurait-il déclaré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"CRISE GLOBALE"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Fillon a cherché à désamorcer la fronde en annonçant la semaine dernière le gel des suppressions d’emplois en 2010 et 2011 et la réécriture complète du décret à l’origine de la contestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Pécresse a réussi sur ce dernier point à obtenir des avancées en négociant une nouvelle version du texte contesté - les enseignants- chercheurs veulent que le nouveau texte garantisse leur indépendance - avec quatre syndicats.&lt;br /&gt;Toutefois, les participants se sont entendus sur deux points mais n’ont pu se mettre d’accord sur la question de la promotion des enseignants- chercheurs. Une nouvelle réunion de travail est prévue vendredi.&lt;br /&gt;Dans un communiqué, le syndicat Autonomesup dément qu’un accord ait été trouvé et doute que les négociations puissent aboutir "si le ministère persiste dans son attitude."&lt;br /&gt;En outre, le principal syndicat de l’enseignement supérieur, le Snesup, a refusé de s’asseoir à la table des négociations. Il estime que les discussions sur le statut des enseignants- chercheurs ne permettent pas de "trouver une solution à la crise globale des universités."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les annonces de Valérie Pécresse "ne satisfont pas les étudiants mobilisés", écrit pour sa part la Coordination nationale étudiante, qui exige le retrait total non seulement du décret contesté mais des réformes de l’université.&lt;br /&gt;A Marseille, le site de la faculté Saint-Charles dépendant de l’université de Provence a été fermé administrativement mercredi par la direction après un vote de blocage en assemblée générale des étudiants pour "le retrait de la loi LRU", a-t-on appris auprès du comité de mobilisation et de l’université.&lt;br /&gt;Un autre campus, celui de Saint-Jérôme, qui rassemble des unités de l’université de Provence et de l’université Paul-Cézanne, est bloqué par des étudiants en grève protestant contre la réforme du statut des enseignants- chercheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les syndicats réclament tous le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants, l’arrêt du "démantèlement des organismes de recherche et la mise en oeuvre d’un plan pluriannuel d’emplois statutaires, incluant une revalorisation des carrières".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3913649410537242971-265748489023508877?l=sauvonslecolepublique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/feeds/265748489023508877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3913649410537242971&amp;postID=265748489023508877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/265748489023508877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3913649410537242971/posts/default/265748489023508877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sauvonslecolepublique.blogspot.com/2009/03/les-syndicats-universitaires-en.html' title='Les syndicats universitaires en appellent à François Fillon'/><author><name>sauvons l'école publique</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09057346395488144232</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3913649410537242971.post-4651906843013533284</id><published>2009-03-01T14:43:00.003+03:00</published><updated>2009-03-01T14:50:42.383+03:00</updated><title type='text'>Laïcité scolaire : victorieuse offensive cléricale de la maternelle à l'université</title><content type='html'>Le catéchisme au biberon ! Le Ministère de l'Éducation, veut mettre en place des « jardins d'éveil » considérée comme plus appropriées pour les « tout petits ». Le Ministre Darcos trouve incongru de faire « passer des concours à bac plus 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer des couches ». 40 000 de ces jeunes enfants n'ont pu être scolarisés à la rentrée 2008 en maternelle. La revue « Enseignement catholique » de février 2008 publie un dossier : « Place aux tout-petits ». Ce dossier expose le projet d'ouvrir des crèches dans les établissements d'enseignement catholique pour accueillir des enfants « dès 18 mois ou même en deçà ». Des « référents en matière de petite enfance » sont nommés dans chaque département par les directeurs diocésains. En octobre 2008 est créé le Haut Conseil de la famille. Le Président de la Caisse nationale des allocations familiales Jean-Louis Deroussen, est appelé à y siéger. Nommé en 2006 à la tête de la CNAF, il était précédemment le Président de la fédération CFTC de l'enseignement privé. Fin 2008, la Caisse nationale des allocations familiales a donné son accord pour aider au financement des crèches crées par l'enseignement catholique. Voilà qui permettra de fidéliser la clientèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et 3 millions d'euros de plus. dans la tirelire des écoles privées ! Les écoles privées vont bénéficier de trois millions d'euros d'argent de poche grâce aux 148000 heures supplémentaires octroyées par le gouvernement pour financer des stages à destination des élèves en difficulté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et 250 millions de plus ! On se souvient de l'article 89 de la loi de décentralisation de 2004 qui exigeait qu'une commune paie le forfait scolaire pour un enfant scolarisé dans une école privée d'une commune voisine. La vague de protestation passée, une loi proposée au Sénat a été adoptée (UMP, Centristes et PS) et est présentée comme une solution amiable. Les Maires devront payer dans les mêmes conditions qui leur faisaient obligation de payer pour une école publique. Que certains voient dans cette disposition un « succès laïque » ne manque pas de laisser perplexe puisque elle va conduire à créer un nouvel avantage un annuel d'au moins 250 millions pour l'enseignement primaire privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit peu de favoritisme 
